Œuvres de l’auteur

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Plagistes Juilletistes

COMEDIE




N° DEPOT S.A.C.D. : 200629



SIDOINE : Le futur marié

THERESE : La future épouse

INGRID : La plagiste Suédoise

ALINE : La plagiste Française

L’AVEUGLE




Thérèse et Sidoine marchent sur la plage.

Sidoine : Un petit week-end en amoureux, il n’y a rien de mieux…

Thérèse : Oui, surtout à une semaine de notre mariage…

Sidoine : Qu’est-ce qu’il fait chaud !

Thérèse : J’ai l’impression d’être en plein désert…

Sidoine : La mer est un oasis…

On aperçoit deux jolies femmes qui arrivent sur la plage.

Sidoine : Ouaw ! Un mirage !

Thérèse : Tu les trouves ravissantes ?

Sidoine : Tu veux rire ? Qu’est-ce qu’elles sont affreuses ! Je préfèrerais encore être homo…

Aline : Qu’est-ce que vous avez dit ?

Sidoine : Moi ? Eh, rien…

Thérèse : Assumes, l’amnésique ! Tu as dit : « Qu’est-ce qu’elles sont affreuses ! Je préfèrerais encore être homo…».

Aline : Tenez !

Aline donne une grosse gifle à Sidoine sur la joue droite.

Ingrid : Ah, ah, ah !

Aline : Ça vous apprendra…

Les deux belles plagistes posent leurs serviettes et elles s’installent sur la plage.

Sidoine : Les filles ! Si vous voulez vous mettre à l’aise, ne vous gênez pas pour moi…

Ingrid : Comment ça ? Nous mettre à l’aise ?

Sidoine : Si vous voulez profiter du soleil, enlevez vos soutiens-gorge ! Vous bronzerez mieux…

Aline : Je croyais qu’on était moche…

Thérèse : Tiens !

Thérèse gifle violemment son petit ami.

Thérèse : La joue gauche était jalouse…

Les autres femmes : Ah, ah, ah !

Thérèse : Un peu de pudeur ! On n’est pas dans un camp de nudisme…

Sidoine : Je suis d’accord avec toi, mais tu as un sale caractère…

Thérèse : Tes commentaires, tu les gardes pour toi…

Un blanc.

Thérèse : Arrêtons de nous quereller ! On est bien. Il y a le soleil, la mer et la plage…

Sidoine : Et aussi de jolies femmes… Tu as raison ! C’est un vrai bonheur…

Thérèse : Oui, mais on va se marier dans quelques jours… Je plains les célibataires !

Sidoine : Et moi, je les envie ! Quand je vois toutes ces belles nanas…

Thérèse : Tu cherches déjà à me tromper, alors qu’on n’est pas encore marié !

Sidoine : Mais, non ! Je plaisantais. Tu me connais…

Thérèse : Oui, justement…

Sidoine : Tu es d’une jalousie excessive !

Thérèse : Je te surveille du coin de l’œil, Sidoine… (Elle parle normalement, mais elle murmure lorsqu’elle prononce son prénom).

Sidoine : Ne m’appelle pas par mon prénom ! C’est humiliant ! Elles pourraient nous entendre…

Thérèse : Si tu regardes ces jolies nanas de trop près, je prendrai un plaisir sadique à dévoiler ton prénom ridicule… Ah, ah, ah !

Sidoine : Je te fais confiance… Marquise de Sade !

Thérèse : Méfie-toi de la Marquise…

Sidoine : Oncle Albert ! Je te hais…

Thérèse : Tu lui en veux d’avoir choisi ton prénom. C’est compréhensible, mais tu aurais quand même pu faire l’effort d’assister à son enterrement…

Sidoine : Il n’en était pas question…

Thérèse : Tante Louise m’a raconté qu’il l’a choisi dans le dictionnaire des prénoms.

Sidoine : Cette édition devait être un peu périmée ! Elle devait dater du Moyen-Âge…

Thérèse : Oh, la, la ! Ce que tu es rancunier…

Sidoine : C’est vrai ! Cela aurait pu être pire. J’aurais pu m’appeler Godefroy ou Jean le Preux…

Ingrid : Qu’est-ce qu’ils sont bavards ces deux-là…

Thérèse : Dîtes tout de suite qu’on vous dérange !

Ingrid : Oui, vous êtes pénibles…

Thérèse : La plage est grande ! Trouvez de la place ailleurs…

Ingrid : Pas question ! Elle est désagréable, la grosse !

Thérèse : Sidou ! Fais quelque chose…

Sidoine : Je ne vais quand même pas dire que tu es svelte. Je ne suis pas hypocrite…

Thérèse : Eh bien, je te remercie…

Sidoine : Il n’y a pas de quoi…

Thérèse : Ça, c’est sûr…

Ingrid : Elle m’énerve, la grosse !

Thérèse : Sale négresse !

Ingrid : Raciste ! Vous connaissez ma nationalité ?

Thérèse : Non.

Ingrid : Je suis Suédoise…

Thérèse : J’ignorais que la Suède possède des colonies !

Ingrid : Vous connaissez beaucoup de blacks qui sont blondes aux yeux bleus ?

Thérèse : Non, c’est la première fois que je vois une noire Scandinave !

Ingrid : Je suis une authentique Stockholmoise. C’est là que je me rends compte que j’ai énormément bronzé sur la plage !

Aline : Le soleil, ça fait du bien au corps ! Même tes parents ne vont pas te reconnaître…

Ingrid : Maman risque de passer un mauvais quart d’heure…

Aline : Pourquoi tu dis ça ?

Ingrid : Mon père va remettre en cause sa paternité…

Aline : Il ne va quand même pas penser que t’es la fille du facteur ?

Ingrid : Bien sûr que si ! C’était un Congolais…

Aline : En effet, ta mère va passer un mauvais quart d’heure…

Ingrid : Ça, c’est sûr …

Aline : Il est temps que j’aille me baigner, sinon je risque de devenir comme toi… Tu viens, Ingrid ?

Ingrid : Non, je veux encore profiter du soleil…

Aline : Continue à bronzer comme ça et cette nuit, tu vas finir par devenir invisible…

Ingrid : Bah, quoi ! Ce n’est pas à Stockholm que je peux bronzer…

Aline : C’est comme tu veux… A tout à l’heure, Ingrid !

Ingrid : A plus tard ! Nages bien…

Aline : Merci.

On aperçoit Aline marcher sur la plage. Ensuite, on voit cette jeune femme nager dans la mer.

Sidoine : J’aime bien voir nager les sirènes…

Thérèse : J’aimerais voir nager des requins…

Sidoine : Pourquoi tu dis ça ?

Thérèse : Il pourraient se régaler…

Sidoine : Ne sois pas agressive ! Elles sont sympas, ces nanas…

Thérèse : Ce n’est pas toi qui dira le contraire. Elles sont plutôt mignonnes…

Sidoine : Tu devrais aller dans un institut de beauté. Tu en ressortirais moins jalouse…

Thérèse : Je ne te permets pas…

Ingrid : Arrêtez de vous quereller ! Ce que vous êtes pénibles, surtout la grosse…

Thérèse : Vos réflexions, vous les gardez pour vous ! J’aimerais tellement enlever votre soutien-gorge et vous brûler la peau à l’aide d’un miroir…

Ingrid : C’est de la torture !

Thérèse : Oui, mais cela vous ferait du bien…

Ingrid : Oh ! C’est scandaleux !

Sidoine : Non, c’est une excellente idée…

Thérèse : T’aimerais bien que je lui enlève son soutien-gorge. Vicieux…

Sidoine : C’est vrai. Vous avez une jolie poitrine ! Croyez-moi, je suis un connaisseur…

Ingrid regarde intensément Thérèse.

Ingrid : Vous êtes un connaisseur en jolie femme ! Je n’en suis pas certaine…

Thérèse : Elle a raison ! Même les laiderons l’attirent…

Ingrid met la main devant sa bouche pour étouffer son rire.

Sidoine : Pourquoi elle rigole ?

Thérèse : Parce que je t’ai bien rembarré…

Sidoine : Non, la preuve ! J’aime bien regarder les belles nageuses…

Thérèse : T’es un vicieux ! Tu les dévores des yeux…

Sidoine : N’importe quoi ! J’adore la natation. N’oublie pas que je suis un sportif…

Thérèse met la main devant sa bouche pour étouffer son rire.
Thérèse : Tu as une drôle de façon de pratiquer le sport ! Tu fumes régulièrement deux paquets de cigarettes en regardant un match de foot…

Sidoine : Ce n’est pas le seul sport que je pratique…

Thérèse : Oui, tu reçois régulièrement des Newsletters sur le tennis. Quel grand sportif, tu fais…

Ingrid : C’est vrai que les sportifs sont souvent beaux, forts et musclés.

Sidoine : Et, toc ! (Il regarde Thérèse en faisant mine de se donner un coup de poing).

Ingrid : Ce n’est pas pour vous que je disais ça…

Sidoine : Ha, ha ! (Rire vexé).

Thérèse : Tu ne fais même pas parti de la catégorie des sportifs du plus bas niveau…

Sidoine : Ah, oui ! Puisque c’est comme ça, tu vas admirer mes talents de nageur…

Thérèse : C’est incroyable ! Tu sais nager ?

Sidoine : Oui. Tu me prends pour qui…

Sidoine se lève, il avance sur la plage et lorsqu’il est arrivé à proximité de la mer, il essaye de mettre ses pieds dans l’eau.

Ingrid : Il marche sur l’eau !

Thérèse : Jésus Christ avait fait la même chose ! Il est tellement peu sportif que sa performance est déjà un miracle…

Ingrid et Thérèse : Ha, ha, ha !

Sidoine marche en direction des deux femmes.

Thérèse : Alors ! Tu as bien nagé ?

Sidoine : Non, l’eau est beaucoup trop froide…

Ingrid : Vous voulez rire ? Elle est au moins à 30 degré !

Sidoine : Pour moi, la température n’est pas assez élevée.

Thérèse : Ne cherche pas d’excuses… T’es ridicule ! Tu ne sais pas nager…

Ingrid : J’espère qu’il prend quand même des bains…

Thérèse : Non, il ne prend que des douches.

Ingrid : Il a raison ! C’est plus prudent…

Ingrid et Thérèse : Ha, ha, ha !

Sidoine : C’est ça ! Moquez-vous…

Thérèse : On n’a pas besoin que tu nous le demandes…

Sidoine : Ah, oui ! Je ne sais pas nager ? Je vais te prouver le contraire…

Thérèse : Prouve-le !

Sidoine : Je reviens…

Sidoine avance et il sort du décor théâtral.

Ingrid : Qu’est-ce qu’il est parti chercher ?

Thérèse : Il va sûrement prendre son maillot de bain avec un cœur dessiné sur les fesses.

Ingrid : Qu’est-ce que c’est romantique…

Thérèse : Oui, c’est mon cadeau de la Saint-Valentin !

Ingrid : Quand je pense que j’ai fait la tête à mon copain parce qu’il ne m’a rien offert. J’aurai dû lui dire merci…

Sidoine revient sur la scène théâtrale avec une bouée en forme de gros canard.

Thérèse : Frimeur !

Ingrid : Ha, ha, ha ! Frimer avec une bouée en forme de gros canard ! Il faut le faire…

Sidoine : Je vais nager…

Ingrid : Ha, ha, ha ! Il est ridicule…

Sidoine : Elle m’énerve, celle-là ! Grrrrrr !

Ingrid : Vous savez Donald que vous avez encore un plus vilain caractère que dans les dessins animés ?

Sidoine : Vous savez comment s’appelle la femme de Donald ?

Ingrid : Je n’en ai pas la moindre idée.

Sidoine : Elle s’appelle Daisy. Je peux draguer devant cette cane. Mais « cane » avec un « O » ! Tellement elle est aveugle… Vous avez compris ma petite canette ?

Ingrid : Bien sûr.

Thérèse : Tu me prends pour une idiote ?

On aperçoit un aveugle qui pénètre sur la scène théâtrale. Thérèse se lève et elle s’approche de lui.

Thérèse : Monsieur. Je peux vous emprunter votre canne ? Je vous la rapporte tout de suite…

L’aveugle : Prenez-là, Madame !

Thérèse : Merci.

Thérèse empreinte la canne à l’aveugle.

Thérèse : Sidou, tu me tends le bâton pour te faire battre… Viens, ici !

Sidoine : Non, ma chérie ! Je vais me baigner…

Thérèse court après Sidoine et elle lui donne des grands coups de canne.

Thérèse : Tiens, tiens et tiens !

Thérèse s’approche de l’aveugle et elle lui redonne sa canne.

Thérèse : Tenez, Monsieur.

L’aveugle : Merci.

Thérèse : Non, c’est moi qui vous remercie…

Thérèse s’assoit de nouveau à côté d’Ingrid, pendant que Sidoine se rapproche de l’eau.

Thérèse : J’espère qu’il va se faire dévorer par les requins…

On aperçoit l’aveugle qui avance et il disparaît ensuite du décor théâtral. Pendant ce temps, Sidoine s’introduit dans les flots.

Ingrid : Ça y est ! Votre copain pénètre dans l’eau.

Thérèse : Il nage ! C’est un miracle !

Ingrid : Oui, mais… Merci la bouée !

Thérèse : Il est motivé pour rejoindre votre copine…

Ingrid : J’espère que vous n’êtes pas trop jalouse…

Thérèse : Aucun risque ! Il aura du mal à séduire votre amie…

Ingrid : Pourquoi vous dîtes ça ?

Thérèse : Il est tellement ridicule avec sa bouée en forme de gros canard…

Ingrid : Justement. Ma copine adore les hommes qui la font rire…

Thérèse : Sidoine ! Reviens ici ! (Elle hurle de toutes ses forces).

Ingrid : Sidoine ! Il s’appelle Sidoine ? Ah, ah, ah !

Thérèse : N’êtes vous pas en train de tomber amoureuse ?

Ingrid : Bah, non ! Je préfère encore Bourvil ! Il était beaucoup plus beau…

Thérèse : J’en doute et il n’est plus de ce monde…

Ingrid : Regardez ! Aline se noie ! Au secours !

Thérèse : Ne vous inquiétez pas ! Sidoine est parti la sauver…

Ingrid : C’est un héros !

Thérèse : Un héros ! Un héros ! N’exagérons rien…

Ingrid : Il l’a prend dans ses bras !

Thérèse : Si elle était moche celle-là, Sidoine l’aurait laissé se noyer…

Ingrid : Ah, bon ? Vous avez failli vous noyer devant lui et il ne vous a pas secouru ?

Thérèse : Vos réflexions, vous les gardez pour vous…

Ingrid : Oh, pardon ! Je crois que j’ai gaffé…

Thérèse : C’est même certain…

Ingrid : Les voilà ! Ils reviennent…

On aperçoit Sidoine qui revient en portant Aline dans ses bras. Le jeune homme la dépose sur la plage.

Ingrid : Dépêchez-vous de lui faire du bouche à bouche !

Thérèse : Elle est gonflée, celle-là ! Je ne suis pas impatiente, moi…

Sidoine s’agenouille devant Aline, il lui fait ensuite du bouche à bouche.

Ingrid : Comme ils sont mignons tous les deux…

Thérèse : Mignons ! Mignons ! Ils sont dégoûtants…

Ingrid : Allez ! Plus d’entrain !

Thérèse : C’est ça ! Mets ta langue dans sa bouche ! Personne ne te dira rien…

On aperçoit Aline qui tousse, ensuite la jeune femme se réanime.

Ingrid : Ça va, Aline ?

Aline : Oui, mais… Où suis-je ?

Sidoine : Dans les bras du Prince Charmant !

Thérèse s’approche de Sidoine et elle lui donne une énorme gifle.

Thérèse : Et moi, je suis la fée Carabosse…

Sidoine : Je sauve la vie de cette jeune femme et voilà comment tu traites les héros !

Thérèse : Tu t’appelles Superman ou Thierry la Fronde ?

Aline : J’aimerais connaître le prénom de mon héros… Comment vous vous appelez ?

Sidoine : Sidoine. (Il murmure).

Aline : Pardon ?

Sidoine : Sidoine. (Il murmure).

Aline : Vous pouvez parler plus fort ? Je n’ai rien entendu…

Sidoine : Sidoine. (Il parle à forte et intelligible voix).

Aline : Ah, ah, ah ! Quel prénom ridicule…

Thérèse : Et, toc ! Je suis bien contente…

Aline : Ah, ah, ah ! Je suis morte de rire...

Sidoine : J’aurais dû vous laisser vous noyer…

Aline : Ne soyez pas susceptible, mon héros !

Sidoine : C’est vrai ! Je suis un héros !

Aline : Oui, c’est la réalité…

Sidoine : T’entends ça, Thérèse ? Je suis un héros !

Thérèse : Un héros ! Un héros ! (Elle ronchonne). Un héros autodidacte, c’est un zéro !

Ingrid : Ne soyez pas aussi méchante ! Vous devriez être fière de lui…

Aline : Vous n’avez aucune raison d’être jalouse. Il n’est vraiment pas mignon…

Sidoine : Ingrate !

Ingrid : C’est vrai. Il n’a pas un physique à la James Dean…

Aline : Il est loin d’être terrible…

Sidoine : Comment ça ? Pas terrible !

Aline : Si tous les hommes étaient comme vous, je serais devenue lesbienne…

Sidoine : Oh ! C’est scandaleux !

Thérèse : Merci, les filles ! Ça me fait plaisir…

Aline : C’est vrai ! Vous êtes fait l’un pour l’autre…

Ingrid : Oui, c’est votre clone au masculin…

Sidoine : Puisque c’est comme ça, je vais faire un tour…

Ingrid : Je n’aurais pas dû vous comparer à Madame, car c’est loin d’être flatteur… Excusez ma maladresse !

Thérèse : Je ne vous excuse pas…

Sidoine : Moi, non plus ! Je vous abandonne…

On aperçoit Sidoine qui avance, mais Ingrid lui court après. Elle le rejoint et elle se positionne devant lui, alors il arrête de marcher.

Ingrid : Sidoine. Ne partez pas ! Vous n’avez pas compris ma stratégie… (Elle murmure).

Sidoine : Comment ça ? Votre stratégie ?

Ingrid : Pas si fort, idiot ! Vous me plaisez… (Elle murmure).

Sidoine : J’ai compris ! Vous voulez faire partir Thérèse… (Il murmure).

Ingrid : Vous habitez à quelle adresse ? (Elle murmure).

Sidoine : Au 5 rue des Dockers. (Il murmure).

Ingrid : Très bien. Venez !

Sidoine et Ingrid reviennent sur la plage au côté des autres plagistes. La Suédoise prend son walkman et elle met les écouteurs sur ses oreilles.

Ingrid : Sidoine. Vous êtes sympa, mais qu’est-ce que vous êtes moche !

Thérèse : Je suis de votre avis…

Sidoine : Alors ! Pourquoi tu veux m’épouser ?

Thérèse : Parce que j’apprécie ta beauté intérieure…

Ingrid : Oui celle-là, elle est invisible ! Seule Madame la voit…

Thérèse : Et j’ai de bons yeux ! Croyez-moi…

Aline : Il faut reconnaître que c’est beau l’amour, même chez les laiderons !

Sidoine : Merci du compliment…

Ingrid : Taisez-vous ! A la radio, ils annoncent une catastrophe !

Sidoine : Qu’est-ce qui se passe ?

Ingrid : Une bonbonne de gaz vient d’exploser au 5 rue des Dockers !

Aline : Mais ! C’est à côté d’ici !

Ingrid : Il paraît qu’il y a des dizaines de blessés. On soupçonne un attentat !

Thérèse : Ce n’est pas possible ! Notre maison a explosé ! Vite ! Il faut que j’y aille…

Sidoine : Bonne idée…

Thérèse se relève rapidement.

Thérèse : Toi ! Suis-moi !

Thérèse prend Sidoine par le bras, mais il résiste pour ne pas se lever.

Ingrid : C’est incroyable !

Thérèse : Qu’est-ce qui se passe encore ?

Ingrid : Il paraît qu’un serial-killer sévit régulièrement sur cette plage !

Sidoine : Il faut qu’un homme, un vrai, les protège…

Aline : Sidoine ! Vous restez avec nous ? Nous avons besoin d’un protecteur…

Sidoine : Puisque vous insistez…

Ingrid : Il n’a pas un physique facile, mais on a besoin d’un homme…

Aline : On est bien obligé de s’en contenter…

Ingrid : Oui. Puisqu’on n’a pas le choix…

Sidoine : Merci, les filles ! Merci…

Aline : Ne soyez pas susceptible, notre Frankenstein d’amour…

Sidoine : Je suis de plus en plus flatté… Si ça continue, le serial killer va arriver trop tard, je vais faire son travail…

Ingrid : Quel vilain caractère !

Thérèse : Je vais aller voir les dégâts dans notre location. J’espère surtout que ce n’est pas trop grave pour les blessés…

Sidoine : Moi, je vais rester ici ! Il a intérêt à se tenir tranquille le serial-killer…

Thérèse : Puisque ces jeunes femmes ont du goût, elles ne risquent pas de te violer…

Aline : Bah, non ! Ça ne risque pas. Je préfèrerais encore faire l’amour avec un chien…

Ingrid : Et moi, avec un orang-outan…

Sidoine : Je sais bien que je suis modeste, mais quand même ! Il y a des limites…

Thérèse : Tu vas garder le troupeau ! Je reviens tout à l’heure. Bisou, mon cœur ! A plus tard, les filles.

Aline et Ingrid : A tout à l’heure.

On aperçoit Thérèse qui avance et elle finit par sortir du décor théâtral.

Sidoine : Je vous remercie pour tous vos compliments sur mon physique…

Ingrid : Ne faîtes pas l’idiot ! Vous savez très bien que nous ne voulions pas que Thérèse se doute de quelque chose…

Sidoine : Je ne comprends pas ?

Ingrid : Je t’aime, Sidoine !

Aline : Moi aussi. Je suis folle de toi !

Sidoine : Vous êtes deux, mais la plage est bien plus grande qu’un lit…

Aline : C’est vrai ? Tu veux bien ?

Sidoine : Oui, je ne suis pas encore marié…

Ingrid : Tu as raison de profiter pleinement de cette liberté…

Aline : Ce n’est pas toi qui vas me contredire…

Ingrid : Allonge-toi sur le sable !

Sidoine : A tes ordres, Ingrid !

Sidoine s’allonge sur la plage et juste après, les deux femmes se jettent sur lui.

Aline : Tu veux qui en premier ?

Sidoine : J’ai envie de commencer par toi…

Aline : Alors ! On y va…

Aline s’allonge sur Sidoine, elle l’embrasse sur la bouche. Mais on entend tout à coup le bruit du portable qui se met à sonner.

Aline : C’est quoi ?

Sidoine : C’est mon portable ! Je vais répondre…

Aline : Tu ne crois pas que tu as mieux à faire ?

Sidoine : C’est peut-être un appel important ?

La jeune femme s’agenouille à côté de Sidoine, ce dernier prend son portable et il décroche l’appareil.

Sidoine : Allo ! Bonjour, Monsieur le Directeur ! Non, vous ne me dérangez pas.

Aline : Non, à peine…

Sidoine : Comment ça ? Je suis bordélique ! Où j’ai rangé le dossier Duchinet ? Je l’ai classé dans la chemise bleue qui se situe dans la petite armoire.

Aline : Heureusement que tu n’es pas amnésique…

Sidoine : Il n’y a pas de quoi ! Au revoir, Monsieur le Directeur.

Sidoine raccroche le téléphone et il le range ensuite dans son sac.

Sidoine : Voilà une bonne chose de faite… Tu viens, Aline ?

Aline : Pas question !

Sidoine : Pourquoi ?

Aline : Je ne supporte pas d’être dérangée dans les moments intimes…

Sidoine : Ne sois pas aussi susceptible…

Aline : Je ne veux plus coucher avec toi…

Ingrid : Aline a raison ! Il faut que tu mérites de faire l’amour avec elle…

Sidoine : Qu’est-ce que je peux faire pour être pardonné ?

Aline : Il faudra que tu me battes au badminton …

Sidoine : Et si je perds le match ?

Aline : Tu seras obligé de te contenter de Thérèse…

Sidoine : T’as emmené des raquettes ?

Aline : Bien sûr. Si je te propose de faire un match, ce n’est pas pour jouer avec les mains…

Sidoine : Bon, très bien ! C’est d’accord…

Ingrid : Que le match commence… et que le meilleur gagne !

Aline : Je vais chercher mes raquettes. Je reviens tout de suite…

Aline s’approche de ses affaires, elle se baisse, ensuite elle cherche ses raquettes et ses volants dans son sac.

Aline : Oh, non ! Ce n’est pas vrai !

Ingrid : Qu’est ce qui se passe ?

Aline : J’ai oublié mes volants de badminton !

Ingrid : J’espère que tu as pensé à ramener tes raquettes ?

Aline : Bien sûr. Si j’avais oublié de prendre les balles et les raquettes, il serait difficile de jouer au badminton…

Ingrid : Heureusement que je suis là… J’ai une balle !

Aline : Merci, Ingrid ! Tu me sauves la vie…

Ingrid s’approche à son tour de ses affaires, elle se baisse et elle revient avec un ballon de rugby.

Aline : Ce n’est pas une balle de badminton !

Ingrid : Je sais. Mais comme tu n’as pas d’autres ballons, tu seras bien obligé de t’en contenter…

Aline : Tu ne dois pas être une grande sportive…

Ingrid : Comment t’as deviné ?

Aline : Pour jouer au badminton, c’est difficile avec un ballon de football…

Ingrid : Ne raconte pas n’importe quoi ! C’est un ballon de rugby.

Aline : Comment tu les reconnais ?

Ingrid : Les ballons du rugby sont ovales, ceux du foot sont beaucoup plus ronds.

Aline : Tu m’instruis ! Tu es plus sportive que moi…

Ingrid : Je n’en doute pas... J’ai regardé un match de football à la télé et une centaine de matchs de rugby.

Aline : Tu es une vraie fan de ce sport !

Ingrid : Je ne suis pas une groupie du rugby, mais des rugbymans…

Aline : Tu es une supportrice de quelle équipe ?

Ingrid : J’adore le Racing !

Sidoine : Ce sont des minables ! Ils sont derniers dans le championnat…

Ingrid : Peut-être ? Mais ce sont les plus beaux et les plus musclés…

Sidoine : Si tu le dis…

Ingrid : J’adore le calendrier où ils posent nues ! Je l’achète tous les ans, mais c’est seulement pour faire une bonne action, car ils reversent l’argent aux personnes souffrant de maladies génétiques…

Aline : Ta bonté te perdra…

Ingrid : Quand on peut rendre service…

Aline : C’est beau la générosité !

Ingrid : Alors ! Vous commencez le match ?

Aline : Je suis partante… Tu viens, Sidoine ?

Sidoine : J’arrive !

Aline : A moi l’engagement…

Aline tient la raquette par la tête et elle essaye de lancer le ballon de rugby avec la queue, mais elle n’arrive pas à l’envoyer.

Aline : Je refais un essai.

Sidoine : Tu ne tiens pas la raquette par le bon bout et tu joues avec un ballon de rugby ! Quelle grande sportive, tu fais… Ah, ah, ah !

Ingrid : Ne te moques pas ! Moi, j’ai joué au badminton avec une balle de tennis et je peux t’assurer que ce n’est pas évident…

Sidoine : Je veux bien te croire…

Ingrid : Ça devait quand même être plus simple qu’avec un gros ballon…

Aline : Je vais jouer sans raquette, ce sera plus facile…

Aline jette sa raquette et elle donne un coup de pied dans le ballon qui sort du décor théâtral.

Aline : J’ai tapé trop fort !

Sidoine : Je vais aller le chercher.

Ingrid : Excellente idée ! Surtout que le ballon a atterri dans la plage des nudistes…

Sidoine : Quoi ! Il y a une plage de nudistes à côté ?

Ingrid : Bah, oui. Vas-y !

Sidoine : J’ai parlé trop vite…

Ingrid : Enlève ton maillot de bain ! C’est obligatoire…

Sidoine : Je le ferai au dernier moment… J’y vais !

Sidoine avance, il sort ensuite du décor théâtral. Les deux jeunes femmes se précipitent sur leurs sacs et elles reviennent en tenant chacune leurs paires de jumelles dans les mains.

Aline : Qu’est-ce qu’il est beau !

Ingrid : Il est super mignon, tu veux dire…

Aline : Il est plutôt pas mal ! C’est même un beau mec…

On aperçoit Thérèse qui revient sur la scène théâtrale en étant énervée et cette dernière s’approche des deux jeunes femmes.

Thérèse : Qu’est-ce que vous regardez ?

Aline : Ah ! C’est vous Thérèse ? (Voix stupéfaite).

Thérèse : Il faut vous en remettre ! On dirait que vous venez de voir un fantôme…

Ingrid : Ça aurait été préférable ! On aurait eu moins peur…

Thérèse : Qu’est-ce que vous regardez ? J’aimerais bien le savoir…

Aline : On observe Sidoine qui est parti chercher le ballon.

Thérèse : Si Zidane était là, il serait jaloux…

Aline : C’est vrai que Sidoine est doué en sport !

Thérèse : Je ne l’avais jamais entendu celle-là ! C’est la meilleure…

Ingrid : On est ses supportrices !

Thérèse : Vous ressemblez plutôt à deux pom-pom girls… Passez-moi vos jumelles !

Ingrid : Pas question !

Thérèse arrache de force la paire de jumelles des mains d’Ingrid et elle regarde dans l’appareil.

Thérèse : Oh ! Ce n’est pas possible ! Il est tout nu !

Aline : Vous aussi, vous le trouvez mignon ?

Thérèse donne une grande gifle à Aline.

Aline : Oh ! (Crie stupéfait).

Ingrid : Ça t’apprendra à parler trop vite…

Aline : La prochaine fois, je tournerai sept fois ma langue dans ma bouche… (Elle se tient la joue).

Thérèse : Alors ! Comme ça, vous admirez ses talents de sportifs ! Je suppose qu’il s’agit de bodybuilding…

Aline : Oui, enfin ! Je ne dis plus rien…

Ingrid : On voulait seulement s’assurer qu’il avait retrouvé le ballon pour continuer le match…

Thérèse : Vous vous moquez de moi ?

Ingrid : Pas du tout ! On a qu’un seul ballon et il est très coûteux…

Thérèse : J’ai vu les mêmes à 3 euros !

Ingrid : Oui, mais ce ballon est très spécial…

Thérèse : Spécial ! Spécial ! Comment ça ?

Ingrid : Ce ballon a appartenu à Ronnie Åslund ! C’est un ancien joueur de l’équipe nationale de Suède…

Thérèse : Peut-être… Mais cela n’explique pas pourquoi Sidoine est tout nu…

Aline : On n’a vraiment pas de chance ! Le ballon est parti chez les nudistes…

Thérèse : Quoi ! Il y a une plage de nudistes à côté ?

Ingrid : Oui. Le pauvre Sidoine c’est sacrifié par galanterie pour aller chercher le ballon !

Aline : Il avait peur de nous voir toute nue…

Thérèse : Mais ! Ça change tout… Quel gentleman !

Aline : Il nous a bien rendu service en se déshabillant à notre place…

Thérèse : Je suis trop jalouse par moment… Quel gentilhomme !

Ingrid : Gentilhomme ! Gentilhomme ! Ça veut dire quoi ?

Aline : Tu regardera dans le dico…

On aperçoit Sidoine qui revient sur la plage avec son maillot de bain et il tient le ballon dans les mains.

Thérèse : Viens ici que je t’embrasse, mon bichounou !

Aline et Ingrid : Ah, ah, ah !

Sidoine : Thérèse ! Qu’est-ce que tu fais là ?

Thérèse : Tu vois ? Je suis revenu…

Sidoine : Ne m’appelle pas « mon bichounou » devant les filles ! Ça fait mauvais genre…

Thérèse : Promis, mon gros matou !

Aline et Ingrid : Ah, ah, ah !

Sidoine : Celle-là ! Elle n’en loupe pas une…

Thérèse : Excuse-moi, mon gros cornichon d’amour !

Aline et Ingrid : Ah, ah, ah !

Sidoine : Je ne dis plus rien, sinon je vais bientôt devenir son petit cabri d’amour !

Aline et Ingrid : Ah, ah, ah !

Sidoine : Je n’ai plus besoin de Thérèse ! Je me ridiculise tout seul…

Thérèse : Pour une fois, tu n’as rien à me reprocher…

Sidoine : Pourquoi tu es revenu aussi rapidement ?

Thérèse : J’avais oublié les clés de la voiture.

Sidoine : Je m’en suis douté…

Thérèse s’approche de ses affaires, elle cherche ses clés, elle les trouve et cette femme les prend.

Thérèse : Ça y est ! Je les ai retrouvés.

Thérèse prend également un fouet et elle s’approche ensuite de Sidoine.

Thérèse : Tu devrais le prendre. Ça va rassurer les filles…

Ingrid : J’ai peeeeur !!!

Aline : Ce sont des sados-masos !

Thérèse : N’ayez aucune crainte ! C’est pour le serial-killer…

Sidoine : Le serial-killer ! Le serial-killer ! Quel serial-killer ?

Thérèse : Je croyais que tu les protégeais contre cet aliéné ? Il n’a pas l’air très dangereux…

Sidoine : Ne parles pas de lui devant ces jeunes femmes ! J’essaye de leur faire oublier ce malade mental et toi, tu gaffes comme d’habitude…

Thérèse : Oh, pardon !

Ingrid : Ce salopard me donne la chaire de poule…

Aline : Tu n’es pas la seule…

Sidoine s’approche des deux jeunes femmes, il les prend dans ses bras pour les rassurer.

Sidoine : N’ayez pas peur les filles ! Je suis là…

Ingrid et Aline quittent les bras de Sidoine.

Ingrid : Merci. J’ai déjà moins peur !

Thérèse : Je retourne à la location pour voir les dégâts…

Thérèse avance en tenant ses clés dans les mains, elle sort ensuite de la scène théâtrale.

Ingrid : Ça y est ! Elle est partie…

Les deux femmes se jettent sur Sidoine.

Ingrid : Il est à moi !

Aline : Non ! A moi…

Sidoine : Ne vous disputez pas les filles ! Quand il y en a pour une, il y en a pour deux…

Aline : Qui choisis-tu en premier ?

Sidoine : La jeune femme qui me pose cette question…

Aline : C’est une bonne réponse !

Ingrid : Je vous laisse ! Je ne veux pas vous déranger…

Ingrid avance en laissant Aline toute seule avec Sidoine. Elle sort de la scène théâtrale, pendant qu’Aline se couche sur le jeune homme.

Aline : On commence, mon chéri ?

Aline embrasse Sidoine sur la bouche. Quand tout à coup, on entend la sonnerie du portable.

Sidoine : Quoi ! C’est encore le Directeur ! Qu’est-ce qu’il est pénible, celui-là…

Aline : Rassure-toi ! C’est le bruit de ma sonnerie. Excuse-moi, mon chou ! Il faut que je réponde...

Sidoine : Vas-y !

Aline : Allo ! Salut, mon chou ! Comment ça va ? Tu as quelque chose à me dire ? Quoi ! Tu m’as trompé ! Je te quitte ! Ne me fais pas du chantage au suicide ! J’ai horreur de ça… (Elle parle au téléphone).

Sidoine : C’est qui ?

Aline : C’est mon nouvel ex. Il veut se suicider !

Sidoine : Je vais lui remonter le moral…

Aline : Comment tu vas faire ?

Sidoine : Moi, j’ai faillit me suicider, mais heureusement, j’ai écouté un morceau gai et entraînant. Je ne suis pas devenu un fantôme ! Je suis bien vivant ! Je reviens…

Sidoine avance jusqu’à son sac et il cherche dans ses affaires.

Aline : Ça ne va pas, mon chou ? Il ne faut pas que tu fasses de bêtises ! Je suis-là…Tiens Bon ! (Elle parle au téléphone).

Sidoine prend un poste de radio, il s’approche ensuite d’Aline.

Aline : Tu crois que ça va lui remonter le moral ?

Sidoine : La musique, c’est le meilleur des antidépresseurs…

Aline : Si tu le dis… (Elle parle à Sidoine). Mais, oui ! Je suis toujours ta petite Aline ! (Elle parle au téléphone).

Sidoine : J’allume la radio. Musique !

LA RADIO : Et j’ai crié Aline pour qu’elle revienne. Et j’ai pleuré, pleuré, Aline ne reviendra pas ! (Aline chanté par Christophe).

Aline : Mais ! Eteins la radio ! Comme antidépresseur, il y a mieux…

Sidoine éteint le poste de radio.

Aline : Allo ! Allo ! Ça va, mon trésor ? (Elle parle au téléphone).

On entend le bruit d’un coup de feu.

Aline : Oh, non ! Tu n’es qu’un salaud !

Sidoine : Excuse-moi ! Je n’ai pas choisi la chanson. C’est la radio et non un C.D. Je ne pouvais pas le prévoir…

Ingrid revient sur la scène théâtrale, pendant qu’Aline pleure toutes les larmes de son corps.

Ingrid : Qu’est-ce qui se passe ?

Aline : C’est Philippe ! Il vient de se suicider !

Ingrid : Ma pauvre chérie !

Ingrid s’approche d’Aline et elle la prend dans ses bras pour la consoler, pendant que la jeune femme est en larme.

Aline : J’étais persuadé que c’était mon jour de chance. Snif ! J’ai même joué au loto…

Ingrid : Tu n’y joues jamais d’habitude !

Aline : Oui, mais on est vendredi 13…

Ingrid : Je comprends les gens qui sont superstitieux…

Aline : Je vais mettre ma grande robe !

Ingrid : Je sais que tu es perturbé, mais on est sur la plage…

Aline : Oui, mais je n’ai aucun maillot de bain de couleur noir…

Sidoine : Encore heureux ! C’est moche le noir. Oh, pardon ! Je ne voulais pas tenir des propos racistes…

Ingrid : Je suis Suédoise ! J’ai d’habitude la peau plus claire qu’un cachet d’aspirine. Je ne me sens pas visé…

Aline : Je vais aller dans la voiture pour chercher ma robe.

Ingrid : Si tu veux, Aline ! On ne va pas te contrarier…

Aline avance et elle finit par sortir du décor théâtral.

Ingrid : Et dire qu’elle avait prit cette robe pour danser en discothèque…

Sidoine : Si elle va ce soir en boîte de nuit, je la voit mal danser sur : « Et j’ai crié Aline pour qu’elle revienne et j’ai pleuré, pleuré… ».

Ingrid : Ne chante pas si fort !

Sidoine : Dis tout de suite que je chante mal !

Ingrid : Je n’ai pas dis ça, mais si Aline t’entend, tu vas la bouleverser…

On aperçoit Aline revenir sur la scène théâtrale en étant habillé avec une grande robe noire.

Ingrid : Elle est sublime ta robe !

Aline : Merci, Ingrid !

Sidoine : Moi, je préfère ce ravissant deux-pièces (il montre du doigt le soutien-gorge d’Ingrid) à ce grand appartement (il montre du doigt la robe d’Aline).

Aline : Merci du compliment…

Sidoine : Cela en ai un ! Si tu étais moche, je ne dirais pas ça…

Aline : C’est vrai, cette robe irait mieux à Thérèse…

Sidoine : C’est tout à fait son style…

Ingrid : Cette femme est une horreur !

Aline : Oh ! La voilà ! Elle revient…

Sidoine : Quand on parle du loup, il y a le loup-garou qui arrive…

Ingrid : Il faut vraiment qu’un homme soit débile pour tomber amoureux de celle-là…

Aline : Quand on voit des laiderons pareils, on comprend pourquoi il y a des homos… Excuses-moi, Sidoine !

Sidoine : Tu n’as pas à t’excuser. Je ne suis plus amoureux d’elle…

Ingrid : Tu es tombé amoureux de qui ?

Sidoine : De toutes les deux…

Ingrid : Deux canons à la place d’un boudin ! T’y gagnes au change…

Thérèse revient sur la scène théâtrale.

Thérèse : J’espère que vous n’avez pas eu de problèmes avec le serial-killer…

Aline : Bien sûr que si. Mais Sidoine nous a sauvé la vie !

Thérèse : Il a été arrêté ?

Aline : Non, il est mort !

Thérèse : Vous vous moquez de moi ? Où est son corps ?

Ingrid : Il se trouve dans le cercueil ambulant aux grandes nageoires…

Thérèse : Sidoine est un héros qui vous a sauvé la vie ! Vous l’avez remercié ?

Ingrid : Ne vous inquiétez pas pour ça ! On est poli. On lui a toutes les deux fait l’amour…

Thérèse : Quoi ? J’ai envie de devenir une seriale-killeuse…

Ingrid : Sans couteau, ce sera difficile…

Thérèse : Sidoine ! Tu ne veux plus m’épouser ?

Sidoine : Non, je n’ai pas résister à la tentation du plaisir…

Thérèse : Tu n’es pas capable d’être fidèle ! Tu m’as trompé avant le mariage ! Tu n’as pas perdu de temps…

Sidoine : Thérèse ! Il n’y aura jamais de mariage…

Thérèse : Tu as de la chance, car tu serais condamné à passer l’aspirateur pendant 20 ans, à faire la vaisselle pendant 30 ans et à repasser le linge jusqu’à la fin de tes jours…

Sidoine : Je n’éprouve vraiment aucun regret…

Thérèse : Adieu…

Sidoine : Oui, c’est ça ! Adieu…

Thérèse s’en va du décor théâtral en étant en colère.

Aline : C’est vrai que tu ne peux pas être fidèle à une femme ?

Sidoine : C’est impossible ! Je suis fidèle aux femmes au pluriel…

Aline : Donc, tu n’es pas fidèle…

Sidoine : Si ! Jamais je ne tromperai une femme avec un homo…

Ingrid : Ça tombe bien ! On n’est pas des travestis…

Sidoine, Ingrid et Aline : Ah, ah, ah !

Ingrid et Aline : Tu nous promets d’être fidèle à toutes les deux ?

Sidoine : Oui, c’est promis !

Ingrid et Aline : Merci ! Nous sommes un couple d’amour de vacances. Nous sommes des plagistes juillettistes…


FIN



The end




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