Œuvres de l’auteur

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La cancrénie (maladie héréditaire)



CANCREDIN : LE CANCRE
LE PERE : Le père du cancre
LA MERE : la mère du cancre
L'ONCLE PAUL : l'ONCLE DU CANCRE


Candredin : Bonjour papa.
Le père : Bonjour fiston, ça c'est bien passé l'école aujourd'hui ?
Candredin : Oui, enfin comme d'habitude. Papa je voulais te demander de bien vouloir signer mes notes avec des croix , au lieu de ta signature habituelle.
Le père : J'ai compris tu pourrais ainsi immité ma signature, mais il n'en est pas question, tiens à propos de signature, c'est aujourd'hui que tu dois m'apporter ton carnet de notes trimestriel.
Candredin : Oui, justement je l'ai derrière mon dos.
Le père : Donnes le moi.
Candredin : Tiens, le voilà je te le donne.
Le père : Tu parles d'un cadeau, qu'est ce que c'est que ce deux de moyenne en maths et ce trois de moyenne en français.
Candredin : Papa, pour me faire pardonner, j'ai une bonne nouvelle pour toi.
Le père : Ah oui, laquelle ?
Candredin : Papa regarde la bonne note qui était cachée derrière mon dos que je te ramène.

Le père lui donne une paire de claques.

Le père : Cela va t'apprendre à te foutre de moi, a-t'on idée de se vanter de ramener un 02/20, je sais que cette note est moins catastrophique que d'habitude mais quand même.

L'enfant pleure.

Candredin : Il est dur avec moi papa, c'est quand même pas de ma faute, si je suis dyslexique et que j'ai cru ramener un 20/02.
Le père : Tu vas me faire le plaisir de m'attendre dans mon bureau, je vais en parler à ta mère de ton bulletin trimestriel qui est catastrophique.
Candredin : Oui, papa.
Le père : Chérie, viens me voir immédiatement (il dit cela sur un ton sec).

La mère arrive.

La mère : Qu'est ce qu'il y a mon amour, t'as l'air complètement énervé.
Le père : C'est vrai que je suis très énervé, c'est bien simple je suis plus énervé d'avoir vu le bulletin trimestriel de ton fils, que si j'avais bu 50 cafés... et encore je ne parle pas en tasses de café, mais en bols de café.

Pendant ce temps dans le bureau du père.

Candredin : Je crois que je vais être très puni, car j'ai vraiment mal travaillé, tiens je vois un vieux bulletin trimestriel, mais c'est celui de papa. Je vais l'ouvrir c'est pas vrai, c'est incroyable les mauvaises notes que papa a eu, c'est pas compliqué comparé à lui j'ai l'impression d'être Einstein. Quand je vois ses notes je me dis que je suis bien le fils de papa je ne peux pas remettre en doute sa paternité. Je remarque que papa qui se vante auprès de moi d'avoir toujours été le premier de la classe ne ment pas, c'est vrai qu'il devait être le premier à condition de commencer par la fin. Tiens, papa était en C.P. à 15 ans, ha, ha, quel crétin, moi aussi je suis en C.P., mais moi j'ai une bonne excuse, je n'ai que 12 ans. Je suis l'élève le plus vieux de la classe, ce n'est pas pour rien que l'on m'a surnommé le grand-père. Que vois-je la collection de bonnets d'ânes de papa, il faut reconnaître qu'il a une sacrée collection, je comprends maintenant pourquoi il voulait absolument avoir un fils, c'est pour compléter sa collection, sans vouloir me vanter je suis sa plus belle pièce de collection. Je vais m'amuser à compter tous les zéros de papa avec ma machine à calculer donc 0 + 0 + 0 + 0 + 0 = 0, papa était donc un bon élève il a eu zéro zéro, mais il a eu beaucoup de 2 et de 3.

L'oncle de l'enfant arrive dans le bureau du père de l'enfant.

L'oncle Paul : Bonjour Cancredin.
Candredin : Bonjour tonton Paul.
L'oncle Paul : Dis moi tu m'as l'air en pleine forme, tu es revenu de vacances aux Antilles pour avoir pris de telles couleurs, que tu es bronzé.
Candredin : Pas du tout, je suis resté ici pour les vacances.
L'oncle Paul : Mais comment as-tu fait pour avoir réussi à bronzer, alors qu'on est en plein hiver et que dehors il fait un temps épouvantable.
Candredin : C'est bien simple en classe, je me fais bronzer à côté du radiateur et je suis tellement fainéant et paresseux que j'attrape souvent des coups de soleil.
L'oncle Paul : Je vais voir ta mère, à plus tard Cancredin.
Candredin : A tout à l'heure tonton.
Le père arrive dans son bureau.


Le père : Je ne te félicite pas fiston, tu seras privé de vacances et de télé, jusqu'à ce que tu me ramènes des meilleures notes.
Candredin : Tu sais papa, je connais quelqu'un qui a de bien plus mauvaises notes que moi.
Le père : Qu'est ce que c'est que cet abruti, quel âne ça doit être, qui sait ?
Candredin : C'est toi papa, j'ai regardé ton carnet de notes trimestriel que t'avais quand t'étais petit.
Le père : Tu seras puni, je t'avais interdit d'y toucher.
Candredin : Oui, papa.
Le père : Je te ferais remarquer que je n'avais pas de bonnes notes a l'école, mais j'ai quand même réussi dans la vie.
Candredin : C'est bien papa.
Le père : Et toi qu'est ce que tu veux faire comme métier quand tu seras grand ?
Candredin : Je veux trouver un métier où l'on ne travaille pas beaucoup et où l'on a la sécurité de l'emploi.
Le père : Je vois, tu veux faire comme ton père, tu veux devenir fonctionnaire.
Candredin : Non pas du tout, je ne suis pas fainéant à ce point là, je veux être chômeur.



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