HANTE PAR LE SOUVENIR DE CETTE MAISON

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HANTE PAR LE SOUVENIR DE CETTE MAISON

N° dépôt S.A.C.D. : 158570


Court-Métrage
de
Franck Laisné

Genre :

Fantastique



PERSONNAGES :

LE DOCTEUR HELLMER : le psychiatre amnésique
CEDRIC : le patient
LE DOCTEUR RAMIREZ : le meilleur ami du Docteur HELLMER
LA DOCTORESSE VALLAURY : la femme psychiatre
LE DOCTEUR PHILBERT : un ami psychiatre du Docteur HELLMER
GERARD : le mari du jeune couple
ISABELLE : la femme du jeune couple





On aperçoit un couple en intérieur nuit et ils sont tous les deux à l’intérieur d’une pièce qui paraît sordide. Quand tout-à-coup, on entend frapper à la porte qui est filmée en gros plan pendant un court instant.


Gérard : Entrez.

On aperçoit en intérieur nuit la porte qui s’ouvre, mais on ne voit personne.


Isabelle : Aaaaaaaah !

Gérard s’approche de sa femme en intérieur nuit et il la prend dans ses bras pour essayer de la calmer.


Gérard : Calme toi, ma chérie.

On aperçoit la porte qui se ferme brutalement en intérieur nuit et on entend crier Isabelle sans la voir et on voit la cheminée qui est filmée en gros plan en remarquant la présence d’un feu qui vient de s’allumer.


Isabelle : Vite ! On se casse.
Gérard : Moi aussi, j’ai la hantise du feu.

Gérard et Isabelle courent en intérieur nuit jusqu’à la porte pour pouvoir sortir rapidement. Gérard essaye de l’ouvrir, mais la porte est bloquée et il n’y arrive pas.


Isabelle : Qu’est-ce qui se passe ?
Gérard : Je n’arrive pas à l’ouvrir. Elle est bloquée.
Isabelle : Ouvre la. Dépêche-toi.

On aperçoit en intérieur nuit et en gros plan le visage de Gérard et d’Isabelle qui sont terrorisés.


Gérard et Isabelle : Aaaaaaaaahhh !

On aperçoit la maison filmée en extérieur nuit et on voit juste après, la même demeure qui est cette-fois filmée en intérieur nuit. Un jeune homme court à toute vitesse en descendant les escaliers. Cédric essaye d’ouvrir la porte principale du vieux manoir, mais il n’y arrive pas, alors il se met à paniquer étant donné que la porte est bloquée. On entend à ce moment-là, un revenant, mais on ne le voit pas et il dit ceci :


Le fantôme : Ah, ah, ah ! Tu aimes les inondations ?
Cédric : Noooon ! Quand j’étais petit, j’ai failli me noyer.
Le fantôme : Tu ne veux pas mourir, Cédric ?
Cédric : Noooon !
Le fantôme : Alors va voir un psy, si tu ne veux pas que je règle mes comptes avec toi d’ici quelques jours. Ah, ah, ah ! (Rire sarcastique).

On aperçoit en intérieur nuit et en gros plan la porte de la vieille demeure s’ouvrir. Cédric en profite pour se sauver et il court le plus rapidement possible et une fois qu’il est dehors, on l’aperçoit brièvement courir en extérieur nuit.
Ensuite, on voit un psychiatre qui est assis en intérieur jour derrière un bureau en compagnie de Cédric qui est assis juste en face de lui.


Le Docteur Hellmer : Quels sont vos objectifs pour cette thérapie ?
Cédric : C’est assez délicat à dire. Mais quelqu’un m’a demandé d’en suivre une.
Le Docteur Hellmer : Qui est ce quelqu’un ?
Cédric : C’est un… (Il dit cela d’un ton hésitant).
Le Docteur Hellmer : C’est un quoi ?
Cédric : Un fantôme.
Le Docteur Hellmer : Ah, ah, ah ! Il a beaucoup de bon sens ce fantôme. Je pense aussi que vous avez besoin d’en suivre une.
Cédric : Vous ne me croyez pas ?
Le Docteur Hellmer : Mais si, mais si…

Le psychiatre prend son stylo et il se met à écrire quelque chose dans son dossier.


Le Docteur Hellmer : Où l’avez vous vu ce fantôme ?
Cédric : C’est dans un village perdu au milieu du Cantal. Il s’agit de « Sainte-Marie du Vivier », mais je ne pense pas que le nom de ce village vous dise quelque chose.

On voit en intérieur jour le psychiatre filmé en gros plan qui devient tout blanc et comme il a des sueurs froides, il s’essuie le front.


Cédric : Vous avez peur ? Sainte-Marie du Vivier, ça vous dit quelque chose ! Pas vrai ?
Le Docteur Hellmer : C’est possible…
Cédric : Comment ça ? C’est possible ?
Le Docteur Hellmer : Je souffre d’amnésie.
Cédric : Vous avez déjà été dans le Cantal ?
Le Docteur Hellmer : Je crois…
Cédric : Il y a longtemps que vous êtes amnésique ?
Le Docteur Hellmer : Qui suis une thérapie ? C’est vous ou moi ?
Cédric : Je suis désolé.
Le Docteur Hellmer : C’est rien. J’avoue que c’est troublant. Pourquoi m’avez vous choisi comme psychiatre ?
Cédric : Par hasard.
Le Docteur Hellmer : Ce hasard fait bien les chose.
Cédric : Trop bien pour être naturel…
Le Docteur Hellmer : Pourquoi vous dîtes ça ?
Cédric : J’ai ouvert un annuaire et je suis tombé directement sur la page des psys. Le premier nom que j’ai vu, c’est le vôtre. Et en plus, vous êtes amnésique et vous avez sûrement connu cette maison. Ça fait beaucoup de coïncidences…
Le Docteur Hellmer : Je reconnais que c’est troublant.
Cédric : Que comptez vous faire ?
Le Docteur Hellmer : En parler à des collègues. J’aimerais bien avoir leur avis là-dessus.
Cédric : Vous les voyez quand ?
Le Docteur Hellmer : Bientôt.

On aperçoit le ciel filmé en gros plan pendant un court instant et on voit ensuite quatre psychiatres à la terrasse d’un café en extérieur jour.


Le Docteur Hellmer : Regardez comme ce ciel est magnifique. Il vous fait penser à quoi ?
Le Docteur Philbert : Tu veux nous faire une thérapie ?
Le Docteur Hellmer : Non, je veux juste que vous répondiez à ma question.
Le Docteur Ramirez : Moi, je vois des nuages, du bleu et je pense à la météo.
Le Docteur Hellmer : Vous ne pensez à rien d’autre ?
Le Docteur Philbert : Non. C’est tout ce que je vois.
Le Docteur Ramirez : A quoi veux tu qu’on pense ?
Le Docteur Hellmer : Je ne sais pas. Je me rends compte que vous êtes très cartésiens.
La Doctoresse Vallaury : On est des psys. Pas des clients de Charcot.
Les psys : Ah, ah, ah !
Le Docteur Hellmer : Supposons que vous ayez des troubles de la mémoire comme moi et qu’un patient vienne vous voir et qu’il ait connu la même maison avant que je devienne amnésique.
Le Docteur Philbert : Tu délires ?
La Doctoresse Vallaury : Laisse-le finir.
Le Docteur Hellmer : Ce patient ouvre un annuaire et non seulement il tombe sur la page des psys, mais en plus, il voit mon nom en premier. Il m’appelle et il vient me voir. C’est très étonnant. Vous ne trouvez pas ?
Le Docteur Ramirez : Tu sais ? S’il veut suivre une thérapie, c’est qu’il a ses raisons.
Le Docteur Hellmer : Oui et vous voulez savoir laquelle ?
Le Docteur Ramirez : C’est un fantôme qui lui a demandé de suivre une thérapie.
Le Docteur Hellmer : T’es tombé juste.
Les psys : Ah, ah, ah !
La Doctoresse Vallaury : Tu n’as pas l’impression qu’il te fait marcher ?
Le Docteur Hellmer : C’est possible... mais je voudrais en avoir le cœur net.
Le Docteur Philbert : On pourrait peut-être passer tous les quatre une nuit dans cette demeure pour te rassurer sur ton amnésie.
La Doctoresse Vallaury : Pour te prouver que ton patient est un grand malade...
Le Docteur Ramirez : …Et que les idées cartésiennes. Il n’y a que ça de vrai.
Le Docteur Hellmer : Vous acceptez de passer une nuit avec moi dans cette maison ?
Le Docteur Philbert : Bien sûr, Henri. On veut bien te rendre ce service pour que tu retrouves la mémoire. Le choc émotionnel de revoir cette maison peut beaucoup t’aider.
Le Docteur Hellmer : Mon patient peut venir avec nous ? Il a insisté pour passer la nuit dans cette vieille demeure en ma compagnie.
Le Docteur Ramirez : Pourquoi ?
Le Docteur Hellmer : Il prétend que nous ne serons pas trop de deux pour comprendre quelque chose d’essentiel.
Le Docteur Ramirez : On veut bien qu’il nous accompagne.
Le Docteur Hellmer : Et bien, c’est d’accord. On y va ?

On aperçoit la maison filmée en extérieur nuit et on voit les volets qui claquent. On voit ensuite deux voitures qui roulent en extérieur nuit et elles circulent sur une petite route de campagne. Celle qui roule devant l’autre est filmée en intérieur nuit et le Docteur Hellmer est au volant du véhicule en compagnie du Docteur Ramirez qui est filmé à ses côtés et il tient une carte routière dans les mains.


Le Docteur Ramirez : Cette carte est mal indiquée, je ne comprends rien. Je crois qu’il faut que tu tournes à droite.
Le Docteur Hellmer : Non, c’est à gauche.
Le Docteur Ramirez : C’est génial ! Tu retrouves la mémoire.
Le Docteur Hellmer : Qu’est-ce que je suis fatigué. (Il baille en disant cette phrase).

Le Docteur Hellmer s’écroule sur son siège et il s’endort subitement.


Le Docteur Ramirez : Henri, tu dors ?

On voit la voiture qui repart en extérieur nuit, les deux psys sont ensuite filmés en intérieur nuit.


Le Docteur Ramirez : Henri ! Henri ! Qu’est ce que tu fais ?

On aperçoit le Docteur Hellmer filmé en intérieur nuit et il au volant du véhicule qu’il conduit, alors qu’il est en train de dormir sur son siège. On voit ensuite les deux automobiles rouler en extérieur nuit et les voitures tournent pour prendre un petit chemin de campagne. On voit les autres psychiatres qui sont dans l’autre automobile en compagnie de Cédric et ils sont filmés en intérieur nuit.


Le Docteur Philbert : T’inquiète pas qu’il reconnaît bien sa route. L’amnésique...
La Doctoresse Vallaury : J’avoue qu’il nous a bien fait marcher.
Le Docteur Philbert : Henri n’est jamais le dernier à plaisanter.

On aperçoit la maison hantée filmée en extérieur nuit et les volets continuent de claquer. Quand tout-à-coup, les volets se referment tous en même temps et la maison paraît subitement bien calme. On voit les deux voitures filmées en extérieur nuit et les elles s’arrêtent juste devant la grande demeure. On aperçoit Cédric, le Docteur Philbert et la Doctoresse Vallaury filmés en train de descendre de leur automobile.


Cédric : Vous ne trouvez pas qu’elle est inquiétante cette maison ?
La Doctoresse Vallaury : Une maison hantée. Ah, ah, ah ! La science va vous prouver le contraire.
Cédric : Vous croyez en Dieu ?
La Doctoresse Vallaury : Non, sinon je ne serais pas psychiatre.
Cédric : Alors pourquoi vous vous prenez pour lui ?
La Doctoresse Vallaury : Comment ça ?
Cédric : La science n’explique pas 1 % des phénomènes paranormaux et vous croyez tout savoir.
La Doctoresse Vallaury : On n’a pas de réflexions à recevoir d’un malade.
Cédric : Non, mais c’est vous qui délirez en vous prenant pour Dieu.

Le Docteur Philbert arrive vers eux.


Le Docteur Philbert : Il a le sens de la répartie.

Les trois psychiatres et Cédric avancent dans la cour de la vieille maison en extérieur nuit et ils s’approchent de l’autre véhicule.


Le Docteur Philbert : Alors, Henri ? Tu nous a bien fait marcher…
La Doctoresse Vallaury : Tu as une excellente mémoire pour te souvenir aussi bien du trajet.

Vallaury s’approche en extérieur nuit de la voiture où se trouve le Docteur Hellmer, ainsi que le Docteur Ramirez et elle ouvre la portière en grand du coté conducteur où se trouve Henri.


La Doctoresse Vallaury : Mais ! Il dort !!!
Le Docteur Ramirez : Oui.
La Doctoresse Vallaury : Il vient de s’endormir ?
Le Docteur Ramirez : Non, il a dormi pendant une bonne partie du trajet.
La Doctoresse Vallaury : Mais comment il a fait pour conduire ?
Le Docteur Ramirez : C’est un mystère.
La Doctoresse Vallaury : Ça m’inquiète.

La Doctoresse Vallaury est toujours filmée en extérieur nuit, mais elle rentre le haut de son corps dans le véhicule pour secouer le Docteur Hellmer.


La Doctoresse Vallaury : Allez ! Réveille-toi ! Mais réveille-toi ! Ce n’est plus drôle maintenant.
Le Docteur Hellmer : Ah, ah, ah ! (Rire sarcastique).

Le Docteur Hellmer se réveille ensuite subitement.


Le Docteur Hellmer : Qu’est ce qui t’a pris pour m’avoir secoué comme un vieux prunier ?
La Doctoresse Vallaury : Tu nous as fait peur.
Le Docteur Ramirez : T’es très fort. J’avoue que tu nous a bien fait marcher. Tu viens ?

Le Docteur Ramirez sort de la voiture en extérieur nuit laissant le Docteur Hellmer seul dans l’automobile en intérieur nuit un court instant.


Le Docteur Hellmer : Mais de quoi ils parlent ?

On aperçoit la vieille demeure filmée en extérieur nuit et en gros plan.


Le Docteur Ramirez : Elle est splendide ! J’aime bien les vieilles pierres.
Le Docteur Hellmer : Je sais qu’inconsciemment cette maison me rappelle un mauvais souvenir, mais je ne pourrais pas dire lequel.
La Doctoresse Vallaury : Toi, ça va. Tu as assez joué la comédie comme ça.
Le Docteur Hellmer : Je ne comprends rien !
Le Docteur Ramirez : Fais pas l’innocent...

Le Docteur Philbert ouvre la porte de la vieille maison et il rentre dedans en intérieur nuit, juste après, les autres le suivent et ils sont ensuite filmés tous les cinq en intérieur nuit.


Le Docteur Philbert : C’est vrai qu’elle est austère.
Cédric : Regardez !

On aperçoit en intérieur jour une armure moyenâgeuse bouger et elle est filmée en gros plan.


Cédric : Vous croyez au surnaturel maintenant ?
Le Docteur Ramirez : Je vais aller voir.

Le Docteur Ramirez s’approche de l’armure d’un pas hésitant et il enlève subitement son casque de fer. On aperçoit un rat qui est filmé en gros plan s’enfuir à toute vitesse.


Le Docteur Ramirez : Vous voyez que j’ai raison d’être cartésien...
Cédric : Vous n’avez rien prouvé du tout.
Le Docteur Ramirez : L’avenir nous le dira...
Cédric : Croyez-moi, le futur n’est pas bavard...
Le Docteur Philbert : J’aimerais tellement que vous ayez raison, car j’ai toujours rêvé de faire une thérapie à un fantôme.
La Doctoresse Vallaury : Comme ça, il pourra aller dans l’au-delà quand il sera soigné.
Le Docteur Philbert : Ah, ah, ah ! T’en loupes pas une.
Le Docteur Ramirez : Oui, elle a toujours le mot pour rire.

Tout-à-coup, on aperçoit une porte qui se ferme toute seule.


Le Docteur Philbert : C’est sûrement un fantôme. Je vais aller voir.

Le Docteur Philbert ouvre la porte et il pénètre dans cette pièce et pendant un court instant, cette porte est filmée en gros plan.


La Doctoresse Vallaury : Si tu vois un fantôme, tu nous le dis. Ah, ah, ah !

On voit ensuite le Docteur Philbert revenir dans l’immense salon où se trouvent ses collègues, ainsi que Cédric.


Le Docteur Philbert : Ne vous inquiétez pas. Il n’y a rien du tout.
Cédric : C’est ça qui est inquiétant...
Le Docteur Philbert : Comment ça ?
Cédric : Il n’y a rien...
Le Docteur Philbert : Et alors ?
Cédric : Je connais bien ce bureau et il n’y a aucune fenêtre à l’intérieur. Messieurs les cartésiens, comment expliquez-vous qu’il puisse y avoir des courants d’air ?
La Doctoresse Vallaury : Je suis certaine que l’on va résoudre cette énigme en y réfléchissant un peu.
Cédric : Pourquoi vous ne dîtes rien Docteur Hellmer ?
Le Docteur Ramirez : Oui, c’est vrai. On ne t’entend pas beaucoup.
Le Docteur Hellmer : Pour la première fois de ma vie, je me pose des questions sur les phénomènes paranormaux.
Le Docteur Philbert : C’est une faute professionnelle pour un psy.
La Doctoresse Vallaury : Et une faute grave. Ah, ah, ah !
Le Docteur Hellmer : Je ne plaisante pas.
La Doctoresse Vallaury : Pardon ?
Le Docteur Hellmer : Tu as très bien compris...
Cédric : Vous avez été suffisamment clair… même cette idiote a dû comprendre.
La Doctoresse Vallaury : Vos réflexions vous les gardez et vous le perturbez avec vos histoires de fantômes.
Cédric : Je n’y suis pour rien. On dit que la nuit porte conseil et je vous garantis que ce dicton sera respecté.

On aperçoit la vieille demeure filmée en extérieur nuit pendant un court instant. Ensuite, on les voit tous les cinq en intérieur nuit en train de manger autour de la grande table qui se situe dans la salle à manger.


Le Docteur Hellmer : Tu ne manges plus ?
Le Docteur Philbert : Non, je n’ai pas faim.
Le Docteur Hellmer : Je sais que ce n’est pas très appétissant. Mais quand même...
Le Docteur Ramirez : Oui, tu pourrais faire un effort.

Le Docteur Philbert met les coudes sur la table et il se bouche subitement les oreilles. On voit ensuite son visage qui est filmé en gros plan et l’on peut remarquer qu’il grimace de douleur.


La Doctoresse Vallaury : Qu’est-ce qui t’arrive ?
Le Docteur Philbert : Ce bruit. Vous entendez ce bruit ?
Le Docteur Hellmer : De quel bruit tu parles ? Tu deviens dingue ?
Cédric : On dirait qu’il entend une sorte d’ultrason.

Le Docteur Philbert se cogne ensuite violemment la tête contre les murs. Les autres psychiatres et Cédric essayent de le neutraliser, mais ils n’y arrivent pas.


Le Docteur Philbert : Je n’ai jamais supporté le bruit.
Le Docteur Ramirez : Il a une crise de démence.
La Doctoresse Vallaury : Philippe est traumatisé. Quand il était petit, il voyait souvent son père frapper violemment sa mère.

Le Docteur Philbert se cogne la tête contre les murs de plus en plus fort.


Le Docteur Philbert : Je ne supporte plus ce bruit.
Le Docteur Hellmer : Qu’est-ce qui te prend ? Calme-toi !

On voit le Docteur Philbert qui arrive à s’échapper et il se met à courir.


Cédric : Nooooon !

On entend un bruit de glaces se briser. On aperçoit ensuite le miroir qui était accroché au mur recouvert de sang et on voit ensuite le Docteur Philbert allongé sur le sol.


Le Docteur Hellmer : Philippe ! Philippe !

Le Docteur Hellmer se baisse et il tâte le pouls du Docteur Philbert.


Le Docteur Hellmer : Il faut éviter l’hémorragie.
La Doctoresse Vallaury : J’appelle les urgences.

La Doctoresse Vallaury prend son portable et elle compose aussitôt le numéro.


La Doctoresse Vallaury : Allô ! Allô ! Ça ne répond pas.
Le Docteur Ramirez : Je vais essayer avec le mien.

Le Docteur Ramirez sort son portable de sa poche et il compose le numéro.


Le Docteur Ramirez : Allô ! Allô ! Ah, ce n’est pas trop tôt !

Le visage du Docteur Ramirez est ensuite filmé en gros plan et il devient blanc de peur et le psychiatre reste sans voix.


Le Docteur Hellmer : Qu’est-ce qui se passe ?

Le Docteur Ramirez lui tend le téléphone.


Le Docteur Ramirez : Ecoute.

Le Docteur Hellmer prend le portable et il le met aussitôt à son oreille.


Voix inconnu : Ah, ah, ah ! (Rire sarcastique).

Le Docteur Hellmer enlève son portable de son oreille et on entend le son qui est amplifié.


Le Docteur Hellmer : Vous entendez ce bruit ?
La Doctoresse Vallaury : Oui.
Voix inconnu : Tu ne veux pas mourir ?
Le Docteur Hellmer : Non.
Voix inconnu : Très bien. Il existe une solution.
Le Docteur Hellmer : Laquelle ? Allô ! Allô ! Il a raccroché.

On aperçoit la Doctoresse Vallaury près du cadavre.


La Doctoresse Vallaury : Il est mort !
Le Docteur Ramirez : Ce n’est pas possible ?
La Doctoresse Vallaury : Si.

Le Docteur Ramirez se baisse tout en pleurant sur le cadavre.


Le Docteur Ramirez : Non ! Non ! Et, noooon !
La Doctoresse Vallaury : Calme-toi. On ne peut plus rien pour lui.

On aperçoit ensuite la vieille demeure filmée en extérieur nuit pendant un court instant et la chambre est ensuite filmée en intérieur nuit.


Le Docteur Ramirez : Hélène, tu dors ?
La Doctoresse Vallaury : Non. Il n’y que Philippe qui dort dans cette maison.
Le Docteur Ramirez : C’est dur de trouver le sommeil.
La Doctoresse Vallaury : Je vais faire un tour. Ça va me calmer.

La Doctoresse Vallaury se lève et elle met aussitôt son peignoir.


Le Docteur Ramirez : Hélène.
La Doctoresse Vallaury : Oui.
Le Docteur Ramirez : Sois prudente.
La Doctoresse Vallaury : Tu crois au surnaturel, maintenant ?

On voit la Doctoresse Vallaury sortir de la chambre, alors que les autres restent couchés dans la même pièce.


La Doctoresse Vallaury : J’ai peur. Je suis impatiente de quitter cette maison. (Elle parle toute seule).

La Doctoresse Vallaury sort une cigarette de son peignoir et elle fume en haut des escaliers sur un balcon d’intérieur.


La Doctoresse Vallaury : Pauvre, vieux. Snif.

On aperçoit ensuite une vue aérienne du haut d’une montagne et on revoit la Doctoresse Vallaury juste après.


La Doctoresse Vallaury : Qu’est-ce qui m’arrive ?

On revoit la vision aérienne de la montagne en voyant de nouveau le vide


La Doctoresse Vallaury : J’ai un de ces vertiges.

On voit ensuite le Docteur Hellmer en peignoir sortir de la chambre.


Le Docteur Hellmer : Hélène ! Hélène ! Qu’est-ce que tu fais ?

On voit ensuite la Doctoresse prête à sauter du balcon d’intérieur.


La Doctoresse Vallaury : Je n’ai jamais supporté le vide.
Le Docteur Hellmer : Noooon !

On entend un énorme bruit et on voit ensuite la psychiatre qui est allongée sur le sol. Sa cigarette qui reste allumée est filmée en gros plan et l’on peux remarquer qu’elle se consume près de la Doctoresse.


Le Docteur Hellmer : Noooon ! Pas Hélène.

On voit ensuite Cédric qui est sorti de la chambre à coucher et ce jeune homme à l’air complètement paniqué.


Cédric : Docteur Hellmer ! Vite ! J’ai besoin de vous.
Le Docteur Hellmer : C’est votre problème. Hélène vient de mourir...
Cédric : Oui, mais on peut encore faire quelque chose pour Ramirez. Vite !Son corps est en train de se consumer par le feu.
Le Docteur Hellmer : Il y a 15 ans, Christian a failli être asphyxié dans un incendie.
Cédric : Vite ! Venez le sauver !
Le Docteur Hellmer : Oui, je sais ce qu’il faut faire.

On voit le mégot qui se consume filmé en gros plan. Le Docteur Hellmer se met à courir à toute vitesse en intérieur jour dans les escaliers et il arrive en bas très rapidement. Une fois qu’il est arrivé près du mégot, il met le pied dessus pour l’éteindre. Le Docteur Hellmer enlève son pied et on aperçoit en gros plan, le mégot qui est éteint.


Le Docteur Hellmer : Ouf ! Il est sauvé. (Il s’essuie le visage avec sa main).

On aperçoit le feu au milieu du salon qui vient de se rallumer.


Cédric : Ramirez ! Vient de crever !
Le Docteur Hellmer : Je le savais.

On aperçoit le Docteur Hellmer qui se met à courir rapidement tellement il est pris de panique.


Le Docteur Hellmer : Vite ! Cédric ! Allez chercher de l’eau.
Cédric : Pourquoi faire ?

On voit le salon filmé en intérieur jour et l’on s’aperçoit que le feu s’est éteint tout seul.


Le Docteur Hellmer : Non, ce n’est rien.

On aperçoit Cédric qui est complètement paniqué par les étranges évènements et il descend les escaliers pour rejoindre le psychiatre.


Cédric : Vous croyez au surnaturel maintenant ?
Le Docteur Hellmer : Ne soyez pas bête. Il existe sûrement une explication cartésienne à tous ces évènements.

On voit une boule de pétanque frôler le visage du Docteur Hellmer et on aperçoit juste après, l’armure qui est filmée en gros plan en ayant une raquette de tennis dans les mains.


Le Docteur Hellmer : Noooon !
Cédric : Vous avez peur de jouer contre ce rat, Docteur Hellmer ?
Le Docteur Hellmer : Ah, ah, ah ! (Rire vexé). Très drôle.
Cédric : Vous détestez le tennis ?
Le Docteur Hellmer : Ce n’est rien de le dire. J’ai failli mourir de déshydratation pendant un match.
Cédric : Vous avez peur de mourir ?
Le Docteur Hellmer : Oui.
Cédric : Alors agenouillez-vous pour demander pardon aux esprits.
Le Docteur Hellmer : Pardon à qui ?
Cédric : A votre adversaire. (On voit l’armure filmée en gros plan à ce moment-là).
Le Docteur Hellmer : Jamais je demanderai pardon à un fantôme. Pour un psychiatre, ce serait la honte.

On aperçoit une autre boule de pétanque qui frôle le visage du Docteur Hellmer et on la voit ensuite s’écraser contre le mur.


Cédric : Vous préférez quoi ? Mourir ?
Le Docteur Hellmer : Je ne vois pas pourquoi les esprits voudraient que je leur demande pardon ?
Cédric : Vous êtes trop cartésien.
Le Docteur Hellmer : Et alors ?
Cédric : Les esprits détestent le péché d’orgueil.
Le Docteur Hellmer : Pourquoi ?
Cédric : Ne posez pas de questions. Agenouillez-vous, je vous dis.

On aperçoit une troisième boule de pétanque qui frôle le visage du psychiatre.


Le Docteur Hellmer : Vous avez raison. Je vais m’excuser. Pardon à toi, l’esprit.
Cédric : Mieux que ça. A genoux.
Le Docteur Hellmer : Vous m’en demandez de trop.

On voit de nouveau une boule de pétanque qui s’écrase contre le mur, suivit d’une deuxième et d’une troisième boule. On aperçoit ensuite, le Docteur Hellmer s’agenouiller devant le fantôme, ainsi que Cédric.


Le Docteur Hellmer : Pardon à mon excès d’orgueil. Je m’excuse d’avoir refusé la domination du surnaturel.

On aperçoit une nouvelle boule de pétanque s’écraser contre le mur.


Cédric : Parlez plus fort. Criez si vous le pouvez.
Le Docteur Hellmer : Esprit, je te demande pardon. Je te demande pardon. (Il hurle).

On aperçoit le visage du Docteur Hellmer filmé en gros plan et l’on remarque qu’il se met à pleurer.


Cédric : Mais, vous pleurez ?
Le Docteur Hellmer : Je ne me suis jamais senti aussi humilié.
Cédric : Peut-être, mais.... vous êtes sauvé !

On voit l’armure en gros plan et l’on s’aperçoit qu’elle ne porte plus la raquette dans les mains.


Le Docteur Hellmer : Oui, nous sommes sauvés ! C’est génial ! Et en plus de ça...
Cédric : Quoi ?
Le Docteur Hellmer : J’ai retrouvé la mémoire. Cette maison, je la connais bien.
Cédric : Qu’est-ce qui s’est passé ?
Le Docteur Hellmer : Il y a quelques années de ça, un patient habitait ici.
Cédric : Et alors ?
Le Docteur Hellmer : Il était persuadé que cette maison était hantée, alors j’ai cru qu’il devenait fou.
Cédric : Vous l’avez fait interné ?
Le Docteur Hellmer : Oui, mais il a tellement mal supporté l’asile qu’il a fini par se suicider.
Cédric : Je comprends, maintenant. Il a voulu se venger.
Le Docteur Hellmer : Oui, il vous a fait peur simplement pour nous mettre en relation.
Cédric : Vous êtes sûr ?
Le Docteur Hellmer : Quand vous avez ouvert l’annuaire, vous n’êtes pas tombé sur moi par hasard.
Cédric : Il doit vraiment vous en vouloir.
Le Docteur Hellmer : Oui, il s’est senti humilié et il n’a pas supporté l’injustice.
Cédric : Pourquoi l’esprit fait mourir ses victimes en leur rappelant leur plus mauvais souvenir ?
Le Docteur Hellmer : C’est une forme de sadisme. Il veut que leur mort soit une vraie punition.
Cédric : Je crois qu’on n'a plus rien à faire ici. On y va ?
Cédric : Oui.

On aperçoit la vieille maison filmée en extérieur nuit et on voit le Docteur Hellmer marcher en compagnie de Cédric jusqu’à leur voiture.


Cédric : Docteur Hellmer. Regardez !
Le Docteur Hellmer : Quoi ?
Cédric : Regardez ! Je vous dis.

On aperçoit une fenêtre en extérieur nuit qui est filmée en gros plan et l’on remarque qu’il tombe de la pluie à l’intérieur de la vieille demeure.


Cédric : C’est incroyable ! Il pleut dans cette maison.
Le Docteur Hellmer : Et alors ? Vous n’êtes quand même pas surpris pour si peu ?
Cédric : Ah, ah, ah ! Je m’émerveille comme un enfant devant peu de choses.

On voit ensuite l’automobile rouler en extérieur nuit et on entend Cédric discuter avec le Docteur Hellmer, mais on ne voit pas les deux hommes.


Le Docteur Hellmer : C’est un retour à l’enfance. Vous faîtes de la régression, mon cher ami.
Cédric : C’est grave Docteur ?
Le Docteur Hellmer : C’est problématique. Votre état psychique présente un caractère inquiétant. Vous vous étonnez de n’importe quoi. Je suis sûr que si vous voyiez des fées voler dans le ciel où des loups-garous hurler en pleine nuit, vous seriez surpris.
Cédric : Je suis malade à ce point-là, Docteur ?
Le Docteur Hellmer : Oui, cela vous ferait du bien d’être interné pendant quelques temps.
Cédric : Dans un asile ?
Le Docteur Hellmer : Non, dans la maison de fous qui est derrière nous.
Cédric et Le Docteur Hellmer : Ah, ah, ah !

On aperçoit en extérieur nuit, la vieille demeure qui est filmée en gros plan. On voit une chouette qui est filmée derrière la fenêtre dont la lumière est allumée, on remarque la présence de l’oiseau en gros plan.


La chouette : Ah, ah, ah ! (Rire sarcastique).



FIN





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et la saga des connexions continue...