Qui a peur du grand méchant loup-garou ?

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Qui a peur du grand méchant loup-garou ?

N° dépôt S.A.C.D. : 148828
Court-Métrage
de
Franck Laisné

Genre :

Film d'horreur



PERSONNAGES :

BERTRAND : le père
CHRISTELLE : la mère
MELANIE : la fille
BARBARA : la copine de Mélanie



Intérieur nuit : Bertrand et Christelle sont à table en compagnie de leur petite fille Mélanie et de sa copine Barbara.

Christelle : Barbara, tu veux encore un peu de dessert ?
Barbara : Non merci, Christelle.
Christelle : Ça t'a plu ?
Barbara : C'était très bon, mais j'ai plus faim.
Mélanie : Tant mieux ! T'es assez grosse comme ça.
Barbara : Toi, ça va. (Barbara lui donne une claque sur les cuisses).
Bertrand : Nous avons été contents de t'avoir parmi nous.
Barbara : Merci. Vous êtes tous très gentils avec moi.
Christelle : Mais, tu pleures ?
Barbara : Ça fait du bien d'avoir de nouveau une famille, surtout après la mort de mon papa.


Mélanie la prend dans ses bras et elle l'embrasse.

Mélanie : T'en fais pas. On est là.


Mélanie arrête de la serrer contre elle.

Barbara : Je sais. Sans vous, je ne sais pas ce que je serais devenue. Vous êtes tous trop mignons. Surtout toi, Mélanie.
Mélanie : Faut bien que les amies servent à quelque chose.
Barbara : Pour toi, je ferais n'importe quoi. Je suis même prête à mourir s'il le faut.
Mélanie : Je ne t'en demande pas tant.
Barbara : Si un jour quelqu'un te fait du mal, je le tue.
Bertrand : Pourquoi me regardes-tu comme ça, Barbara ?
Barbara : C'est pas vous que je visais, mais vous êtes juste en face de moi.
Bertrand : Que je suis bête.
Barbara : Plus que vous n'en avez l'air.
Bertrand : Tu m'insultes ?
Barbara : Non, mais vous avez tort de croire que je pense du mal de vous.
Bertrand : Je suis bête d'être parano, si j'ai bien compris ?
Barbara : Oui, je vous aime beaucoup. Et vous aussi, Christelle.
Christelle : Tu sais, Barbara ? On te considère comme notre deuxième fille.
Barbara : Merci. Je vous adore.
Christelle : Ça mérite un bisou.


Christelle s'approche de la petite fille, ensuite elle l'embrasse.

Mélanie : Je t'aime aussi, tu sais ?


Mélanie embrasse Barbara.

Barbara : Vous êtes trop mignonnes toutes les deux. Bertrand, vous ne m'embrassez pas ? Vous êtes un monstre.
Bertrand : Mais si, ma puce. Je ne suis pas un loup-garou.


Bertrand l'embrasse à son tour.

Barbara : Ça fait du bien de se sentir aimée.
Bertrand : Tu le mérites.
Barbara : Je suis contente d'avoir de nouveau un papa.
Bertrand : Et celui-là, tu le garderas toujours.
Barbara : Merci, Bertrand.
Christelle : Tu pleures, ma pauvre petite puce ?
Barbara : Ce sont les larmes du bonheur.
Mélanie : T'es bien mélancolique, Barbara.
Barbara : Oui, mais c'est pas tout ça. Il commence à faire nuit. Je vais rentrer.
Mélanie : Je peux t'accompagner ?
Barbara : Si tu veux.
Bertrand : Je viens avec vous.
Barbara : Non, surtout pas.
Bertrand : Pourquoi ?
Barbara : Je ne veux pas vous déranger et puis je veux parler à Mélanie.
Bertrand : C'est comme tu veux.
Barbara : Tu viens, Mélanie ?
Mélanie : Oui. Juste le temps de mettre mon blouson.
Barbara : Dépêche-toi. Il va faire nuit.
Mélanie : Tu peux parler, toi. T'es pas prête.
Barbara : Maintenant, ça y est. On y va ?
Mélanie : Oui.
Christelle : Soyez prudentes, les filles. On ne sait jamais.
Mélanie : T'inquiète pas pour nous.
Bertrand : Es-tu superstitieuse ?
Mélanie : Non, pourquoi ?
Bertrand : Ton blouson est de la même couleur que celui du Petit Chaperon rouge.
Barbara : Et alors ? On n'a pas peur du loup.
Mélanie : Méchant. T'essayes de nous faire peur.
Bertrand : Je crois que j'ai réussi.
Christelle : N'oubliez pas, les enfants, que cette nuit, c'est la pleine lune. Hou-ou-ou.
Mélanie : Bah, toi, t'es pas mieux que lui.
Barbara : Je vous dis au revoir avant de croiser le méchant loup-garou. A bientôt Christelle, et merci beaucoup pour le repas.
Christelle : De rien, Barbara. Cela nous fait tellement plaisir de t'avoir parmi nous.


Barbara et Christelle se font la bise.

Barbara : Merci à vous aussi, Bertrand. A bientôt.
Bertrand : Je te fais un bisou, ma puce.


Barbara et Bertrand se font la bise.

Christelle : Dépêchez-vous pour que Mélanie ne rentre pas trop tard. Tu devrais les accompagner, Bertrand.
Bertrand : Barbara n'est pas d'accord. Elle veut rester uniquement avec sa copine. C'est son droit.
Christelle : Peut-être... Mais je n'aime pas que ma fille rentre seule quand il fait nuit.
Bertrand : Qu'est-ce que tu veux qu'il leur arrive ?
Christelle : On ne sait jamais.
Bertrand : Ici, c'est calme. Ne crains rien.
Mélanie : Barbara, je peux dormir chez toi pour rassurer Maman ?
Barbara : Si tu veux.
Christelle : Et bien, c'est d'accord. Merci, Barbara.
Bertrand : Les mères...

Barbara ouvre la porte.

Barbara : On y va ?
Mélanie : J'arrive...
Christelle : Tu ne me fais pas un bisou avant de partir ?
Mélanie : Si, Maman.

Christelle et Mélanie s'embrassent.

Mélanie : A demain, Papa.
Bertrand : Salut, ma puce.

Mélanie et Barbara sortent dehors en extérieur nuit, alors Christelle va sur le pas de la porte et on aperçoit également les deux fillettes marcher et elles s'éloignent petit à petit de la maison.

Christelle : Surtout, soyez prudentes.
Mélanie : Promis, Maman.

Christelle referme la porte, alors que les deux enfants s'approchent du bois.

Mélanie : J'ai peur...
Barbara : N'aie pas peur. Ce n'est qu'un bois.
Mélanie : Oui, mais il fait nuit.
Barbara : Et alors ?
Mélanie : C'est la pleine lune.
Barbara : Ne crains rien. Je suis là...
Mélanie : Je t'aime, Barbara. T'es vraiment ma meilleure copine.
Barbara : Toi aussi. On y va ?
Mélanie : O.K.

Les deux fillettes pénètrent dans la forêt.

Barbara : Et bien, tu vois quand tu veux.
Mélanie : Tu dois me trouver froussarde ?
Barbara : Non, tu crois ?
Mélanie : Ah, ah, ah. (Rire vexé).
Barbara : Tu sais ? J'ai l'habitude de sortir la nuit.
Mélanie : Tu n'as même pas peur ?
Barbara : Bah non, pourquoi ?
Mélanie : Non, rien...
Barbara : Y'a que le cimetière qui me fait peur.
Mélanie : Pourquoi ?
Barbara : Sais pas. J'aime pas.
Mélanie : Je suis sûr que ton papa veille sur toi.

Mélanie l'embrasse.

Barbara : Merci, Mélanie.
Mélanie : Tu sais ? Je suis sûre que le paradis existe.
Barbara : Mon papa n'est peut-être pas mort pour de vrai.
Mélanie : Oui, je sais... On n'a jamais retrouvé son corps.
Barbara : C'est quand même bizarre qu'il soit mort dans un accident et que les pompiers n'aient jamais retrouvé son squelette.
Mélanie : Ils ont peut-être mal cherché ou peut-être bien qu'il est vivant ?
Barbara : Je voudrais tellement revoir mon papa.

Barbara se met à pleurer.

Mélanie : Pleure pas, Barbara.

Mélanie l'embrasse.

Barbara : Tu crois que c'est un loup-garou ?
Mélanie : Bah non, pourquoi ?
Barbara : Depuis qu'il a disparu, tu sais que beaucoup de moutons ont été égorgés ?
Mélanie : Tu ne vas pas croire ces histoires ? Maintenant, c'est moi la courageuse.
Barbara : Tu dois me trouver idiote ?
Mélanie : Tu vois que t'es intelligente quand tu veux.
Barbara : Méchante. (Barbara lui donne une claque sur les fesses).
Mélanie : Oh !!! Tu veux que je te dise quelque chose Barbara ?
Barbara : Oui, raconte.
Mélanie : Je vais te dire que des moutons, y'a en toujours eu beaucoup d'égorgés.
Barbara : Il paraît qu'y en a de plus en plus.
Mélanie : C'est pas vrai. Y'a pas longtemps que t'habites ici.
Barbara : Et alors ?
Mélanie : Y'a beaucoup de choses que tu ne sais pas.
Barbara : Vas-y, raconte.
Mélanie : Depuis dix ans, des choses inexpliquées se passent dans le coin.
Barbara : Quoi ? Par exemple ?
Mélanie : Des moutons sont égorgés les nuits de pleine lune.
Barbara : Et alors ?
Mélanie : Ton père n'était pas mort quand ça a commencé.
Barbara : Donc mon papa n'est pas un monstre.
Mélanie : Non, Barbara.
Barbara : Je t'aime, Mélanie.
Mélanie : Moi aussi.

Barbara se jette dans les bras de Mélanie et les deux fillettes se font une accolade.

Barbara : On y va ?
Mélanie : Si tu veux ?
Barbara : Tes parent le savent qu'il y a un loup-garou ?
Mélanie : Ils n'y croient pas du tout.
Barbara : Pourquoi ?
Mélanie : Pour eux, c'est du pipeau et ils pensent que ce sont les paysans qui tuent eux-mêmes les moutons.
Barbara : Je ne vois pas pourquoi ils feraient ça ?
Mélanie : T'es bien naïve. Ils veulent de l'argent.
Barbara : Oh !!! Les escrocs.
Mélanie : C'est quand même curieux qu'il n'y ait que les moutons qui soient égorgés.
Barbara : Y'a pas d'autres animaux ?
Mélanie : Non. Pourtant y'a des vaches, des poneys, des chevaux et des chèvres. Mais eux, ils ne sont jamais tués parce que les éleveurs de moutons de la région n'en ont pas. C'est quand même bizarre.
Barbara : Oui. T'as raison.
Mélanie : Ce sont des escrocs, je te dis.
Barbara : Si ça se trouve, tu mens. Pour ne pas me faire de la peine, car mon papa est peut-être un loup-garou ?
Mélanie : Que t'es bête. On court. On arrivera plus vite.
Barbara : D'accord. Mais tu me donnes la main.
Mélanie : O.K., Barbara.

Les deux fillettes se tiennent la main.

Mélanie : On chante ?
Barbara : Qu'est-ce que tu veux chanter ?
Mélanie : Qui a peur du grand méchant loup. On y va ?
Barbara : Je suis d'accord.
Mélanie et Barbara : Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous. C'est pas nous. Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous. C'est pas nous. Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous. C'est pas nous.

Les deux fillettes arrêtent de courir et elles restent sur place, tétanisées.
On aperçoit juste après un loup-garou.

Le loup-garou : Grrrrrrrrr !!!
Barbara : Sauvons-nous.

Les deux petites filles courent très vite, poursuivies par le monstre.

Barbara : Dépêche-toi !

Mélanie tombe par terre.

Barbara : Ce n'est pas le moment.

Barbara l'aide à se relever.

Mélanie : Merci.
Barbara : Grouille-toi. Vite.

Mélanie et Barbara courent au milieu des arbres en extérieur nuit, elles s'approchent d'une petite maison en bois qui se situe dans la forêt. Les deux fillettes rentrent dans le cabanon, elles se retrouvent donc dedans en intérieur nuit et Barbara referme la porte au nez du loup-garou. Ensuite, Barbara met le verrou, cette petite fille reste derrière la porte et Mélanie s'assoit loin derrière l'entrée de la cabane.

Mélanie : On l'a échappé belle.
Barbara : A qui le dis-tu !
Mélanie : T'entends les hurlements ? C'est affreux ! J'ai peur.
Barbara : Rassure-toi. Je suis là, Mélanie et je suis même prête à mourir pour toi s'il le faut. (Elle sort un couteau de sa poche).
Mélanie : T'es adorable, Barbara.
Barbara : T'as toujours été là quand j'ai eu mal. T'es ma meilleure copine et je te jure que le loup-garou ne te mangera pas.

On entend la bête qui frappe derrière la porte.

Mélanie : T'entends ?
Barbara : Je ne suis pas sourde.
Mélanie : Tu crois qu'il peut défoncer la porte ?
Barbara : Non, c'est trop solide.
Mélanie : J'ai peur ! Si seulement Papa était là...
Barbara : T'as de la chance. T'as un papa.
Mélanie : Et alors ?
Barbara : Moi, j'en ai pas. (On l'aperçoit en gros plan et elle tend son couteau vers Mélanie).
Mélanie : Qu'est-ce que tu fais ?
Barbara : Je vais te tuer. La porte est solide, elle ne cassera pas et demain tout le monde croira que c'est le loup-garou qui t'a zigouillée.
Mélanie : T'es qu'une petite morveuse.
Barbara : Peut-être... Mais moi, je vais t'égorger pour te punir d'avoir un papa.

Barbara se jette sur Mélanie et elle essaye de la tuer, les deux enfants se battent, quand tout-à-coup, la porte s'ouvre et le monstre rentre dans la cabane pour se retrouver en intérieur nuit. Les fillettes arrêtent de se battre et Barbara se relève.

Barbara : Au secours !!! (Elle crie à tue-tête).

Le loup-garou se jette sur Barbara, il l'égorge violemment et il tue la petite fille. Le monstre se sauve juste après l'avoir tuée, il sort et il se retrouve donc dehors, de nouveau en extérieur nuit.

Mélanie : C'est mon sauveur ! (Elle est toujours par terre).

La fillette se relève, elle sort en extérieur nuit et elle court après la bête.

Mélanie : N'ayez pas peur ! Je ne vous veux pas de mal.

Le loup-garou se cache derrière un buisson.

Mélanie : Monsieur le loup. Monsieur le loup. Vous m'avez sauvé la vie.

Mélanie se met la main devant la bouche et elle pousse un cri de stupeur. On aperçoit ensuite la tête de Bertrand, mais son corps reste caché derrière les feuillus.

Mélanie : Papa, c'est toi ?
Bertrand : Oui, ma puce.
Mélanie : Pourquoi t'es devenu un loup-garou ?
Bertrand : Quand j'étais petit, j'ai connu un sorcier qui m'a transmis ce don.
Mélanie : Mais ! Tu n'es pas un méchant ?
Bertrand : Non, rassure-toi. Les sorciers peuvent faire le bien comme le mal et moi j'ai choisi le bien.
Mélanie : Tu me le donneras, le don de se transformer en loup ?
Bertrand : Oui. Quand tu seras plus grande.
Mélanie : Je t'aime, Papa.
Bertrand : Moi aussi.

Mélanie se jette dans les bras de son père pour l'embrasser.

Bertrand : Rentre à la maison, sinon on pourrait penser que je suis un monstre.
Mélanie : Mais tu n'es plus en loup-garou.
Bertrand : Justement, on pourrait croire que je m'intéresse un peu trop aux petites filles.
Mélanie : Tu es tout nu derrière le buisson ?
Bertrand : Oui.
Mélanie : D'accord, je vais rentrer. Mais d'abord, je voudrais te poser une question.
Bertrand : Pose-la.
Mélanie : Tu savais que Barbara était méchante ?
Bertrand : Ce n'était pas sorcier de s'en apercevoir. Elle te regardait méchamment et elle faisait croire à tout le monde qu'elle t'aimait bien. Pourtant je savais que ce n'était pas vrai.
Mélanie : Mais je ne lui ai rien fait, moi.
Bertrand : Je sais… Barbara te détestait parce qu'elle avait perdu son papa et elle était très jalouse de toi.
Mélanie : On n'a jamais retrouvé le corps de son papa.
Bertrand : Moi, si. Je l'ai mangé.
Mélanie : Pourquoi t'as fait ça ?
Bertrand : J'avais une faim de loup.
Mélanie : C'est pas bien de ta part. Je ne suis pas contente.
Bertrand : Ça ne change rien pour lui. Il était déjà mort.
Mélanie : T'es vraiment un loup-garou très gourmand.
Bertrand : Toi aussi, tu devrais manger. Il fait presque jour et il est temps que tu ailles prendre ton petit déjeuner.
Mélanie : Si tu veux.
Bertrand : A plus tard, ma puce.
Mélanie : A tout à l'heure, Papa.

Mélanie court dans le bois en sautillant et elle chantonne.

Mélanie : Qui a peur du grand méchant loup-garou ? C'est pas moi. C'est pas moi. Qui a peur du grand méchant loup-garou ? C'est pas moi. C'est pas moi. Qui a peur du grand méchant loup-garou ? C'est pas moi. C'est pas moi...

FIN


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