Œuvres de l’auteur

sommaire retour

HORROR COMIC

HORROR COMIC

HORROR COMIC

ACTE 1

Fabrice et Justine Malardou viennent de se marier. Ils sont tombés en panne d’essence en compagnie de leur belle-mère et ils avancent jusqu’au village de Sultard pour pouvoir y passer la nuit.

Fabrice : Tu sais ma chérie, notre mariage a été une parfaite réussite. Je regrette simplement que nous soyons tombés en panne d’essence.

Justine : Nous n’avons pas eu de chance, mais je suis sûr que nous allons trouver un charmant petit village pour pouvoir dormir. Il paraît d’ailleurs que dans cette région de Transylvanie, les habitants sont accueillants et que ce sont des gens très chaleureux.

Fabrice : En enfer les gens sont très chaleureux également.

Justine : Pourquoi tu dis ça ?

Fabrice : Je plaisante.

Odette : J’espère que tu te rends compte que ton mari a des idées bizarres. Je ne vois pas pourquoi il voulait se marier à tout prix en Transylvanie, alors que nos deux familles habitent la région vendéenne.

Fabrice : Vous la belle-mère, fermez-la. Je voulais me marier en Transylvanie, car j’ai promis à mon ancienne fiancée peu de temps avant qu’elle se suicide que je me marierai dans cette région. En plus de ça, j’avais espoir que vous n’assisterez pas à notre mariage étant donné que vous détestez voyager.

Odette : Vous voyez que je suis quand même venue au mariage de ma fille. Il m’en aurait fallu beaucoup plus que ça pour m’en dissuader.

Justine : Arrêtez de vous disputer tous les deux. J’entends des bruits bizarres, je crois que ce sont des bruits de pas, j’ai peur. Tu vas te moquer de moi Fabrice, mais il paraît que Dracula habite la région.

Fabrice : Ma pauvre Justine, ce que tu peut être vraiment naïve. Tu ne vas quand même pas me faire avaler que tu crois encore aux vampires à ton âge ?

On voit Astarina juste devant eux.

Justine : Regarde ! On aperçoit une jeune femme juste devant nous. Qu’est-ce qui me prouve que ce n’est pas un monstre aux dents pointues ?

Fabrice : Elle est plutôt ravissante cette vampire. Je vais lui demander où se trouve le village le plus proche pour pouvoir y passer la nuit.

Odette : Vous ne commencez pas à draguer, je vous surveille.

Fabrice : Hum... ce que vous êtes pénible. Bonjour mademoiselle, comment vous appelez vous ?

Astarina : Astarina pour vous servir.

Odette : Vous voulez peut être son numéro de téléphone pendant que vous y êtes ?

Fabrice : Je n’ai pas de compte à vous rendre. Mademoiselle Astarina vous allez rire, mais ma femme a tellement peur des vampires qu’elle croyait que vous en étiez une. Quand je regarde un film d’horreur à la télévision, elle hurle tellement fort qu’elle réveille les voisins au beau milieu de la nuit. Elle est extrêmement peureuse à vrai dire. Pourriez vous m’indiquer le village le plus proche s’il vous plaît ?

Astarina : Je vais vous conduire au village le plus proche, ce bourg s’appelle Sultard et c’est là bas que j’habite. Je tiens à vous signaler que cette localité est habité par des monstres. On y trouve une sorcière, un loup-garou, un fantôme, un zombie, ainsi qu’un squelette et bien sûr une vampire.

Fabrice : Eh bien avec ma belle-mère, cela va faire un monstre de plus. Vous ne manquez pas d’humour mademoiselle Astarina, j’aime bien ça.

Ils avancent tous les quatre et arrivent en face d’un village dans lequel on voit la petite maison de la sorcière, le château hanté devant lequel pend un panneau sur lequel il est inscrit « attention fantôme méchant », la maison du loup-garou, le manoir où habite Astarina et le cimetière devant lequel il y a un autre panneau sur lequel il est écrit « silence, il y a des gens qui dorment ici ». En plus de ça, il y a une maison inhabitée.

Astarina : Je vous propose de passer la nuit dans cette maison, car c’est la seule qui soit inoccupée.

Fabrice : Je vous remercie énormément mademoiselle Astarina.

Astarina : Ce n’est rien. Je vais vous présenter tous les habitants du village de Sultard. Debout bandes de fainéants, aller levez vous, je vais vous présenter des gens que j’ai rencontré et qui vont dormir ici.

Justine : Vous n’allez quand même pas les réveiller à une heure aussi tardive, il est minuit passé.

Astarina : Justement ils devraient être levés. Dans le village de Sultard, les habitants vivent la nuit et ils dorment le jour. Allez debout bandes de fainéants.

Marlèche : Qu’est ce que qui te prend pour crier comme ça ? Tu sais l’heure qu’il est ?

Astarina : Il est plus de minuit et vous devriez être levés depuis longtemps.

Marlèche : C’est pas ben vrai. J’ai fait la grasse soirée.

Astarina : Je vous présente Marlèche notre sorcière, elle est spécialisée dans la magie noire.

Justine : Vous plaisantez, j’espère...

Astarina : Bien sûr...

On aperçoit les autres monstres qui arrivent vers eux.

Astarina : Je vous présente Loufiaud qui est en réalité un loup-garou.

Fabrice : Ca m’a plutôt l’air d’être un brave chien votre loup-garou. Vous avez beaucoup d’humour mademoiselle Astarina.

Astarina : Je vous présente maintenant Dragueen le fantôme.

Justine : Pourquoi il a un drap ?

Astarina : Je vous l’ai dit, c’est un fantôme.

Fabrice : Ne l’écoute pas ma chérie, elle plaisante. En réalité ce dénommé Dragueen n’est pas encore bien réveillé et lorsqu’Astarina l’a sorti du lit, il a sûrement oublié d’enlever le drap qu’il avait sur lui lorsqu’il dormait.

Astarina : Ce qu’ils sont naïfs. Je vous présente notre ami Zolard qui est un zombie.

Justine : Mais oui, mais oui, c’est un zombie. Astarina vous êtes peut être une vampire pendant que vous y êtes ?

Astarina : Justement, j’en suis une.

Ils éclatent de rire tous les trois.

Justine : Je sens que l’on ne va pas s’ennuyer ici. Astarina vous êtes irrésistible.

Astarina : Je vous présente à présent le dernier habitant du village, il s’appelle Siscard et c’est un squelette.

Fabrice : Merci de cette précision, on ne l’avait pas remarqué. Personnellement, je croyais que ce monsieur était anorexique et qu’il souffre de cette maladie depuis au moins dix ans.

Justine : Mais pourquoi êtes vous tous déguisés en monstre ?

Fabrice : Mais enfin, ma pauvre Justine. Tu n’as pas encore compris que nous sommes le soir de l’Halloween Roumain et que toutes ces personnes sont déguisées, car c’est une nuit de fête aujourd’hui.

Justine : J’aurai dû le deviner toute seule.

Astarina : Nous fêtons Halloween toutes les nuits ici à Sultard, ceci dit au passage.

Justine : Vous aimez bien faire la fête ici. Tant mieux. Cela nous change des gens sinistres, nous aussi, nous adorons nous amuser. Vous n’auriez pas trois déguisements à nous prêter.

Fabrice : Deux déguisements sont suffisants, car belle maman ressemble déjà à un montre. On n’a qu’à dire que c’est une vieille sorcière.

Justine : Fabrice, je t’interdis d’insulter maman. De toute façon, Marlèche est déjà déguisé en sorcière.

Odette : Je te remercie ma petite Justine d’avoir remis ton mari à sa place. Je ne vois d’ailleurs pas en quoi je ressemble à une vieille sorcière.

Fabrice : Si vous croyez que vous ne ressemblez pas à une vieille femme diabolique, c’est que vous êtes amnésique et que vous avez oublié la recette démoniaque que vous avez cuisinée à mon intention.

Odette : Je ne vois pas de quoi vous voulez parler ?

Fabrice : Je vais vous rafraîchir la mémoire avec grand plaisir. Vous ne vous souvenez pas du jour où vous avez cuisiné des cuisses de crapauds et que vous m’aviez fait croire que c’était des cuisses de grenouilles ?

Odette : Maintenant que vous le dîtes, je m’en souviens effectivement. Je peux vous assurer que c’était involontaire de ma part, j’ai attrapé des crapauds à la place des grenouilles. Ce n’est quand même pas de ma faute. Vous n’allez pas m’en vouloir pour si peu ?

Fabrice : Pour si peu, pour si peu. J’ai quand même attrapé à la suite de ça une indigestion et j’ai été malade pendant trois jours avec plus de quarante de fièvre.

Odette : Ce que vous pouvez être rancunier.

Fabrice : Avouez que j’ai de bonnes raisons de l’être. Vous n’êtes sûrement pas une sorcière, mais vous êtes une sosie plus ressemblante que l’original.

Odette : Justine dis quelque chose.

Justine : Il est rancunier. Qu’est ce que tu veux que j’y fasse ? Je ne vais quand même pas le gifler sous prétexte qu’il se moque de toi et qu’il t’en veut.

Odette : Ce serait une excellente idée.

Fabrice : Je vous préviens si Justine me donne une paire de claques, je vous frapperai pour me venger.

Justine : Arrêtez de vous disputer tous les deux où sinon j’en prends un pour taper sur l’autre.

Astarina : Ah, les histoires de famille. Vous feriez mieux d’aller dormir, ça calmera les esprits. Votre maison c’est celle là, elle n’est pas très grande, mais pour trois personnes c’est largement suffisant. Je vous préviens, la nuit on est un peu bruyant. J’espère que ça ne vous empêchera pas de dormir.

Fabrice : C’est normal que vous fassiez du bruit, car vous adorez faire la fête. En ce qui me concerne, j’ai plutôt envie de m’amuser que d’aller dormir.

Justine : Je suis de ton avis mon chéri.

Odette : Moi je suis très fatiguée, mais j’ai beaucoup de mal pour m’endormir quand j’entends du vacarme.

Fabrice : Eh bien, il ne vous reste plus qu’à vous amuser avec nous. Mais en attendant, j’aimerais visiter votre demeure.

Astarina : Je vais vous accompagner.

Ils rentrent à l’intérieur d’une vieille maison.

Marlèche : Je vais rentrer chez mouais, car j’ai la cuisine à préparer.

Loufiaud : Moi aussi, dois m’en aller.

Zolard : Allons voir si les morts se sont réveillés, mes chers Dragueen et Siscard.

Les monstres s’en vont et l’on voit Astarina à l’intérieur de la vieille maison en compagnie des trois humains.

Odette : L’intérieur de cette maison est fort agréable. Mais comment se fait-il que je vois trois cercueils et qu’il n’y a pas de lits ?

Astarina : Parce que les cercueils servent de lits.

Odette : C’est monstrueux.

Fabrice : Faut bien que les habitants de Sultard s’amusent... Ne vous plaignez pas belle maman. Etant donné que vous aurez bientôt soixante dix ans, le fait de dormir dans un cercueil, cela constitue un excellent entraînement pour votre vie future.

Odette : J’ai peut être un pied dans la tombe, mais je ne supporte pas que l’on marche sur l’autre.

Justine : Fabrice tu as été trop loin, tu devrais t’excuser.

Fabrice : Bon, très bien. Je m’excuse.

Odette : Encore heureux.

Astarina : A part les cercueils, j’espère que cette petite demeure vous convient.

Justine : Oui, elle est aménagée avec goût. Je crois que nous allons nous plaire ici.

Fabrice : Et comment. Il faudrait être difficile.

Astarina : Tant mieux. Cette petite habitation n’est pas très bien éclairée. J’espère que vous n’avez pas peur du noir.

Odette : Non, nous ne sommes pas racistes.

Justine : Parle pour toi maman. Moi en ce qui me concerne, j’ai un peu peur lorsqu’arrive la tombée de la nuit.

Astarina : Et bien. Pour vous rassurer Justine, vous n’avez qu’à ouvrir le placard, vous y trouverez une peluche que j’avais lorsque j’étais une petite fille.

Justine avance jusqu’au placard et une fois arrivée, elle ouvre la porte.

Justine : Je ne vois pas la peluche. Où se trouve t’elle ?

Astarina : Elle est rangée sous la couverture.

Justine : Je me demande si c’est un nounours ou un adorable lapin.

Astarina : Soulever la couverture, vous verrez bien.

Justine soulève la couverture, prend la peluche et elle remet la couverture à sa place. Puis elle tend les deux bras pour regarder la peluche.

Justine : Mais c’est un loup-garou en peluche.

Astarina : Oui, vous ne trouvez pas qu’il est mignon. Je vous le prête pour que vous vous sentiez moins seule cette nuit. Quand vous aurez peur, vous pourrez le serrer contre vous pour vous rassurez en lui faisant de gros câlins.

Justine : Des câlins, des câlins. Vous en avez de bonnes Astarina. Si je m’endors avec le loup garou en peluche dans les bras, je serais certaine de faire des cauchemars. Personnellement, je préfère largement les bons gros nounours. C’est peut être moins original, mais c’est beaucoup plus rassurant.

Fabrice : Belle maman disait tout à l’heure qu’elle n’était pas raciste contre le noir, nous par contre nous le sommes. On préfère passer une nuit blanche pour nous amuser et en plus, j’adore votre sens de l’humour mademoiselle Astarina.

Odette : Justine apporte moi la peluche, s’il te plaît. Je voudrais voir ce loup-garou de près.

Justine lui apporte le loup-garou.

Odette : Elle est horrible cette peluche.

Fabrice : Peut être, mais lui au moins, il ne mord pas contrairement à votre caniche.

Odette se met à pleurer.

Fabrice : Excusez moi Odette, je ne voulais pas vous blesser.

Justine : Toi, tu n’en loupes pas une.

Odette : Je ne me remets pas de la mort de ce pauvre Lutterman.

Astarina : Vous savez moi aussi je suis morte comme toutes les vampires, mais je n’ai jamais été si heureuse de vivre que depuis que je suis décédée. C’est sûrement pareil pour votre caniche, si cela peut vous consoler.

Odette : Ne vous moquez pas de moi, espèce de monstre.

Astarina : J’ai dû dire quelque chose que j’aurai dû garder pour moi.

Fabrice : Ne faîtes pas attention à elle, Odette veut faire son intéressante.

Astarina : Pour me faire pardonner, puis je vous offrir un verre à tous les trois ?

Fabrice : Avec grand plaisir, j’ai extrêmement soif.

Astarina : Qu’est ce que vous voulez boire ?

Justine : Personnellement, je veux bien boire un coup de rouge.

Odette : Moi aussi, cela me permettra de me remettre de mes émotions.

Fabrice : Pourquoi pas ? Je crois que je vais boire la même chose.

Astarina : Je vais chercher une bouteille dans le bar.

Astarina avance et elle ouvre le placard, la vampire en sort une bouteille ainsi que quatre verres. Elle avance puis elle dépose le tout sur la table.

Astarina : Je vais remplir vos verres de cet excellent breuvage.

La vampire remplit les quatre verres.

Astarina : A votre santé.

Fabrice : A la votre, mademoiselle Astarina.

Ils commencent tous les quatre à boire.

Astarina : Hum, c’est excellent.

Justine : Je ne vous le fais pas dire. Ce vin est délicieux, il a un arôme légèrement fruité. Il a du corps ainsi que du répondant. Il est encore jeune, mais ce vin est plein, gai, nerveux, racé, plutôt séveux. Décidément je me régale.

Fabrice : Mais enfin ma chérie, je ne savais pas que tu étais experte en vin. Je croyais que tu n’y connaissais rien.

Astarina : Ah ça pour rien y connaître, elle n’y connaît rien. Justine confond même du vin avec du sang et elle joue les grandes connaisseuses.

Justine : Whoaw, quel horreur, c’est du sang.

Odette recrache le sang.

Odette : Astarina vous êtes ignoble.

Fabrice : Mais non, elle s’amuse. Cette jeune femme pousse la plaisanterie jusqu’au bout. Il ne faut pas oublier qu’ils adorent s’amuser au village de Sultard. Il faut reconnaître que c’est délicieux le sang et puis ça rafraîchit.

Astarina : Monsieur est connaisseur à ce que je vois.

Odette : Connaisseur, connaisseur. Vous en avez de bonnes. Justine tu as épousé un vampire.

Justine : Mais non... (Elle lève les yeux au ciel). J’ai eu la chance d’épouser un fin gourmet.

Astarina : Vous avez raison de dire que c’est un fin gourmet lui. Ce n’est pas son genre de confondre du vin avec du sang.

Justine : Ne vous moquez pas de moi Astarina.

Astarina : Je vais reprendre un verre de sang, vous en voulez un autre.

Odette : Sans façon.

Justine : Moi non plus.

Fabrice : Je tiens à reprendre un verre pour boire à votre santé mademoiselle Astarina.

Astarina prend la bouteille, elle le sert puis elle verse du sang dans son verre, ensuite ils prennent chacun leur verre.

Astarina : A votre sang...

Odette sort une énorme croix Chrétienne de sa poche.

Odette : T.

Astarina fait tomber son verre par terre.

Astarina : Vous m’avez fait peur, mais c’est vrai que les croix Chrétiennes sont en forme de T.

Odette : Vous avez peur de cet emblème religieux. Cela prouve que vous nous avez pas menti lorsque vous avez prétendu être une vampire. Il est vrai que ces monstres ont peur de l’emblème du bien.

Astarina : Ce n’est pas pour ça. J’ai été élevé dans une école religieuse tenue par des bonnes soeurs. Dans cette institution, j’ai subi les pires sévices, c’est la raison pour laquelle j’ai peur des croix Chrétiennes.

Fabrice : C’est une excellente raison et je ne mettrai jamais en doute la parole de mademoiselle Astarina.

Odette : Vous n’avez pas encore compris ? C’est une vampire.

Fabrice : Ma pauvre Odette. Seul les retardés mentaux et vous, croient encore aux vampires à notre époque.

Odette : Quelle différence faîtes vous entre un retardé mental et ma personne.

Fabrice : La différence est subtile. Vous êtes handicapée au 3ème degré, les autres sont moins débiles que vous.

Odette lui donne une claque.

Odette : Vous l’avez bien cherchée.

Astarina : Vous êtes vraiment violente avec votre gendre.

Fabrice : Oui, c’est une vieille teigne.

Odette : Ce n’est pas vrai.

Fabrice : Oh, que si.

Odette : Vous allez encore me traiter de débile profond, mais je peux vous affirmer qu’Astarina est une vampire.

Astarina : Qu’est ce qui vous permet d’affirmer cela ?

Odette : Vous buvez du sang, vous avez peur des croix Chrétiennes et en plus de tout ça, vous avez des dents pointus.

Astarina : Cela ne prouve rien. Certes je bois du sang, mais votre gendre en boit également et il aime ça. Vous ne pouvez pas soupçonner Fabrice d’être un vampire, même si vous ne l’aimez pas. Quant à ma peur des croix Chrétiennes, je me suis déjà expliquée la dessus et je déteste me répéter.

Odette : Et le fait d’avoir des dents plus pointues qu’un couteau. C’est normal, peut être ?

Astarina : J’ai peut-être des dents pointues, mais vous êtes une mauvaise langue et votre langue est tellement bien pendue qu’il faut faire attention à ne pas marcher dessus pour éviter de vous faire mal.

Odette : Vous vous moquez de moi, mais vous n’avez pas répondu à ma question qui est la suivante. Comment se fait il que vous ayez quatre dents pointues ?

Astarina : C’est pour mieux faire parler les bavards. Sérieusement je vais vous le dire, ce sont des fausses dents pour la fête de ce soir dont êtes les invités d’horreur... enfin je voulais dire les invités d’honneur.

Odette : Vos explications ne me conviennent pas. Est ce que vous mangez de l’ail ?

Astarina : Aïe, ça fait mal. Je n’en mange jamais, car cela me donne des brûlures d’estomac.

Odette : Est ce que vous vous regardez dans un miroir ?

Astarina : Jamais.

Odette : Remarquez cela ne prouve rien. Moi non plus, je n’aime pas me regarder dans un miroir.

Fabrice : Vous en ce qui vous concerne c’est plutôt normal. Je comprends que vous ailliez peur de vous regarder dans une glace. Vous n’êtes pas maso au point de voir votre sale gueule dans un miroir. Quant à mademoiselle Astarina qui est si belle, je comprends moins.

Astarina : C’est parce que je ne me trouve pas vraiment belle.

Fabrice : Vous avez tort, car je vous trouve ravissante.

Justine : Je vous trouve beaucoup plus jolie que moi.

Odette : Moi aussi, je me trouve plus moche que vous.

Fabrice : Pour ça, il n’y a pas besoin d’être observateur. Comparer Astarina à belle maman, c’est comparer la belle avec la bête.

Odette : Et si je devais vous comparer à cette vampire. Ce serait la belle et le bête parce que votre coefficient intellectuel n’est pas très développé.

Fabrice : En effet, il faut être idiot pour tomber amoureux d’une jeune femme qui a une mère aussi insupportable que vous.

Odette : Vous la ferme.

Justine : Arrêtez de vous disputer tous les deux, car cela devient vraiment insupportable.

Fabrice : Excuse moi, ma chérie. Je te promets que je vais faire un effort.

Odette : Tu as raison Justine. Moi aussi, je vais essayer de ne pas être trop dur avec ce qui me sert de gendre. Pour en revenir à Astarina, je suis toujours persuadée que c’est une vampire.

Astarina : J’ai pourtant répondu à toutes vos questions.

Odette : Oui... Mais je considère que vous ne m’avez pas apporté les réponses que j’attendais, je suis donc toujours persuadée que vous êtes une femme qui se transforme en chauve souris.

Astarina : Vous avez cru au Père Noël jusqu’à quel âge ?

Odette : Pourquoi cette question débile ? Je ne vois pas le rapport.

Astarina : Moi si... Les vampires n’existent pas et si vous croyez encore aux histoires de monstres à votre âge, c’est que vous avez du croire au Père Noël jusqu’à 15 ans et encore je vous soupçonne d’y avoir cru jusqu’à votre majorité.

Fabrice se met à rire.

Fabrice : Voilà qui est bien envoyé.

Justine : Fabrice, tu m’avais promis de faire un effort.

Fabrice : Excuse moi, mais c’est trop drôle. Quand on me tend une perche comme celle là, j’ai

envie de sauter sur l’occasion pour battre le record du monde de saut en hauteur.

Odette : Pourtant vous volez bas d’habitude...

Fabrice : Je me passerai de vos commentaires.

On aperçoit Marlèche se promener dans le village et elle se dirige lentement vers la maison.

Astarina : Je suis indignée par le fait qu’on ose me traiter de vampire.

Fabrice : Moi, je sais que vous n’en êtes pas une. Il ne faut pas en vouloir à Odette, c’est un peu normal qu’elle soit gâteuse à son âge.

Odette : Il m’énerve. Et toi Justine, tu crois que je suis gâteuse ou qu’Astarina est réellement une vampire.

Justine : Je ne crois pas aux histoires de morts qui viennent la nuit sucer le sang des vivants.

Odette : Donc toi aussi, tu t’imagines que je suis une vieille folle qui délire.

Justine : Je n’ai pas dit ça maman, mais je crois que ton imagination est fertile.

Marlèche frappe à la porte.

Astarina : Entrez !

Marlèche ouvre la porte.

Astarina : Quelle bonne surprise ! Je ne m’attendais pas à te voir ce soir Marlèche. Je croyais que tu étais occupée toute la nuit à préparé des potions.

Marlèche : Mes potions sont déjà prêtes pour faire la fête. Nous avons eu l’idée avec les gars du village d’organiser ce soir un petit repas pour célébrer ben dignement la bienvenue à nos amis.

Astarina : Etes vous d’accord pour participer à cette petite fête ?

Fabrice : Pour rien au monde, je ne manquerai cette délicate attention.

Justine : Moi aussi. D’autant plus que j’ai une petite faim.

Odette : Je vais y aller également, car j’ai horreur de passer des soirées seule.

Marlèche : V’la t’y pas que les monstres ne vont pas tarder à mettre la table.

Astarina : Attendez nous dehors tous les trois. J’ai quelque chose à dire à Marlèche en particulier.

Justine : Très bien. Nous vous attendons dehors.

Fabrice, Justine et Odette sortent dehors, juste après les monstres arrivent avec la table, les chaises et la marmite.

Marlèche : De quoi veux tu me causer la mère Astarina ?

Astarina : Je voulais te dire quelque chose de très important. Au début, je voulais avouer la vérité sur le fait que nous sommes des monstres à nos trois invités par honnêteté. Mais j’ai changé d’avis sinon, ils seraient mort de peur. Je sais que ce sont nos prisonniers et qu’ils sont surveillés, les humains ne peuvent pas se sauver. Je ne veux pas que vous leur fassiez du mal et que vous leur disiez la vérité. Je vous interdis de les martyriser. Tu m’as bien comprise Marlèche ?

Marlèche : Ben sûr que j’ai compris, je ne suis point l’idiote du village. Mais de quel droit tu te permets de me donner des ordres. Ben sûr qu’on va leur dire la vérité et nous allons leur faire du mal, ce n’est sûrement pas touais qui va nous en empêcher.

Astarina : C’est ce qu’on verra.

Marlèche : Pourquoi cherches tu à tout prix à les protéger ? Ne serais tu pas amoureuse du gars Fabrice par hasard ?

Astarina : Bien sûr que je suis amoureuse de lui et pour cause, avant que je devienne vampire, Fabrice était mon petit ami. Et dire qu’il ne m’a même pas reconnue ! Il est vrai que j’ai énormément changé physiquement depuis que je suce le sang des vivants. Ce n’est pas la seule raison. Je les trouve extrêmement sympathiques tous les trois et je ne suis pas comme vous autres. Je suis plus une femme qu’une vampire, j’ai encore un cœur moi, ce qui n’est pas votre cas.

Marlèche : Tu es beaucoup trop sentimental la mère Astarina. Ta bonté te perdra.

Astarina : J’en doute. C’est moi qui suis dans le vrai.

Marlèche : Sortons de cette maison, nos amis pourraient ben se demander ce que nous faisons.

Astarina : Tu as raison. Allons les rejoindre.

Marlèche et Astarina sortent de la vieille demeure et rejoignent les autres monstres ainsi que les trois humains.

Fabrice : Ah, vous voilà enfin. Je suppose que vous aviez beaucoup de choses à vous raconter.

Astarina : Des histoires entre femmes. Ne restez pas debout. Allons nous asseoir.

Les invités s’assoient tous à la table.

Marlèche : Tu as ben raison la mère Astarina. Le bon repas que je vous ai préparé doit être à point maintenant.

La sorcière s’approche de la marmite, elle prend les assiettes et sert les invités.

Justine : Qu’est ce c’est ? Ca sent bon ce que vous nous avez préparé.

Marlèche : V’la t’y pas que c’est délicieux, mais je vous en dis pas plus, car c’est une surprise. Vous allez déguster quelque chose que vous n’avez jamais mangé jusqu’à maintenant.

Odette : J’appréhende de goûter à cette cuisine, j’ai peur de me transformer en crapaud.

Fabrice : Vous n’avez pas à avoir peur Odette, car même si c’était le cas, cela ne vous changera pas beaucoup.

Odette : Dîtes tout de suite que je suis moche comme un crapaud.

Justine : Arrêtez de vous chamailler tous les deux. Vous aviez promis de faire un effort.

Fabrice : Excuse moi Justine, ça m’a échappé. J’ai du mal à tenir ma promesse.

Justine : Je m’en suis aperçue figure-toi. Essaye quand même de tenir ton engagement.

Fabrice : Je vais continuer à essayer. Je te le promets.

Marlèche : Tout le monde est servi ? Ben.

Marlèche se sert, avance, ensuite elle s’assoit à table avec les invités.

Marlèche : Bon appétit.

Justine : Merci, à vous aussi.

Fabrice : Hum... C’est bon. Qu’est ce que c’est ? Personnellement, je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi délicieux.

Marlèche : Je vois que monsieur est un fin gourmet. Cela me fait terriblement plaisir que ma cuisine soit jugée par un gars qui s’y connait. Je vais vous dire ce que c’est, car cela satisfera ben votre curiosité.

Fabrice : Effectivement, je suis très impatient de savoir ce qu’est ce délicieux plat.

Justine : Moi aussi... J’aimerais même avoir la recette pour en préparer à mon fin gourmet de mari, afin qu’il se régale.

Marlèche : Et ben... C’est du rat farci avec une sauce à la bave de crapaud.

Fabrice : Hum, hum. Vous en êtes sûr ?

Marlèche : J’en suis certaine, c’est quand même mouais qui ai préparé ce délicieux plat.

Odette : Heureusement que monsieur Fabrice est connaisseur. Si c’était moi qui avait préparé du rat farci, il me l’aurait reproché pendant au moins dix ans.

Marlèche : Vous ne mangez plus. Nom de Satanas.Vous n’appréciez point ma cuisine.

Justine : C’est délicieux au contraire... mais c’est bourratif. Je n’ai plus beaucoup d’appétit.

Zolard : Vous avez tort, car moi avec les bonnes recettes de Marlèche, je me régale et j’ai toujours faim.

Loufiaud : Sorcière c’est faire bon miam miam.

Astarina : Ne vous inquiétez pas. Cela n’est pas du rat farci à la bave de crapaud, Marlèche à beaucoup d’humour et elle ne veut pas dévoiler sa véritable recette.

Fabrice : Vous me redonnez l’appétit mademoiselle Astarina. Comment ai-je pu être aussi naïf pour ne pas avoir compris plus tôt qu’il s’agissait en réalité d’une fine plaisanterie ?

Astarina : Je me le demande.

Justine : J’avoue que j’y ai cru moi aussi. Qu’est ce que je peux être crédule.

Astarina : Vous l’êtes beaucoup plus que tout ce que vous pouvez imaginer.

Marlèche : Je vois que tout le monde a ben dégusté mon rat farci à la bave de crapaud. Vas-y donc. Quelqu’un veut-il que je le resserve ?

Fabrice : Avec grand plaisir. Mais juste une lichette.

Marlèche : C’est ainsi que l’on reconnaît les fins gourmets. Je vais vous servir mon gars.

Marlèche se lève, elle prend son assiette, ensuite la sorcière avance jusqu’à sa marmite, puis elle le ressert.

Marlèche : Quelqu’un veut il être resservi ?

Loufiaud : Nooooon, merci.

Marlèche : Je suppose que tu en veux le gars Siscard, car tu en raffoles d’habitude du rat farci à la bave de crapaud. Tu considères même cela comme ma grande spécialité culinaire.

Siscard : Non, malheureusement. Il faut que je sois raisonnable, car j’ai tendance à prendre du poids ces derniers temps.

Justine : Mais vous êtes squelettique.

Siscard : Justement, je tiens à le rester.

Marlèche : Tant pis pour toi le gars Siscard. Notre ami Fabrice va se régaler lui.

Fabrice : Avec grand plaisir. Ce met est vraiment délicieux.

Marlèche avance vers Fabrice, elle lui met son assiette juste devant lui.

Fabrice : Merci beaucoup, Marlèche. Vous nous gâtez avec cette délicieuse cuisine.

Marlèche : Nous les sorcières, on n’a pas beaucoup de mérites, car on adore cuisiner.

Astarina : Est ce que vous voulez boire ?

Odette : En vous connaissant, je suppose que vous allez nous proposer du sang Astarina.

Astarina : Vous êtes mauvaise langue, c’est du pipi de chat.

Odette : Je doute que ce soit meilleur.

Marlèche : Puisque tu te portes volontaire la mère Astarina. Vas y donc. Remplit les verres.

Astarina : Avec grand plaisir.

Astarina se lève et elle remplit les verres.

Odette : Non, merci.

Astarina : Vous n’en voulez pas Odette ? Comme vous voulez. Vous n’aimez pas le sang, ainsi que le pipi de chat noir sans oublier le rat farci à la bave de crapaud. Madame est difficile à ce que je vois.

Fabrice : Vous me faîtes honte belle maman à jouer les difficiles. Qu’est ce que ces gens qui nous invitent avec gentillesse vont penser de vous ? Je me le demande ?

Justine : C’est vrai, maman. Tu pourrais tout de même faire un effort.

Odette : Elle est raide celle là. Tout le monde est contre moi !

Fabrice : Vous vous faîtes remarquer par votre manque d’éducation.

Justine : Et dire que lorsque j’étais petite, tu me forçais à manger des côtes de porc, alors que je n’aimais pas ça. Tu forces les autres à faire ce qu’ils n’aiment pas, mais toi, tu ne le fais pas.

Odette : Tu ne vas quand même pas comparer mes côtes de porc avec du rat farci ?

Justine : Non, bien sûr que non. Et pour cause, il faut reconnaître que Marlèche est bien meilleure cuisinière que toi.

Odette : C’est la meilleure de l’année celle là.

Fabrice : Bravo Justine. Tu l’as bien rembarré.

Astarina : Vous êtes vraiment certaine que vous n’en voulez pas de ce pipi de chat noir.

Odette : Non, sans façon.

Astarina : Madame est raciste à ce que je vois.

Fabrice : Oui, je suis sûr que si cela aurait été du pipi de chat blanc, elle en aurait bu avec grand plaisir.

Odette : N’importe quoi. Ma réaction aurait été la même.

Astarina : Très bien...

Astarina finit de servir les autres invités, elle retourne s’asseoir.

Marlèche : V’la ty pas que j’ai oublié de vous dire sur cette boisson, c’est qu’elle est alcoolisée.

Loufiaud : Oui, alcool bien bon mais costaud. Il faut boire glou glou cul sec. A la une, à la deux, à la trois.

Ils boivent tous leurs verres cul sec.

Justine : Hoaw, c’est fort.

Fabrice : Je ne te le fais pas dire Justine. Mais c’est excellent.

Marlèche : Si vous voulez en boire d’autres verres le gars Fabrice, n’hésitez point à vous servir.

Fabrice se lève et il prend la bouteille.

Fabrice : Puis je servir quelqu’un ?

Les autres : Non, merci.

Fabrice : Et toi, ma chérie. Veux tu que je te resserve ?

Justine : Non, sans façon. Cet alcool est beaucoup trop fort pour moi. Au bout de deux verres, je serai malade.

Fabrice : Vous avez tort, moi je me ressers avec grand plaisir.

Marlèche : Vous avez ben raison d’en profiter. Ce n’est pas tous les jours qu’on boit du pipi de chat.

Fabrice se rassoit, ensuite il se sert un verre d’alcool.

Fabrice : A la une, à la deux, à la trois.

Les autres : Cul sec.

Fabrice boit son verre cul sec.

Fabrice : Je me régale moi avec cette petite liqueur. J’en prendrais bien un troisième verre.

Marlèche : Servez vous. Il ne faut point vous priver.

Justine : Non Fabrice, ça suffit. Tu as assez bu comme ça. Cette boisson est très forte.

Dragueen : Laissez le boire, si il a soif. Ce n’est plus un enfant.

Fabrice : Dragueen à raison. Tu as entendu Justine ? Je ne suis plus un môme.

Odette : Ce n’est pas une raison pour se donner en spectacle. Et dire que c’était moi qui me faisait remarquer en faisant soi disant la difficile.

Marlèche : Ce n’est pas un alcoolique la mère Odette. C’est un fin gourmet. Tout le monde ne peut point en dire autant...

Odette : Si vous appelez quelqu’un qui se régale du pipi de chat et du rat farci à la bave de crapaud, un fin gourmet. Effectivement dans ces conditions, mon gendre est une fine bouche.

Marlèche : Il faut reconnaître que le gars Fabrice est un fin connaisseur. Resservez vous mon garçon. Ne soyez donc point timide.

Fabrice : Je me ressers, mais c’est bien parce que vous insistez.

Justine : T’exagères. Il me semble qu’il n’a pas fallu te forcer beaucoup.

Fabrice se ressert un verre.

Fabrice : A la une, à la deux, à la trois.

Les autres : Cul sec.

Fabrice boit son verre cul sec.

Fabrice : Ah ! Ca fait du bien par où ça passe.

Justine : On s’est rendu compte figure-toi que tu prends énormément de plaisir à boire.

Fabrice : Je ne sais pas ce que j’ai, mais j’ai la tête qui tourne. (Il se met à rire). Excusez moi, c’est nerveux.

Odette : Mon gendre se ridiculise à prendre une cuite au pipi de chat.

Marlèche : Pour le remettre de sa cuite, je vais lui faire boire l’une de mes potions, dont moi seule j’ai le secret.

Justine : C’est quoi ?

Marlèche : C’est une surprise.

Odette : On les connaît vos surprises.

Marlèche se lève de table, elle s’approche de Fabrice et une fois qu’elle est arrivée à proximité de lui, elle sort une bouteille de sa poche, elle enlève le bouchon et la sorcière remplit son verre.

Marlèche : Buvez ça mon gars. Ca va vous remettre d’appoint.

Fabrice : Je ne bois que de l’alcool et j’ai très envie de chanter.

Marlèche : Vas y donc. Avalez ça, c’est alcoolisé.

Justine : C’est vrai ?

Marlèche : Non. Faîtes moi ben confiance.

Fabrice boit cette boisson.

Fabrice : Hum, c’est bon. C’est curieux. Je n’ai plus la tête qui tourne.

Marlèche : V’la t’y pas que c’est normal, car cette potion sert à dessoûler.

Odette : Qui doutera à présent que Marlèche est une vraie sorcière ?

Marlèche : La mère Odette, je ne vous ai rien demandé.

Fabrice : Je trouve cette boisson délicieuse. Mais où sont passés les extra terrestres ? Que je suis bête, j’ai dû dessoûler. Elle est efficace cette boisson, j’aimerais en connaître la recette.

Marlèche : Et ben je vais vous la dire. Prenez des notes la mère Justine, car votre mari aime bien boire à ce que je vois.

Justine : J’ai une excellente mémoire. Je n’ai pas besoin d’écrire la recette pour m’en souvenir.

Fabrice : Moi aussi, j’aimerais savoir quels sont les ingrédients, car c’est succulent.

Marlèche : Cette boisson est composée de trois oeufs de vipères, d’une pincée de poil de rat et surtout de deux ailes de chauve souris passées à la moulinette. Comme vous pouvez le constater, je n’ai mis que des bens bonnes choses dans cette boisson. Elle n’est composée que de produits naturels. C’est quand même autre chose que les bens Satanas de produits chimiques que l’on trouve dans le commerce. V’la t’y pas que ce qui est naturel à ben meilleur goût.

Justine : Je ne sais pas si c’est bon. Mais c’est très efficace pour dessoûler.

Fabrice : Et c’est délicieux en plus de ça. Je suis bien placé pour en témoigner.

Odette : Quoi qu’il en soit, tu as épousé un alcoolique Justine.

Fabrice : Il ne faut rien exagérer.

Siscard : Puisque j’ai fini de manger, je prendrais bien une petite cigarette. Quelqu’un veut il fumer une Crâne de Mort ?

Justine : Une Crâne de Mort ?

Siscard : Oui, c’est la marque de mes cigarettes.

Sur le paquet de cigarettes, on trouve un crâne de mort dessiné dessus.

Dragueen : Avec plaisir Siscard. J’adore fumer à la fin d’un délicieux repas.

Le fantôme se lève et il lui en prend une et Siscard allume la cigarette.

Dragueen : Merci beaucoup.

Le fantôme se rassoit.

Justine : C’est peut être agréable de fumer une cigarette après le repas, mais vous devriez tout de même faire attention à votre santé. Un cancer est si vite arrivé.

Siscard : Nous on n’en a rien à faire de notre santé et pour cause, on est déjà mort.

Les autres monstres éclatent de rire.

Fabrice : J’aime bien votre humour. Bien qu’un peu macabre.

Dragueen : Vous savez que le village de Sultard est plus habité par les morts que par les vivants.

Fabrice : Vous êtes de joyeux lurons. Avec vous, on meurt de rire.

Dragueen : C’est une façon de voir les choses.

Justine : Il est vrai qu’en Transylvanie, on aime bien cultiver le folklore de l’horreur pour s’amuser.

Loufiaud : Oui, nous aime bien rigoler...

Justine : Il vous a coûté combien ce déguisement de loup-garou ?

Loufiaud : Il m’a pas coûté d’argent.

Justine se lève et elle s’approche de Loufiaud.

Justine : Je peux toucher ?

Loufiaud : Bien sûr.

Justine lui touche les poils de la tête.

Justine : Vos poils sont durs. J’ai envie de tirer sur votre tête pour vous enlever votre masque.

Justine essaye de lui enlever son masque de loup-garou.

Loufiaud : Aïe ! Mais arrêtez de faire bobo à moi. J’ai envie de faire miam-miam avec vous.

Astarina : Arrêtez immédiatement où alors il va vous dévorer toute crue. C’est un ordre.

Justine arrête de lui tirer les poils de la tête.

Justine : De quel droit vous vous permettez de me donner des ordres Astarina.

Astarina : Je vous ordonne cela simplement pour vous sauver la vie.

Justine : Quelle héroïne ! Je ne supporte pas que l’on me commande.

Astarina : Que vous le vouliez ou non, vous obéirez à mes ordres.

Fabrice : Ecoute Justine. Mademoiselle Astarina est une excellente comédienne et elle veut te faire croire que Loufiaud est dangereux. Elle joue la comédie. Tu ne vas quand même pas te vexer pour si peu ?

Justine : Tu as raison. Excusez moi Astarina, j’ai été ridicule.

Astarina : Oui et vous avez raison de l’avouer. J’accepte bien volontiers vos excuses.

Justine : Qu’avez vous préparé Marlèche comme dessert ?

Marlèche : Rien. Je suis désolée.

Loufiaud : Moi manger vous pour dessert.

Les autres monstres éclatent de rire.

Marlèche : Je n’ai pas préparé de ben Satanas de dessert, mais pour me faire pardonner, je peux vous faire goûter une petite liqueur, dont moi seule j’ai le secret.

Fabrice : J’ai bien envie d’y goûter. Il faut dire que j’aime énormément vos alcools.

Justine : Toi, tu as assez bu pour ce soir.

Marlèche : Ce n’est plus un drôle. Laissez le donc se soûler la gueule.

Justine : Je n’ai pas l’intention de le laisser se soûler la gueule comme vous dîtes. Je n’apprécie pas que mon mari éprouve un certain penchant pour l’alcool.

Loufiaud : Il a raison de faire glouglou.

Justine : Loufiaud, je ne vous ai rien demandé.

Fabrice : Ma chérie, c’est juste pour y goûter. Je te promets d’être raisonnable.

Justine : Comme tu l’étais tout à l’heure avec le pipi de chat.

Odette : Tu as raison de ne pas lui faire confiance Justine. Ton mari adore se donner en spectacle.

Fabrice : Vous la belle-mère, on ne vous a pas sonné !

Marlèche : Pour un malheureux fond de verre, vous n’allez quand même point faire d’histoire.

Justine : Bon, c’est d’accord. Mais toi, tu n’as pas intérêt à te soûler, sinon tu n’as pas fini d’en entendre parler. Je te préviens Fabrice, si tu te soûles avec l’alcool de Marlèche, je vais te le reprocher pendant longtemps.

Fabrice : Mais enfin, Justine. Tu peux tout de même faire confiance à ton mari.

Justine : Je ne demanderai pas mieux...

Marlèche : Je vais aller chercher la bouteille. V’la t’y pas que je vous promets de mettre seulement un fond de Périscat dans le verre.

Fabrice : Le Périscat, c’est son nom. C’est à base de quoi au juste ?

Odette : En ce qui me concerne, je préfère ne pas le savoir.

Marlèche : Malheureusement je ne peux point vous donner la recette. Secret de fabrication. Ma bouteille de Périscat se trouve dans ma petite demeure. Vas y donc que je vais de ce pas la chercher.

La sorcière se lève et elle avance jusqu’à sa maison.

Fabrice : Décidément Marlèche nous gâte.

Justine : Ce n’est pas toi qui dira le contraire. Alcoolique...

Astarina : Vous n’avez pas honte. Vous venez à peine de vous mariez et vous avez déjà des désaccords.

Justine : Si je commence à laisser Fabrice faire ce qu’il veut. Dans trois ans, je serais déjà la femme d’un alcoolique.

Astarina : Vous savez votre mari aime bien boire de temps en temps. Ce n’est pas pour ça qu’il est faible de caractère et qu’il risque de se soûler tous les soirs.

Justine : Qu’est ce que vous en savez vous ?

Astarina : Je le connais mieux que vous ne le pensez.

Justine : Comment ça vous le connaissez bien ? Où l’avez vous déjà rencontré auparavant ?

Astarina : Nulle part. Mais je connais bien les hommes et je peux vous dire que ce sont tous les mêmes.

Marlèche revient en tenant dans ses mains la bouteille de Périscat et elle avance en direction des invités.

Fabrice : Je vous attendais avec impatience Marlèche. J’ai une envie folle de goûter à cette petite liqueur.

Justine : C’est étonnant ! Je croyais que tu n’aimais pas l’alcool.

Fabrice : Je ne supporte pas que tu te moques de moi ma chérie.

La sorcière arrive près de Fabrice et le sert.

Marlèche : Goûtez moi ça mon gars. Vous m’en direz des nouvelles.

Justine : Doucement Marlèche. Juste un fond.

Marlèche : Rassurez vous la mère Justine, son verre est ben loin d’être rempli. Quelqu’un d’autre veut il que je le serve en Périscat ?

Les autres : non-merci.

Marlèche : Cet alcool est ben fort. Je vous conseille de le boire cul sec.

Fabrice : A la une, à la deux, à la trois.

Les autres : Cul sec.

Fabrice boit son verre cul sec.

Fabrice : Ouah, c’est bon, mais c’est costaud. Je vous trouve de plus en plus ravissante ma chérie. Je ne vous ai jamais trouvée aussi belle que ce soir. J’ai une envie folle de vous embrasser.

Justine : C’est gentil. Mais pourquoi tu me vouvoies à présent mon chéri ?

Fabrice : Ce n’est pas à toi l’affreuse que je m’adressais. Mais à la sublime et jolie Marlèche. Je n’arrive plus à me retenir, il faut que je l’embrasse.

Fabrice se lève et il embrasse la sorcière sur la bouche. Justine se lève et elle les sépare.

Fabrice : Qu’est ce que c’est bon de vous embrasser, même si vous piquez énormément.

Marlèche : C’est ben normal. Je suis presque aussi poilue qu’un homme.

Justine donne une claque à son mari.

Justine : Ca va t’apprendre à te donner en spectacle. Qu’est ce que vous lui avez fait boire comme saloperie ?

Marlèche : Un petit alcool à plus de trois cents degrés.

Odette : C’est de la sorcellerie. Ton mari commence déjà à te faire des infidélités. Si j’étais toi, je me méfierai.

Justine : Quand à vous Marlèche, j’ai envie de vous donner une bonne raclée.

Astarina : Asseyez vous ou alors ça va mal finir.

Marlèche, Fabrice et Justine se rassoient.

Justine : Il n’est plus question que tu boives une malheureuse goûte d’alcool.

Marlèche : Non seulement votre mari est un fin gourmet, mais en plus, vas y donc qu’il sait apprécier les jolies femmes.

Justine : Que Fabrice tombe amoureux d’une belle pin-up j’aurai compris, mais d’une vieille peau, je ne le comprends pas. Si... Je viens de tout comprendre à présent. C’est clair comme de l’eau de roche.

Astarina : Qu’avez vous compris Justine ?

Justine : J’ai compris pourquoi on fête Halloween ici à une date qui ne correspond pas au jour de la fête.

Marlèche : Le gars Fabrice. Est ce que vous voulez reprendre un verre de Périscat ?

Fabrice : Avec plaisir. J’adore cet alcool, c’est délicieux et...

Justine lui met sa main sur sa bouche.

Justine : Il n’en est pas question. Je vous préviens Marlèche, si vous essayez une fois de plus de faire boire cette diablerie à mon mari, c’est à moi que vous aurez affaire. Est ce que vous m’avez bien comprise ?

Marlèche : Ah, ce que vous êtes jalouse.

Justine : Vous ne trouvez pas ça normal peut être ? Fabrice est mon mari tout de même.

Marlèche : Pour détendre l’atmosphère, v’la t’y pas que nous allons vous passez un peu de musique classique et je vais vous danser un ballet.

Justine : Je préfère vous voir danser plutôt que de draguer mon mari en lui faisant boire des potions diaboliques. Je n’ai rien contre ce ballet, mais j’aurais préféré voir une ravissante danseuse de l’opéra.

Fabrice : Justine tu n’y connais rien, Marlèche est une superbe femme. Il faut reconnaître qu’elle est bien plus belle que toi.

Justine lui donne une claque.

Justine : Cela va t’apprendre à m’insulter et à raconter n’importe quoi. Ivrogne...

Fabrice : Je ne suis pas un ivrogne, je n’ai pas trop bu. (Il se met à pleurer). Je vous aime tous parce que vous êtes tous gentil et j’ai très envie de chanter.

Justine : Tu ferais mieux d’aller te coucher pour cuver ta liqueur alcoolique.

Odette : Oui, c’est une excellente idée. En plus de ça, ton mari chante tellement mal qu’à chaque fois qu’il fredonne une chanson, il se met à pleuvoir comme par hasard.

Justine : C’est un peu normal maman. Il ne chante que sous la douche.

Marlèche : Vas y donc que je vais aller chez mouais pour aller chercher mon radio cassettes.

Justine : C’est ça partez et ce n’est pas la peine de revenir.

Marlèche se lève de table et elle avance jusqu’à sa demeure.

Fabrice : Vous savez qu’avant de rencontrer Justine, j’ai été très amoureux d’une jeune femme qui c’est suicidée.

Justine : Fabrice, tu ne vas pas raconter ta vie. Tu ferais mieux d’aller te coucher pour cuver ton Périscat.

Astarina : Moi, ça m’intéresse. Vous l’aimez toujours cette femme qui portait le doux prénom d’Olga ?

Fabrice : Bien sûr que oui. Comment se fait il que vous connaissiez son prénom, alors que je ne vous ai jamais parlé d’elle ?

Astarina : Disons que j’ai des dons de voyance.

Justine : Je ne vous crois pas. Nous partirons demain matin à la première heure du village de Sultard.

Zolard : Il n’en est pas question. Vous êtes nos prisonniers.

Justine : Il ne manquait plus que ça. Je me demande ce que nous allons devenir ?

Astarina : Vous n’avez pas à avoir peur. Je vous protégerai de toutes mes forces.

Justine : Vous au moins vous êtes gentille, Astarina.

La sorcière revient en tenant dans l’une de ses mains un balai et dans l’autre un radio cassette, Marlèche le pose par terre.

Marlèche : V’la t’y pas que vous allez maintenant assister à un ballet.

Les autres monstres applaudissent ainsi que Fabrice. La sorcière met de la musique classique et elle danse un morceau d’opéra en tenant dans ses mains un balai et elle danse pendant quelques instants. Un peu plus tard, Justine et Odette la sifflent de toutes leurs forces, alors la sorcière arrête de danser et elle éteint son radio cassette.

Marlèche : Je refuse de danser quand j’entends des bens Satanas de sifflements.

Justine : Vous les avez bien mérité, il me semble.

Marlèche : La mère Justine, vous ne savez point apprécier les beaux opéra.

Justine : Détrompez vous. Je les apprécie au contraire, mais les vrais, pas une danse ridicule interprétée par une vieille peau.

Marlèche : Nom de Satanas. Si vous m’insultez, cela va vous coûter cher.

Astarina : Justine est un peu jalouse et je la comprends. Tu n’aurais pas dû draguer son mari en lui faisant boire l’une de tes potions. Si tu lui fais du mal, c’est à moi que tu auras affaire.

Justine : Merci Astarina.

Astarina : De rien Justine. C’est mon devoir que de vous protéger.

Justine : Vous n’êtes pas monstrueuse contrairement aux autres...

Astarina : Je suis quand même une vampire... J’ai besoin de sucer le sang des vivants pour pouvoir survivre, même si je suis la seule habitante du village de Sultard à avoir un cœur et des sentiments.

La sorcière pose son balai par terre et elle se rassoit.

Fabrice : C’est vrai que mademoiselle Astarina est une très charmante personne.

Justine : Ne me dis pas que tu es aussi tombé amoureux de cette vampire ?

Fabrice : Ne soit pas jalouse ma chérie.

Odette : Pourtant il y a de quoi. Il tombe amoureux de toutes les femmes, même des vieilles peaux.

Fabrice : Ce n’est pas vrai. La preuve, je ne suis pas encore tombé amoureux de vous.

Odette : Tel que c’est parti, cela ne va pas tarder.

Fabrice : Elle dort debout la vieille. Belle-maman est plongée en plein rêve. C’est normal qu’elle délire à son âge...

Odette : Taisez vous Fabrice. Vous êtes complètement ivre.

Justine : Heureusement qu’il ai ingurgité une potion diabolique. Sinon je me poserai des questions sur sa fidélité.

Astarina : Vous avez raison de ne pas lui en vouloir. C’est tout à fait normal qu’il soit tombé amoureux de Marlèche après avoir bu du Périscat.

Justine : Il lui faut une potion fabriqué par une vieille sorcière pour tomber amoureux de Marlèche. Mais en ce qui vous concerne, il n’a absolument pas besoin d’alcool pour tomber amoureux de vous.

Astarina : Qu’est ce que vous me chantez là ? Ne soyez pas jalouse Justine. Je vous assure que vous vous faîtes des idées.

Fabrice se met à chanter.

Fabrice : Mademoiselle Astarina est la plus belle, là, là, là.

Justine : Visiblement ce n’est pas moi qui chante, mais mon mari qui est en état d’ivresse.

Astarina : Il est ivre. Ne faîtes pas attention à ce qu’il peut affirmer.

Justine : C’est justement quand on a trop bu que l’on dit ce qu’on pense.

Astarina : C’est normal qu’il soit tombé  amoureux de moi et pour cause, je suis une ravissante vampire.

Justine : C’est sûr que c’est plus normal qu’il tombe sous votre charme plutôt que celui de l’affreuse Marlèche. Ceci dit je trouve que vous manquez de modestie.

Astarina : Chacun ses défauts... Je suis peut être prétentieuse, mais je ne vais pas dire que je me trouve laide pour vous faire plaisir.

Justine : Je ne vous demande pas ça. Par contre, j’aimerais bien que vous arrêtiez de séduire mon mari.

Astarina : Qu’est ce que vous voulez que je fasse s’il me trouve belle ? Je ne vais quand même pas me casser la gueule de façon à me défigurer pour vous faire plaisir. Je ne suis pas maso tout de même.

Justine : Ce n’est pas ce que je vous demande. Je voudrais juste que vous arrêtiez de faire du charme à mon mari.

Astarina : Je vous assure que je ne fais rien pour le séduire. Je vous trouve bien paranoïaque ma chère Justine.

Justine : Je ne suis pas parano. Je suis jalouse. Ce qui est différent.

Astarina : Je vous assure qu’il n’y a aucune raison de l’être.

Justine : Ça c’est ce que vous dîtes.

Astarina : Mon cher Fabrice, vous n’avez pas arrêté de boire durant cette soirée, mais vous m’avez donné soif. Avec votre permission, est ce que je peux boire votre sang ?

Fabrice : Si vous insistez mademoiselle Astarina, je n’ai aucune raison de vous refusez cela.

Astarina : J’insiste...

Fabrice : Alors le bar est ouvert.

Justine : Vous n’allez quand même pas boire son sang.

Astarina : Bien sûr que si. J’ai sa permission, il me semble.

Justine : Vous n’avez pas la mienne.

Astarina : J’ai la sienne et c’est largement suffisant pour que je me permette de le mordre au cou. Rassurez vous, je ne vais pas lui faire de mal. Je vais seulement en boire une gorgée.

Astarina se lève et elle mort Fabrice au coup pour lui sucer du sang.

Astarina : Hum, c’est bon. Je sais que son année de naissance correspond à une grande cuvée de sang.

Justine : Ah, bon. C’est comme le vin, certaines années sont des grandes cuvées.

Astarina : Je ne sais pas ce que j’ai, mais j’ai mal à la tête. Vous êtes née en quelle année Justine ?

Justine : Je ne vous le dirai pas. D’ailleurs je suis amnésique.

Astarina : Je vous crois... Peureuse.

Marlèche : La mère Astarina au lieu de te goinfrer de sang, tu ferais mieux de m’apporter une bouteille de Ballama, car j’ai ben soif moi aussi.

Astarina : Si tu veux. Elle est où cette bouteille ?

Marlèche : Chez mouais dans mon humble demeure.

Astarina : Si cela peux te rendre service, je vais y aller.

Astarina avance jusqu’à la maison de la sorcière en marchant de travers.

Justine : Astarina marche en titubant, j’ai l’impression qu’elle est ivre.

Marlèche : Ce n’est pas qu’une impression, c’est ben vrai que cette vampire a bu le sang de quelqu’un de saoul. V’la t’y pas que c’est ben normal dans ces conditions qu’elle ait la tête qui tourne à son tour.

Justine : C’est logique, effectivement. Pour être franche, j’aime beaucoup Astarina, le seul reproche que j’ai a lui faire, c’est qu’elle soit amoureuse de mon mari.

Marlèche : A mon avis, c’est ben réciproque.

Justine : Je le pense aussi, mais je vais les surveiller tous les deux.

Astarina revient en marchant de travers en tenant dans ses mains la bouteille de Ballama. La vampire lui donne la bouteille.

Astarina : Tiens. Je t’apporte ta bouteille de Ballama.

Marlèche : Merci beaucoup, la mère Astarina.

La vampire se rassoit à sa place.

Justine : Tout à l’heure on avait un seul alcoolique à table, maintenant vous êtes deux.

Astarina : C’est pour moi que vous dîtes cela Justine ?

Justine : Non, je faisais allusion au pape qui est en état d’ivresse, car il a bu beaucoup trop d’eau bénite.

Loufiaud : Moi pas boire cette saloperie.

Marlèche : Heureusement qu’on a fini de manger, sinon elle nous aurait coupé l’appétit avec son ben Satanas d’eau bénite.

Dragueen : On n’a pas le droit de parler de cette eau du paradis, car c’est un gros mot.

Justine : Excusez moi de ma maladresse.

Zolard : Que vous soyez maladroite, c’est le moindre que l’on puisse dire.

Justine : Je ne recommancerai plus, je vous le promets.

Zolard : Très bien. Je vous crois.

Fabrice : J’ai envie d’interpréter une chanson tellement je suis d’humeur joyeuse.

Odette : Je me disais aussi que le temps commençait à se couvrir.

Justine : De toute façon, je crois qu’il est temps qu’on aille se coucher.

Marlèche : Vas y donc. Vous pouvez y aller. De toute façon la s’tite fête est terminée.

Justine : Vous me promettez de ne pas nous faire du mal.

Zolard : Je n’aime pas les promesses.

Loufiaud : Moi nooon plus.

Marlèche : Allez vous coucher et faîtes d’horribles cauchemars.

Justine : Je n’irai pas me coucher tant que l’on ne m’aura pas fait cette promesse.

Loufiaud : Vous passez tous nuit blanche, même Fabrice qui est tout noir...

Les monstres éclatent de rire.

Justine : Je n’aime pas votre humour douteux.

Astarina : Ne vous inquiétez pas Justine. Je vous promets que je passerai la nuit à veiller sur vous.

Justine : Merci Astarina. Vous êtes la seule habitante de ce village démoniaque en qui j’ai vraiment confiance.

Zolard : Astarina est seule contre nous tous.

Astarina : Peut être, mais je suis la plus maline. Vous pouvez vous coucher sans être terrorisée. Faîtes-moi confiance.

Justine : Je vous crois volontiers Astarina. Sans vous, je me demande ce qui nous attendait durant cette nuit macabre.

Astarina : Les pires choses possibles et inimaginables. Ce sont tous des monstres incapables d’éprouver le moindre sentiment humain.

Justine : Comment se fait il que vous soyez si différente Astarina ?

Astarina : Je n’ai pas oublié l’époque où j’étais une femme. Je suis restée profondément humaine vous savez.

Justine : Je sais.

Astarina : Maintenant allez vous coucher, car vous devez être très fatigués.

Justine : Oui, vous avez raison. Nous avons besoin avant tout d’une bonne nuit de sommeil.

Fabrice : Je ne suis pas fatigué.

Justine : Toi, tu es celui qui a le plus besoin de sommeil. C’est logique. Tu t’es soûlé toute la soirée, ivrogne.

Fabrice : Bon, très bien. Je vais me coucher.

Justine : Allons, debout.

Ils se lèvent tous les trois.

Justine : Bonne nuit quand même vous autres. Passez une très agréable nuit Astarina.

Astarina : Merci à vous aussi.

Ils se lèvent et s’en vont se coucher.

Les autres : Mauvaise nuit et bons cauchemars.

Ils rentrent tous les trois dans leur demeure pour aller se coucher.

Astarina : Je vous préviens, le premier qui leur fera du mal aura affaire à moi.

Loufiaud : Moi pas avoir peur de toi Astarina.

Astarina : Ce n’est pas ce que j’essaie de faire. Je vous préviens, c’est tout.

Loufiaud : Pourquoi toi protéger eux ?

Astarina : Je n’ai pas à répondre à cette question.

Marlèche : Mouais, je sais. Elle est follement amoureuse du gars Fabrice.

Astarina : Oui, c’est vrai. Et le premier d’entre vous qui lui fera du mal le regrettera toute sa vie.

Zolard : On veut bien laisser Fabrice tranquille à condition que tu nous laisses les autres.

Astarina : Il n’en est pas question. Je les aime bien tous les trois.

Marlèche : Je ne te comprends point la mère Astarina.

Astarina : Il est vrai que le mot « amour » n’existe pas dans votre vocabulaire de monstres. Que les Dieux des ténèbres soient avec moi, car la nuit promet d’être longue...

1



233379 visiteurs depuis le 20 septembre 2003

et la saga des connexions continue...