Folie meurtrière à Sainte-Anne

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FOLIE MEURTRIERE A SAINTE-ANNE

N° dépôt S.A.C.D. : 192518
Court-Métrage
de
Franck Laisné

Genre : Film policier

Site Internet :
http://www.laisnessen.com


PERSONNAGES :


Monsieur BRIANI : Le directeur de l’asile


L’inspecteur TARDY : L’inspecteur de police


Le docteur STEPHAN : Un psychiatre


Gérard FAUVERTIN : Le 1er aliéné


Jean-Marc GUILLEMIN : Le 2ème aliéné


Roger BRICAR : Le 3ème aliéné


L’infirmier VALLIN : Le 1er infirmier


L’infirmier COLLARD : Le 2ème infirmier


L’infirmier LAMBERT : Le 3ème infirmier




On aperçoit en gros plan et en extérieur jour un vieux château isolé, pendant qu’on entend une voix-off qui dit ceci :

VOIX-OFF : Ce magnifique château vendéen a été offert par le Comte de Brillaud pour accueillir les malades mentaux. Ce noble n’ayant pas de descendance a ainsi voulu faire preuve de charité, mais cette institution est réputée pour être des plus sévères…
On voit un aliéné qui est filmé en intérieur jour dans le château en train de frapper à la porte du responsable de l’asile.

VOIX-OFF DE MR BRIANI : Entrez !
En intérieur jour, on voit le malade qui s’appelle Gérard Fauvertin ouvrir timidement la porte.

Gérard : Vous vouliez me voir, Monsieur le Directeur ?
Mr Briani : Oui, Monsieur Fauvertin.
En intérieur jour, on aperçoit l’aliéné qui reste figé devant la porte du bureau de son directeur.

Mr Briani : Ne soyez pas aussi timide... Entrez !
On voit en intérieur jour, la tête du malade qui est filmé en gros plan et l’on remarque qu’il a tellement peur que son visage est très pâle. On aperçoit ensuite le directeur qui est filmé derrière son bureau.

Mr Briani : Venez ! Et plus vite que ça !
Gérard : Oui, Monsieur.
Gérard Fauvertin rentre en intérieur jour dans le bureau du responsable de l’asile.

Mr Briani : Monsieur… Qui ?
Gérard : Monsieur, le Directeur.
Mr Briani : Fermez la porte ! Il faut que je vous parle…
L’aliéné regarde la porte, mais il est tellement terrorisé qu’il n’ose pas la fermer.

Mr Briani : Je vous ai donné un ordre et je déteste qu’on me désobéisse…
Gérard : Bi-bi-bien, Mon-mon-sieur le Directeur. (Il parle avec une voix tremblante).
Gérard ferme la porte du bureau de son directeur.

Mr Briani : Ah, quand même ! Vous êtes plus respectueux. Ça vaut mieux pour vous… Asseyez-vous ! (Il a une voix très autoritaire sur les deux derniers mots).
Gérard : Mer-mer-ci ! (Il bégaye).
Gérard s’assoit juste en face du bureau de son responsable.

Mr Briani : Vous avez sûrement une petite idée du motif de notre entretien…
Le malade est filmé en gros plan.

Gérard : Ouiiiii ! (Il sanglote).
Mr Briani : Vous voyez que vous n’avez pas la conscience tranquille... Donc vous êtes responsable de vos actes et vous allez recevoir un châtiment exemplaire.
Gérard : Ouiiiii ! (Il continue de sangloter).
Mr Briani : Oui… Qui ? (Il tape violemment sur la table).
Gérard : Ouiiiii ! Mon-mon-Monsieur le Direc-rec-teur. (Il bégaye).
Mr Briani : Je préfère ça... J’aimerais connaître le motif de votre bagarre avec Monsieur Blin ?
Gérard : Il a été méchant avec moi.
Mr Briani : Pour se battre, il faut être deux...
Gérard : Je me suis défendu. C’est tout…
Mr Briani : Je ne veux pas le savoir et en plus, j’ai appris que vous avez jeté votre plateau repas à la figure d’un infirmier.
Gérard : Oui, mais il y avait du poisson. C’est pas bon. J’aime pas le poisson.
Mr Briani : Ah, oui ! Et les coups de fouet… Vous aimez ?
On aperçoit en intérieur jour, Monsieur Briani qui avance jusqu’au placard, il l’ouvre et il sort un fouet de ce meuble. Ensuite, le malade est filmé en gros plan en train de pleurer et il met sa tête dans les mains.

Mr Briani : Vous avez raison de pleurer, car votre punition va être exemplaire…
Gérard : Non, je ne veux pas !
Mr Briani : Vous savez que c’est bientôt Noël, alors j’ai acheté ce fouet pour l’étrenne des malades...
Gérard : Noooon ! Tout mais pas ça…
Mr Briani : Je ne vous demande pas votre avis... Enlevez votre chemise !
Gérard : Mais ! Je suis tout nu sous ma chemise…
Mr Briani : Je le sais. C’est moi qui est donné cette instruction aux infirmiers...
Gérard : Je vous en suppliiiiiiiie ! Monsieur, le Directeeeeeur. (Il hurle).
Mr Briani : Levez-vous ! Enlevez votre vêtement et plus vite que ça !
En intérieur jour, Gérard Fauvertin est filmé en train de se lever de sa chaise, alors Monsieur Briani s’approche du malade, il enlève entièrement sa chemise, donc l’aliéné se retrouve entièrement nu et se met à pleurer.

Gérard : Ouiiiiin !
Mr Briani : Pourquoi vous pleurez ?
Gérard : C’est parce que vous m’humilieeeez ! (Il hurle).
Mr Briani : Tant mieux ! Allongez-vous sur le divan…
Gérard : Noooooon ! Je ne veux paaaaaaas ! (Il hurle).
Mr Briani : Je ne vous demande pas votre avis. Allongez-vous et je ne le direz pas une deuxième fois…
Gérard : Bi-bi-bien. Mon-mon-sieur, le Directeur. (Il béguaille).
On voit en intérieur jour, Gérard Fauvertin qui s’allonge à plat ventre sur le divan, alors Monsieur Briani s’accroupi derrière lui.

Gérard : Je vous en suppliiiiiiiiie ! Ne soyez pas trop sévèèèèèère… (Il hurle).
Mr Briani : Je vous le promets. Avec vous, on ne l’est jamais assez...
Monsieur Briani donne des coups de fouet et il commence à violer le malade.

Gérard : Nooooon ! Je vous en suppliiiiiie ! (Il hurle de toutes ces forces).
Mr Briani : Siiiiiii ! (Il crie de façon sadique).
En intérieur jour, on aperçoit le directeur de l’asile qui donne quelques violents coups de fouet dans le dos du malade. En extérieur jour, on voit juste après, le haut du château qui est filmé en gros plan. On remarque ensuite la présence de deux infirmiers qui marchent en extérieur jour dans la cour du manoir et on entend les cris de douleur du patient.

L’infirmier Vallin : Ça barde, là-haut !
L’infirmier Lambert : Oui, c’est encore Gérard Fauvertin qui se fait corriger…
On voit Gérard Fauvertin qui hurle en se faisant violer par le directeur qui cogne sur son dos à l’aide de son fouet avec une violence inouïe.

On revoit les deux infirmiers en extérieur jour.

L’infirmier Vallin : Ah, ah, ah ! Fauvertin se fait violer par le Directeur. Il ne doit pas se sentir très viril en ce moment…
On aperçoit en intérieur jour, Gérard Fauvertin qui est filmé nu et debout, l’aliéné pleure de toutes ses forces. On voit ensuite le malade filmé en intérieur jour pendu par le cou au bout d’une corde. On entend une voix-off qui dit ceci pendant que le macchabée est filmé en gros plan :

VOIX-OFF : Quelques jours après cet incident, on a retrouvé Gérard Fauvertin pendu au bout d’une corde.
On aperçoit en intérieur jour, l’inspecteur Tardy qui se trouve dans le bureau du responsable de l’asile en train de l’interroger.

L’inspecteur Tardy : Avez-vous été surpris par le suicide de votre patient ?
Mr Briani : Pour être franc, cela n’a rien d’étonnant. Monsieur Fauvertin était un grand maniaco-dépressif et je craignais qu’il passe à l’acte.
L’inspecteur Tardy : Vous auriez dû davantage le surveiller. Vous ne croyez pas ?
Mr Briani : Nous ne sommes pas très nombreux dans cette clinique et nous avons plus de 100 aliénés, dont nous devons nous occuper. C’est difficile, nous faisons le maximum pour chacun et nous avons également fait au mieux pour Monsieur Fauvertin.
L’inspecteur Tardy : Je comprends... Votre patient avait-il subi un violent traumatisme ?
Mr Briani : Oui et non des moindres...
L’inspecteur Tardy : Lequel ?
Mr Briani : Quand il avait 12 ans, il a été violé par son prof de maths. Je crois que cela explique bien des choses...
L’inspecteur Tardy : Oui, mais pensez-vous que les psychiatres ont vraiment fait le nécessaire pour l’aider ?
Mr Briani : Vous savez, c’est difficile à dire. Tout ce que je sais, c’est qu’ils sont compétents et que nous n’avons pas de baguettes magiques pour réaliser des miracles.
L’inspecteur Tardy : C’était si difficile de le soigner ?
Mr Briani : Oui, c’était même un cas désespéré.
L’inspecteur Tardy : Je vous crois et je classe cette affaire sans suite.
En intérieur jour, l’inspecteur Tardy se lève de sa chaise, il tend ensuite la main au directeur de l’asile, ce dernier fait de même et les deux hommes se serrent la main.

L’inspecteur Tardy : Au revoir, Monsieur Briani. Cette sinistre affaire a quand même le mérite d’avoir fait votre connaissance. J’aurais préféré en d’autres circonstances...
Mr Briani : Moi aussi. Je suis très attaché à mes patients...
L’inspecteur Tardy : Je vous comprends…
En intérieur jour, l’inspecteur Tardy sort du bureau de Monsieur Briani, il commence ensuite à descendre les escaliers pour sortir. On aperçoit juste après en intérieur jour, le responsable de l’asile qui est assis derrière son bureau et il appuie sur son interphone.

VOIX-OFF DE LA SECRETAIRE : Que puis-je pour votre service, Monsieur Briani ?
Mr Briani : Faîtes-moi venir d’urgence, Monsieur Bricard.
VOIX-OFF DE LA SECRETAIRE : Je m’en occupe tout de suite !
Mr Briani : Merci, Héléna !
On aperçoit Roger Bricard qui marche en intérieur jour dans les couloirs de l’asile en ayant les menottes aux poignets accompagné par l’infirmier Lambert.

L’infirmier Lambert : Tu as intérêt à bien te comporter... Compris ?
Roger : Promis.
L’infirmier Lambert : Je l’espère pour toi...
Ils arrivent tous les deux en intérieur jour devant la porte du bureau du directeur, donc ils s’arrêtent de marcher et l’infirmier Lambert frappe à la porte.

VOIX-OFF DE MR BRIANI : Entrez !
On aperçoit la porte s’ouvrir et ensuite, le malade avance en compagnie de l’infirmier Lambert, ce dernier referme la porte.

Mr Briani : Mais qui vois-je ? Monsieur Bricard ! J’espère que vous êtes calmé depuis ce matin...
Roger : Ou-ou-oui, Mon-mon-sieur le Directeur. (Il béguaille).
Mr Briani : Je vais vous corriger et si vous portez plainte, ce sera ma parole contre la vôtre. Je doute que vous soyez crédible…
L’infirmier Vallin : Monsieur Briani a raison et pense aux représailles, si tu oses te plaindre...
Roger : J’im-im-ma-ma-gine... (Il bégaye).
Le directeur s’approche de son patient et il lui donne plusieurs grandes claques sur les joues.

Mr Briani : Ce n’est qu’un avant goût de ce qui t’attends...
Roger : Promis ! Je ne dirai rien…
Mr Briani : Emmenez-le !
L’infirmier : Toi, tu viens !
On entend l’interphone du directeur qui se met à sonner et Monsieur Briani s’approche en intérieur jour de son appareil.

Mr Briani : Allo !
VOIX-OFF DE LA SECRETAIRE : Monsieur Briani, votre nouveau pensionnaire vient d’arriver.
Mr Briani : Ah, oui ! Vous pouvez le faire venir. Je l’attends...
VOIX-OFF DE LA SECRETAIRE : Je vous l’envoie tout de suite !
Mr Briani : Merci, Héléna !
On aperçoit en intérieur jour, Monsieur Briani filmé en train d’avancer jusqu’à son bureau, il prend ensuite un cigare, il l’allume et se met à fumer. Ensuite, on entend quelqu’un qui frappe à la porte.

Mr Briani : Entrez !
Deux infirmiers rentrent en intérieur jour dans le bureau du directeur en compagnie de Jean-Marc Guillemin qui est un nouveau pensionnaire.

Mr Briani : Vous êtes Monsieur Guillemin ? Je suppose...
Jean-Marc : Oui, c’est moi.
Mr Briani : On dit « oui, Monsieur » et on commence par dire « bonjour » quand on est poli.
Jean-Marc : Et vous, si vous étiez poli, vous me demanderiez si la fumée me dérange avant d’allumer un cigare.
Mr Briani : La fumée vous dérange, Monsieur Guillemin ?
Jean-Marc : Oui, elle m’indispose…
Mr Briani : Elle vous indispose !
Monsieur Briani s’approche de Jean-Marc Guillemin, ensuite il inspire beaucoup de tabac qu’il expire juste après dans le visage de son patient.

Mr Briani : Ici, je fais ce qu’il me plaît ! Et si vous n’êtes pas content, c’est pareil…
Jean-Marc : Sale con !
On voit en intérieur jour, les deux infirmiers qui prennent chacun un bras de l’aliéné et Monsieur Briani s’approche de Jean-Marc Guillemin pour se retrouver en face de son patient.

Mr Briani : Tu vas apprendre le respect, connard !
En intérieur jour, Monsieur Briani est filmé en train de cogner violemment dans le visage de l’aliéné qui se débat, mais il est solidement tenu par les deux infirmiers. On voit ensuite le visage de Jean-Marc Guillemin qui est montré en gros plan devenir rapidement ensanglanté, ensuite il montre ses dents, car il a envie de mordre le directeur de l’asile psychiatrique.

Mr Briani : Ah ! Ça soulage ! Enfermez-moi ça, au cachot...
Jean-Marc : C’est quoi, le cachot ?
L’infirmier Vallin : Tu vas bientôt le savoir...
On aperçoit en intérieur jour, les infirmiers qui emmènent de force le malade mental, ils sortent tous les trois dans les couloirs de l’asile, l’un des deux infirmiers referme la porte et on entend juste après, Jean-Marc Guillemin qui pousse un terrible hurlement. Ensuite, on revoit les trois hommes en intérieur jour dans le sinistre couloir qui mène aux caves, l’aliéné pique une crise de nerfs en étant tenu par les infirmiers. L’un des deux hommes en blouse blanche sort une clé de sa poche, il ouvre la porte et son collègue envoi valdinguer Jean-Marc Guillemin à l’intérieur du cachot.

L’infirmier Vallin : Tu vas rester ici quelques jours sans manger. Ça va te dresser...
Jean-Marc : Noooon ! J’ai peur du noir ! (Il hurle).
L’infirmier Lambert : Tant mieux ! La punition sera plus efficace...
L’infirmier Vallin claque brusquement la porte du cachot en intérieur jour et ensuite, il met la clé dans la serrure pour enfermer le malade à double tour, ce dernier se met à hurler.

L’infirmier Vallin : Fais de beaux rêves...
L’infirmier Lambert : Ah, ah, ah !
Il est écrit sur l’écran : « Quelques jours plus tard ». La cour du château de Sainte-Anne est filmée en intérieur jour, on remarque la présence de beaucoup d’aliénés qui sont debout dans la cour de l’asile. On aperçoit l’infirmier Collard qui ouvre la porte de l’entrée des caves qui mène aux oubliettes, on observe Jean-Marc Guillemin accompagné par deux infirmiers sortir de cet endroit lugubre.

Mr Briani : Content d’être sorti ?
Jean-Marc : Oui, Monsieur.
Mr Briani : Ça va t’apprendre la politesse. Le dressage, c’est efficace...
Le docteur Stéphan : Vos méthodes sont scandaleuses !
Mr Briani : J’ai de la poigne et avec les malades, on est obligé d’en avoir...
Le docteur Stéphan : Ce n’est pas de l’autorité... C’est du sadisme !
Mr Briani : On ne vous a rien demandé ! Vous êtes dans l’asile le mieux payé de la région, mais si vous voulez partir, vous êtes libre...
Le docteur Stéphan : Pauvre con ! (Il murmure en ayant le visage filmé en gros plan).
Mr Briani : Grâce à ma sévérité, notre asile va retrouver tout son calme. Vous pouvez me faire confiance...
Il est écrit sur l’écran : « Quelques jours plus tard ». On aperçoit en intérieur nuit deux infirmiers qui sont filmés en train de dormir assis sur des chaises.

L’infirmier Collard : T’entends ?
L’infirmier Vallin : Quoi ?
L’infirmier Collard : J’ai entendu un bruit !
L’infirmier Vallin : R’endors-toi ! T’as du rêver...
On entend tout-à-coup, un sinistre hurlement.

L’infirmier Collard : Vite ! Grouilles-toi !
On aperçoit en intérieur nuit, les deux infirmiers se lever et ils courent en quatrième vitesse dans les couloirs du château.

L’infirmier Collard : On n’entend plus rien !
L’infirmier Vallin : C’est bien ce qu’y m’inquiète...
L’infirmier Collard : Les cris venaient de là. On ouvre la porte ?
L’infirmier Vallin : Oui, mais... Soyons prudent !
Un infirmier s’approche en intérieur nuit de la porte, il l’ouvre et il rentre rapidement dans cette pièce suivit par son collègue.

L’infirmier Vallin : Qu’est-ce qui s’est passé ?
L’infirmier Collard : Hooooh ! C’est Paul !
En prononçant cette phrase, on voit l’infirmier Paul Lambert filmé en intérieur nuit, il est égorgé en étant pendu par les pieds. On aperçoit juste après, le sol recouvert de sang.

L’infirmier Vallin : Le pauvre ! Comme il a dû souffrir…
On entend tout-à-coup, un rire sinistre pendant que la caméra filme les infirmiers en intérieur nuit.

L’infirmier Collard : Qui est-là ?
L’infirmier Vallin : Regarde !
On aperçoit en intérieur nuit, un magnétophone filmé en gros plan qui est accroché au plafond.

L’infirmier Vallin : Ce connard ose nous narguer !
L’infirmier Collard : Il a raison, le schizo ! Qu’il en profite...
L’infirmier Vallin : Il ne sait pas ce qu’il l’attend...
On aperçoit en intérieur nuit, Monsieur Briani sortir de sa chambre habillé d’un peignoir accompagné par le Docteur Stéphan.

Le docteur Stéphan : Je suis désolé de vous déranger à une heure aussi tardive. Mais Paul Lambert vient de se faire égorger.
Mr Briani : Quoi ! On va finir par démasquer l’assassin. J’en fais une affaire personnelle…
On aperçoit les malades qui sont filmés en extérieur nuit dans la cour du château sous la surveillance de plusieurs infirmiers. On voit sortir du manoir, Monsieur Briani en compagnie du Docteur Stéphan.

Mr Briani : Je vais découvrir le tueur et quand je vais le choper, ce salopard va connaître parqueur la définition du mot « souffrir »… C’est bien compris ?
Les malades : Oui, Monsieur Briani !
On entend tout-à-coup, un malade qui éclate de rire.

Mr Briani : Qui ose me narguer ?
Jean-Marc : Ah, ah, ah !
Mr Briani : Ah ! Ça vous fait rire ! Arrêtez, immédiatement ! Sinon, je vais arracher vos dents les unes après les autres...
En gros plan et en extérieur nuit : Jean-Marc Guillemin est filmé en train de continuer à rire.

Jean-Marc : Ah, ah, ah !
Mr Briani : Vous aimez bien rire, Monsieur Guillemin...
Jean-Marc : Nooon ! Je suis désolé ! Monsieur, le Directeur...
Monsieur Briani donne un violent coup de poing à Jean-Marc Guillemin qui s’écroule par terre.

Mr Briani : Emmenez-le ! On va régler ça...
Le docteur Stéphan : Je ne vous le conseille pas...
Mr Briani : Pardon ! Vous osez me menacer !
Le docteur Stéphan : Je ne vous crains pas et je vous signale que la police va vous interroger pour ce crime.
Mr Briani : Et alors ? Je n’y suis pour rien…
Le docteur Stéphan : Si l’inspecteur découvre vos méthodes, j’ai de bonnes raisons de penser qu’elles vont lui déplaire...
Mr Briani : Bon, d’accord ! Emmenez les malades dans leurs chambres et on en reparlera à tête reposée.
Le docteur Stéphan : J’espère que la nuit vous portera conseil et que vous allez rapidement changer vos méthodes...
Mr Briani : Je suis un homme réfléchi.
Le docteur Stéphan : Heureusement pour vous...
Mr Briani : Je déteste les menaces !
Le docteur Stéphan : Bonne nuit, Monsieur Briani… (Il parle avec une voix ironique).
Mr Briani : C’est ça ! Bonne nuit…
En intérieur nuit, on voit le Docteur Stéphan filmé en train de se coucher dans son lit.

Mr Briani : Les flics arrivent à quelle heure ?
L’infirmier Collard : Je les ai prévenus. Ils ne vont pas tarder.
On aperçoit en extérieur nuit, la voiture de police pénétrer dans la cour du château et le véhicule s’arrête au milieu du préau.

L’infirmier Collard : Ah ! Les voilà.
Mr Briani : Ce n’est pas trop tôt…
On voit l’inspecteur Tardy qui descend de son véhicule en compagnie de deux policiers, les trois hommes rejoignent le directeur de l’asile en extérieur nuit.

Mr Briani : Bonsoir, Messieurs.
Les policiers : Bonsoir.
L’inspecteur Tardy : Je voudrais découvrir le cadavre.
Mr Briani : Je vais vous y conduire.
On aperçoit juste après, l’infirmier Collard regarder sa montre en intérieur nuit.

L’infirmier Collard : Il est pointilleux, l’inspecteur…
L’infirmier Vallin : Tant mieux ! Je suis sûr qu’il va démasquer le schizo.
L’inspecteur Tardy : C’est curieux !
Mr Briani : Qu’est-ce que vous avez découvert ?
L’inspecteur Tardy : Les assassinats n’ont aucun point commun.
Mr Briani : Et, alors ?
L’inspecteur Tardy : Deux criminels sont actuellement dans cet asile.
Mr Briani : Comment le savez-vous ?
L’inspecteur Tardy : Les crimes n’ont aucune similitude, ce sont forcément des personnes différentes qui ont commis ces meurtres.
Mr Briani : Pourquoi ?
L’inspecteur Tardy : L’un a été égorgé et l’autre a été poignardé. Tous les criminels ont leurs trucs, c’est pour eux, une sorte de signature et ces assassinats n’ont aucun point en commun. Et quand je dis aucun, c’est aucun !
Mr Briani : Vous ne croyez plus au suicide de Monsieur Fauvertin ?
L’inspecteur Tardy : Plus maintenant…
Mr Briani : Que comptez-vous faire ?
L’inspecteur Tardy : Interroger vos patients les uns après les autres.
VOIX-OFF : Tous les malades mentaux sont questionnés par la police :
On aperçoit un fou filmé en intérieur jour, il est assis sur une chaise interrogé par l’inspecteur Tardy :

VOIX-OFF : Les aliénés n’étant pas très bavards, l’interrogatoire est difficile...
La même scène est filmé en intérieur jour avec un autre malade mental :

VOIX-OFF : Mais quelque chose tourmente l’Inspecteur…
On remarque la présence d’un troisième aliéné, il s’agit de Jean-Marc Guillemin qui est assis sur une chaise en intérieur jour.

L’inspecteur Tardy : Je pense que vous avez des soupçons sur l’auteur de ces crimes…
Jean-Marc : Noooon ! (Il hurle).
L’inspecteur Tardy : Pourquoi vous criez ? Vous avez peur ?
Jean-Marc : Noooon ! (Il se met de nouveau à hurler).
On aperçoit en intérieur jour, Monsieur Briani qui rentre sans frapper dans le bureau où l’inspecteur procède aux interrogatoires.

Mr Briani : Pour qui, vous vous prenez ? Vous n’avez pas à les terroriser ! Ce sont de grands malades qui sont fragiles psychologiquement.
L’inspecteur Tardy : Je sais ce que je fais et j’ai de bonnes raisons de penser que votre patient est au courant de certaines choses…
Mr Briani : Ah ! C’est celui-là ! Ça n’a rien d’étonnant…
L’inspecteur Tardy : Vous avez des soupçons contre lui ?
Mr Briani : C’est l’un de nos pensionnaires les plus difficiles et il ne doit pas avoir la conscience tranquille...
L’inspecteur Tardy : C’est peut-être un moyen de vous disculper que d’accuser l’un de vos patients ?
Mr Briani : Comment ça ? (Il a une réaction de stupeur).
L’inspecteur Tardy : Ne posez pas de question débile ! Je crois que vous avez compris...
On voit Monsieur Briani filmé en intérieur jour qui se lève de sa chaise, il avance ensuite jusqu’à la porte et il s’arrête de marcher en restant devant l’entrée.

L’inspecteur Tardy : A très bientôt, Monsieur Briani... (Il dit cette phrase avec un ton ironique).
En intérieur jour, on remarque Monsieur Briani qui sort en claquant la porte et il se retrouve dans le couloir de l’asile.

Mr Briani : Il m’accuse ! C’est un comble ! (Il se parle tout seul à voix haute).
Il est écrit sur l’écran : « Quelques jours plus tard ». On aperçoit en intérieur jour, Monsieur Briani installé derrière son bureau filmé en pleine discussion avec un infirmier qui est assis juste en face de lui.

L’infirmier Vallin : Vous avez raison d’être prudent. Si on continue à maltraiter les malades, cela va se retourner contre nous…
Mr Briani : J’ai l’impression que l’inspecteur me soupçonne. Vous imaginez le scandale pour notre établissement, si un 3ème meurtre est commis...
L’infirmier Vallin : Il ne faudrait pas que cela se produise…
On entend tout-à-coup de sinistres hurlements de douleur.

Mr Briani : Qu’est-ce qui se passe ?
L’infirmier Vallin : Vite ! Allons voir !
Monsieur Briani et l’infirmier Vallin se lèvent brusquement de leurs chaises, on les voit sortir du bureau en intérieur jour et ce dernier referme la porte derrière lui. On les aperçoit courir dans le hall, ils arrivent rapidement devant la porte d’où provenaient les cris, l’infirmier l’ouvre et ils rentrent tous les deux à l’intérieur de cette pièce.

Mr Briani : Hoaw ! Quel horreur !
L’infirmier Vallin : Vite ! Il faut faire disparaître le corps. Je reviens...
On aperçoit en intérieur jour, le corps de Jean-Marc Guillemin qui est allongé par terre, alors l’infirmier Vallin se met à courir et il sort rapidement de cette pièce. Juste après, Monsieur Briani prend le couteau qui était posé par terre, mais il est surpris en flagrant délit par l’inspecteur Tardy qui rentre subitement dans son bureau accompagné par deux policiers.

L’inspecteur Tardy : Je vous y prends la main dans le sac !
Mr Briani : Qu’est-ce que vous faîtes là ?
L’inspecteur Tardy : Je voulais visiter le château...
Mr Briani : Noooon ! Je ne l’ai pas tué.
L’inspecteur Tardy : Ah, oui ? Alors pourquoi, vous tenez ce couteau ?
Mr Briani : J’ai entendu un cri, donc je suis venu et machinalement, je l’ai ramassé.
L’inspecteur Tardy : Mais, bien sûr...
Mr Briani : Quel intérêt, j’aurais à tuer des malades ?
L’inspecteur Tardy : Vous êtes peut-être plus déséquilibré que tous vos pensionnaires ?
Mr Briani : Je ne comprends pas ?
L’inspecteur Tardy : Ne faîtes pas l’innocent… Vous êtes doloriste ! A 16 ans, vous avez eu un enfant qui a été assassiné par un pervers trois ans après sa naissance. Donc vous avez orienté vos études vers la psychiatrie pour vous venger des malades. Je me trompe ?
Mr Briani : Noooon ! Je ne suis pas un assassin !
L’inspecteur Tardy : Je crois bien que si… Vous êtes en état d’arrestation, Monsieur Briani !
En intérieur jour, les deux policiers attrapent Monsieur Briani, mais il se débat et les représentants de l’ordre ont beaucoup de difficultés à lui enfiler les menottes.

L’inspecteur Tardy : Je viens vous aider.
L’inspecteur Tardy est filmé en intérieur jour s’approcher des policiers. Quand il arrive à proximité de Monsieur Briani, il aide ses collègues. Ils finissent tous les trois par immobiliser l’inculpé et à lui mettre les menottes aux poignets.

L’inspecteur Tardy : Voilà qui est fait.
Un policier : Merci, Inspecteur !
On aperçoit en intérieur jour, l’infirmier Vallin qui est filmé en gros plan ouvrir la porte en ayant deux pioches dans les mains.

L’infirmier Vallin : Vite ! Allons enterrer le cadavre…
On voit l’inspecteur Tardy, les deux policiers, ainsi que Monsieur Briani qui sont filmés en gros plan et en intérieur jour.

Mr Briani : Mais ! Quel con !
On les aperçoit tous les cinq sortir en extérieur jour et les policiers font rentrer les deux inculpés dans l’estafette. Le Docteur Stéphan assiste dans la cour du château à l’arrestation de ses collègues.

L’inspecteur Tardy : C’est du bon boulot, Messieurs. Nous allons faire expertiser le cadavre. J’appelle du renfort et en attendant que personne ne touche au corps. Je peux compter sur vous ?
Le docteur Stéphan : Oui, c’est promis. Je vais surveiller le macchabée.
On voit en extérieur jour, l’estafette s’en aller et on aperçoit en gros plan, le Docteur Stéphan qui vient d’assister à l’inculpation de ses collègues se mettre à courir, ensuite il rentre en intérieur jour dans le bâtiment. Le psychiatre monte rapidement les escaliers et une fois qu’il est arrivé en haut, il ouvre brusquement la porte où est censé se trouver le cadavre, mais il a disparu.

Le docteur Stéphan : Noooon ! Ce n’est pas possible !
VOIX-OFF DE Jean-Marc : Vous croyez aux fantômes, Docteur Stéphan ?
On aperçoit le visage du psychiatre qui est filmé en gros plan et ce dernier pousse un cri de stupeur :

Le docteur Stéphan : Oh !
Jean-Marc : Surprise !
On aperçoit la victime qui avance vers le psychiatre.

Le docteur Stéphan : Aaaaah !
Jean-Marc : C’est surnaturel ! Un psy croit aux fantômes ? (Il parle avec un ton ironique).
Le docteur Stéphan : Je n’y comprends plus rien !
Jean-Marc : Sortons ! Je vais vous expliquer…
On aperçoit en extérieur jour, le Docteur Stéphan qui marche près d’un étang au côté de Jean-Marc Guillemin.

Jean-Marc : Je n’ai rien d’un fantôme. J’ai juste voulu faire accuser ce salaud de Briani.
Le docteur Stéphan : Pourquoi ?
Jean-Marc : Il y a cinq ans, mon meilleur ami a beaucoup souffert d’une dépression, alors son psy l’a fait interner.
Le docteur Stéphan : Je suppose que cette clinique était sous la responsabilité de Monsieur Briani ?
Jean-Marc : Oui, il l’a maltraité. Mon ami a tellement mal supporté l’internement qu’il a finit par se suicider.
Le docteur Stéphan : Vous avez décidé de le venger ?
Jean-Marc : J’ai assassiné un infirmier aussi taré que Briani pour le faire accuser, alors qu’un meurtre avait déjà été commis par ce monstre.
Le docteur Stéphan : Vous connaissez bien la psychiatrie et vous vous êtes fait passer pour un malade ?
Jean-Marc : J’ai étudié plus de 200 bouquins et j’ai ensuite consulté un psychiatre. Comme je suis un bon comédien, cela n’a pas été difficile…
Le docteur Stéphan : Vous êtes doué !
Jean-Marc : Tout le monde n’y a vu que du feu ! J’ai volontairement commis un crime différent du sien, en plus de ma mise en scène.
Le docteur Stéphan : Seul un grand spécialiste des maladies mentales pouvait faire croire à des assassins différents pour brouiller les pistes.
Jean-Marc : Briani a les compétences pour le faire…
Le docteur Stéphan : Et son passé douloureux a ressurgi. Pour les flics, il est devenu le principal suspect.
Jean-Marc : Surtout qu’il a été surpris avec un couteau ensanglanté…
Le docteur Stéphan : Votre petite mise en scène est une réussite. Mais les flics ne retrouveront jamais le corps de la 3ème victime…
Jean-Marc : J’ai bien sûr pris une fausse identité. J’espère que vous n’allez pas avoir de problèmes…
Le docteur Stéphan : Ne vous inquiétez pas pour moi, je saurai quoi leur dire…
Les deux hommes se serrent la main.

Le docteur Stéphan : Bonne chance, Jean-Marc !
Jean-Marc : Merci, Docteur ! J’espère qu’un jour, cet établissement sera géré par un homme comme vous...
Le docteur Stéphan : Je suis très touché !
En extérieur jour, on voit Jean-Marc Guillemin qui s’approche de la forêt, il fait ensuite de grands signes de la main pour dire « au revoir » au Docteur Stéphan qui lui rend la politesse. On aperçoit juste après, le château filmé sous un temps brumeux et on entend la voix-off du psychiatre qui dit ceci :

VOIX-OFF DU DOCTEUR STEPHAN : J’ai de fortes chances de devenir un jour directeur d’un asile psychiatrique, mais jamais, je ne martyriserai un seul de mes patients. Sauf si j’ai la chance d’avoir Monsieur Briani dans mon établissement...
Le château reste filmé en image fixe sous la brume.

FIN




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et la saga des connexions continue...