Y’A PAS LE FEU AU LAC ! MAIS IL A LE FEU AUX FESSES...

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Y’A PAS LE FEU AU LAC ! MAIS IL A LE FEU AUX FESSES…

N° dépôt S.A.C.D. : 158570


Court-Métrage
de
Franck Laisné

Genre :

Comédie



PERSONNAGES :

ROGER : Le skieur « libertin »
WILLY : Le moniteur
VANESSA : La skieuse sexy
FRANCOISE : La femme de Roger





Un jeune couple avance dans la neige près du télésiège. L’homme a une trentaine d’années et il est assez bien physiquement, alors que sa femme n’a pas un physique avantageux.

Françoise : T’as vu le prix des cours particuliers ?
Roger : Oui, mais j’ai pris la prof la plus canon.
Françoise : Comment ça ? La plus canon ?
Roger : Oui... Heu... Tu comprends... Elle descend les pistes plus vite qu’un boulet.
Françoise : Ça doit être une pro ?
Roger : Oui, c’est pour ça que je l’ai choisie.
Françoise : Et en plus elle est jolie. J’ai vu sa photo...
Roger : Ah, bon ? Je t’avouerai que je l’ai à peine regardée.
Françoise : Ce n’est pas la seule monitrice. Pourquoi tu n’as pas choisi un boudin ?
Roger : C’est la plus douée. Et quand on est un pro, on ne choisit pas n’importe qui…
Françoise : C’est ta première leçon de ski à 30 ans. Ça m’étonnerait que tu disputes un jour les championnats du monde…
Roger : T’as acheté une boule de cristal ?
Françoise : Non.
Roger : Bah, alors ! T’en sais rien.
Françoise : Regarde ! Je crois que c’est elle.

On aperçoit la monitrice marchant en extérieur jour et elle est accompagnée d’une jeune femme. Elles s’arrêtent toutes les deux d’avancer et elles se positionnent l’une en face de l’autre et elles finissent par s’embrasser amoureusement sur la bouche.

Françoise : Ça me rassure...
Roger : Qu’est-ce que tu peux être jalouse !

On aperçoit un homme arriver à proximité du jeune couple en extérieur jour.

Willy : Monsieur.
Roger : Oui.
Willy : Je me présente, je m’appelle Willy. Christelle m’a demandé ce matin de vous prendre. Elle a un problème dans son planning.
Roger : Oui, je sais... Elle donne un cours à une femme.
Willy : Bah ! C’est un imprévu.
Roger : Ça tombe bien. Je n’aime pas les lesbiennes.
Françoise : Je suis doublement rassurée.
Willy : On y va ?
Roger : Oui. Allons-y !

Willy et Roger marchent dans la neige pour s’approcher du télésiège.

Françoise : Au revoir, monsieur. Et prenez soin de mon mari.
Willy : Soyez sans crainte.
Françoise : C’est sécurisant qu’il soit parti avec un homme viril.

On aperçoit Willy en compagnie de Roger et ils sont tous les deux filmés en extérieur jour et ils sont assis sur le télésiège qui commence à partir pour aller en haut des pistes.

Willy : Mais c’est potelet tout plein.

Le moniteur donne deux claques sur les cuisses de Roger.

Willy : C’est mignon tout ça.
Roger : Vous ! Ça va !
Willy : Vous n’aimez pas les chatouilles ?
Roger : Non.
Willy : C’est bien dommage. J’adore en faire aux hommes que je trouve mignon.

Roger colle une droite sur le visage du moniteur.

Roger : Ça me démangeait...
Willy : Vous êtes susceptible.
Roger : Ne recommencez jamais ça.
Willy : C’est promis.

On aperçoit du haut du télésiège un groupe de jeunes skieuses descendre les pistes.

Willy : Roger !

On voit encore les jeunes skieuses qui sont toujours filmées du haut du télésiège et on entend la voix-off de Willy

VOIX-OFF DE Willy : Roger ! Roger ! (Il se met à hurler). Rooogeeeeer !
Roger : Eh, oui ! Qu’est-ce qu’il y a ?
Willy : C’est tant bon de regarder les filles à ce que je vois...
Roger : Ne soyez pas jaloux. J’admire les pistes.
Willy : Vous avez l’air d’apprécier les montagnes. (Il fait un geste arrondi des deux mains pour démontrer des seins de femmes). C’est sûr.

On aperçoit le télésiège qui rentre dans la cabine et on le voit s’arrêter.

Roger : On y va ?
Willy : Je vais enfin connaître votre niveau de ski. Descendez pour voir.

Roger commence à descendre timidement sur ses skis en extérieur jour et il prend ensuite rapidement de la vitesse et il n’arrive pas à s’arrêter. Donc, il finit par rentrer dans une grosse femme et ils tombent tous les deux dans la neige.

Willy : Y’a eu comme un carambolage. On dirait !
Roger : Ah, ah, ah ! (Rire vexé).

Roger se relève dans la neige.

Willy : C’est bien fait. Il faut vous servir des deux bâtons.
Roger : Vous, ça va. Vous en avez trois. C’est facile...
Willy : Comment ça ? J’en ai trois ?
Roger : Oui. Vous en avez un dans chaque mains et un autre quand vous admirez mes fesses…
Willy : Au lieu de faire de l’humour, vous feriez mieux d’aider madame à se relever.
Roger : Je suis désolé. Vous voulez un coup de main ?
La grosse : Non, ça va aller.
Roger : J’espère que vous n’avez rien ?
La grosse : Hum ! J’en ai vu d’autres…
Willy : Madame ne risquait pas de se faire mal.
Roger : Pourquoi ?
Willy : Elle est tellement grosse qu’elle a son airbag personnel.
Roger : Ah, ah, ah ! Je reconnais qu’il est difficile de l’éviter. Elle prend plus de la moitié de la piste à elle toute seule.
Willy : Ne cherchez pas d’excuses. Je sais que madame est grosse. Mais quand même...
La grosse : Dîtes-donc, vous ! Je me passerai de vos commentaires...
Willy : Vous savez ce que mon ami a dit sur vous ?
La grosse : Non.
Willy : Il a osé dire que vous êtes le seul éléphant rose que l’on peut voir sans être bourré. (Sa tenue de ski est rose).
La grosse : Ah, il a dit ça !

La femme corpulente s’approche de Roger.

Roger : Je vous jure que je n’ai rien dit.
La grosse : Tu vas voir, connard !

On aperçoit Willy qui est filmé en gros plan et l’on remarque la présence d’un homme qui s’approche de lui.

Willy : Ah, ah, ah ! Devant la grosse, il ne fait pas le poids.
Le badaud : Sur la plage, on ne risque pas de la confondre avec une sirène. Ah, ah, ah !
Willy : Non, mais avec une baleine, par contre...
Le badaud : Ah, ah, ah ! J’aime bien votre humour.
Willy : Ah, ça ! C’est tant bon de rire.
Le badaud : Profites-en ! Pendant que t’as encore des dents.
Willy : Je ne comprends pas.
Le badaud : La grosse... c’est ma femme.

On aperçoit ensuite la femme forte qui poursuit Roger et on remarque Willy qui arrive vers lui en quatrième vitesse.

Willy : Sauve qui peut !

On aperçoit deux gendarmes qui sont cachés derrière un radar.

Le 1er flic : Ils sont pris. La piste est limitée à 180 km/h et ils font du 280.
Le 2ème flic : Ils vont payer une sacrée amende ces deux-là.
Le 1er flic : Tiens ! Voilà deux nouveaux clients.

On voit la femme corpulente qui tombe dans la neige.

Le 2ème flic : T’as vu ? La grosse est tombée.

On voit une avalanche qui se déclenche.

Le 1er flic : Et alors ? Elle est prise au radar. Je n’en ai rien à faire qu’elle soit tombée.
Le 2ème flic : Et, bien ! Tu as tort.
Le 1er flic : Pourquoi ?

On aperçoit les deux flics qui sont pris par l’avalanche et qui se retrouvent sous la neige.

Le mari de la grosse : Sauvons-nous ! Je crois qu’on a fait une grosse bêtise.

On aperçoit la femme corpulente et son mari courir rapidement dans la neige et l’on voit juste après, Willy en train de skier accompagné de Roger.

Willy : Je crois qu’on les a semés.
Roger : Tant mieux !
Willy : C’est pas grâce à vous.
Roger : Pourquoi ?
Willy : Vous êtes un empoté sur des skis.

On voit Willy qui s’arrête pour attendre Roger.

Willy : Dépêchez-vous !

On voit Roger qui descend la piste en ayant aucune assurance.

Roger : Voilà.
Willy : C’est pas trop tôt. On repart.

On voit Willy qui skie devant Roger et ensuite, il s’arrête de nouveau pour l’attendre.

Willy : Allez !

Willy regarde sa montre.

Willy : On y va.

On les voit tous les deux repartir sur les skis et l’on revoit Willy qui s’arrête de nouveau pour attendre son élève.

Willy : Je vais finir par user ma montre à force de la regarder.
Roger : Bon, ça va. Je suis Parisien et je n’ai pas souvent les moyens de partir au sport d’hiver.
Willy : C’est sûr. Les Parisiens n’ont pas le dynamisme des Suisses.

Roger finit par arriver à proximité de Willy qui l’attend.

Roger : A Paris, on n’a qu’une seule montagne... c’est la tour Eiffel. Et encore, il n’est pas conseillé de la descendre à skis.

On aperçoit une sublime jeune femme qui descend la piste rapidement et elle porte un maillot de bain deux pièces. Cette fille s’appelle Vanessa et elle passe devant eux en les doublants pendant qu’ils sont à l’arrêt.

Roger : Allez, hop ! On repart !

On les voit tous les deux poursuivre la fille. Roger est maintenant devant son moniteur et c’est lui qui s’arrête pour attendre Willy.

Roger : Qu’est-ce que vous êtes mou ? Allez ! On se dépêche !
Willy : Je fais ce que je peux.
Roger : Je ne veux pas le savoir.
Willy : Il n’y a pas le feu au lac.
Roger : Non, mais moi. J’ai le feu aux fesses...

On aperçoit Vanessa qui est filmée en gros plan et on voit les deux autres qui la suivent.

Willy : Je n’en reviens pas ! C’est bien la première fois que je vois une fille en maillot de bain sur des skis. Elle n’a pas froid aux yeux.

On aperçoit les fesses de Vanessa qui sont filmées en gros plan pendant que l’on entend les commentaires de
Roger :

Roger : Il n’y a pas qu’aux yeux qu’elle n’a pas froid...

On aperçoit de nouveau Vanessa qui est toujours poursuivie par Roger et par Willy. On voit ensuite la jeune femme qui passe devant un homme dont le visage est filmé en gros plan pendant qu’il est à l’arrêt et l’on remarque qu’il tire la langue pendant que sa femme est assez loin de lui.

La femme : Qu’est-ce que tu es essoufflé, mon chéri ! Depuis le temps que je te demande d’arrêter de fumer.
Le mari : Tu as raison. Je suis décidé à me remettre au sport.

On revoit Vanessa qui skie toujours devant les deux autres, elle passe ensuite devant trois filles et elle finit par les doubler, les jeunes skieuses restent sur place et elles sont tellement surprises qu’elles arrêtent de skier en regardant passer la fille qui est en maillot de bain.

La 1ère fille : T’as vu cette pute ?
La 2ème fille : Oui, il y en a certaines qui ne savent plus quoi inventer pour se faire remarquer.
La 1ère fille : Heureusement qu’elle n’est pas sur la plage ! Sinon, je me demande ce que serait…
La 3ème fille : Tu veux rire ? Je suis sûre qu’elle se baigne en manteau de fourrure...

Roger passe devant les trois filles.

Roger : Allez, hop ! Dégagez les pétasses. Vous me gênez.
La 1ère fille : Dîtes donc, vous !
La 2ème fille : On peut se mettre toute nue si vous voulez...

On aperçoit Willy qui passe à son tour devant les filles.

Willy : Non. Surtout pas.

Une fille le bloque et elle l’arrête au passage.

La 3ème fille : Je vais t’apprendre à nous traiter de boudin.

La fille lui envoie trois crochets du droit en plein visage, suivis d’un uppercut du gauche. Un skieur arrive à ce moment-là et il s’arrête pour intervenir dans la bagarre.

Le skieur : Je vais t’apprendre à martyriser de faibles femmes sans défense.

Le skieur attrape Willy par le col et il lui envoie un uppercut du gauche en plein visage, suivi d’un crochet du droit.

Le skieur : Et que je t’y reprenne pas. Sinon...
Willy : Oui. Oui. Promis.

Le skieur l’envoie valdinguer et on voit Willy qui dans se retrouve dans les airs avant d’atterrir sur la piste (cela donne l’illusion qu’il saute d’un tremplin comme un saut en élastique). On voit un skieur en tenue de compétition qui descend tout schuss se faire doubler par Willy qui le laisse sur place, alors le skieur stupéfait s’arrête brusquement.

Le skieur de vitesse : Je crois que pour la course de dimanche, c’est râpé. (Il jette un bâton par terre pour exprimer sa colère).

On revoit ensuite Willy qui finit par rejoindre Roger.

Roger : Où étiez vous passé ?
Willy : J’ai eu un petit problème qui m’a fait perdre du temps.

On revoit Vanessa qui arrive en bas de la piste, ensuite elle s’arrête brusquement et on voit quelques hommes qui la regardent intensément et qui finissent par l’applaudir.

Un homme : Je ne dis pas ça pour te vexer ma chérie, mais cette fille a plus de succès que toi, quand tu es sur la plage.
Son épouse : Je te ferai remarquer que sur la plage, y’a de la concurrence. C’est pas comme ici...

On aperçoit Roger et Willy qui s’arrêtent à leur tour en bas de la piste. Vanessa avance pour rejoindre le tire-fesses et elle est aussitôt suivie par les deux autres, dont Roger qui s’approche très près de cette femme.

Roger : Que vous êtes ravissante. Je voulais vous signaler que depuis tout à l’heure, je n’arrête pas de regarder vos jolis yeux.
Vanessa : J’adore les grands romantiques...
Roger : Comme vous appréciez mon romantisme, cela prouve que nous sommes fais l’un pour l’autre.
Willy : Hypocrite...

Vanessa et Roger sont tous les deux près à monter sur le tire-fesses.

Roger : C’est quoi votre prénom ?
Vanessa : Vanessa.
Roger : C’est joli. Vanessa rime avec Ibiza.
Willy : Et Roger ça rime avec obsédé...
Vanessa : Vous voulez monter le premier ?
Roger : Vous plaisantez ? Je suis beaucoup trop galant pour passer devant une jolie femme. Allez-y, Vanessa.
Vanessa : Merci.

On aperçoit Vanessa qui monte la première sur le tire-fesses. On voit son postérieur filmé en gros plan, ensuite Roger le prend à son tour, suivit de Willy et on revoit les fesses de Vanessa.

Willy : Tu parles comme il est galant. Ce vicieux est aux avant-postes pour admirer ses fesses.

On voit Vanessa qui continue à monter sur le tire-fesses et on voit ensuite, un groupe de touristes Japonais qui sont filmés avec leurs appareils photos dans les mains.

Les Japonais : Mité. (Regardez en Japonais).

On voit les Japonais qui sont filmés en extérieur jour en train de mitrailler avec leurs appareils photos le postérieur de Vanessa. On aperçoit juste après, Roger qui lève une jambe de façon à prendre une pause pour être photographié par les Japonais.

Les Japonais mitraillent de plus belle la jolie Vanessa. On voit ensuite, Roger qui continue de poser et il se met à tendre le bras tout en restant la jambe en l’air et il fait un énorme sourire en regardant en direction des Asiatiques.

Willy : Roger.
Roger : Oui.
Willy : Je ne voudrais pas dire, mais cela sert à rien de poser pour la photo. Ils en ont rien à faire de votre sourire. Ce n’est pas vous qu’ils regardent.

On voit les Japonais qui sont filmés en gros plan et en extérieur jour, ils sont hilares et ils montrent Roger du doigt en le regardant passer.

Les Japonais : Ah, ah, ah !
Roger : Ah, ah, ah ! (Rire vexé).
Willy : Qu’est-ce que je vous disais ?

On voit Vanessa qui lâche le bâton du tire-fesses une fois qu’elle est arrivée en haut de la piste et elle est aussitôt suivit par les deux autres qui font pareil. On voit ensuite, un adolescent qui se prénomme Laurent et qui vient la voir.

Laurent : Mademoiselle. On peux être photographiés ensemble ?
Vanessa : Si tu veux ?

L’adolescent se positionne au côté de Vanessa et il met son bras autour de l’épaule de la jeune femme.

Laurent : Vas-y Stéphane. Je suis prêt.

On aperçoit Stéphane qui les prend tous les deux en photo.

Vanessa : Pourquoi tu veux qu’on soit tous les deux sur la même photo ?
Laurent : C’est pour frimer devant les copains. Ils vont être vert de jalousie.

On voit Laurent prendre des poses au côté de Vanessa pendant que l’on entend le bruit de l’appareil photo.

Vanessa : J’en ai marre de jouer les mannequins.
Laurent : Juste une petite dernière, mais celle-là va être un peu spéciale...

L’adolescent attrape le visage de Vanessa et ensuite, il la prend de force pour l’embrasser sur la bouche. La jeune femme finit par le gifler violemment, alors Laurent arrête de l’embrasser.

Vanessa : Qu’est-ce qui te prend ?
Laurent : C’est pour faire croire que je suis sorti avec vous pendant les vacances. Je voulais avoir l’air d’un mec, d’un vrai.

On entend la voix féminine de la mère de Laurent.

La mère de Laurent : Laurent. Qu’est-ce que tu faisais avec cette fille ?
Laurent : Je ne la connais pas, maman. Je te jure.
La mère de Laurent : Alors pourquoi je t’ai vu l’embrasser sur la bouche ? Tu n’es pas en train de te foutre de moi, par hasard ?
Laurent : Jamais je ne ferai une chose pareille.
La mère de Laurent : Tu vas voir ce que tu vas prendre.

La mère court après l’adolescent dans la neige en extérieur jour et l’on voit les copains de Laurent qui sont à la terrasse d’un café.

Un copain : Regardez, les mecs ! C’est Laurent ! J’ai comme l’impression qu’il a de sérieux problèmes avec sa mère.
Le groupe d’adolescents: Ah, ah, ah !

On voit un adolescent filmé seul en gros plan et il dit :

Un autre copain : J’ai la honte pour lui. Ah, ah, ah !

On revoit ensuite Vanessa qui est filmée en extérieur jour accompagnée de Roger et ils sont en haut des pistes.

Roger : Il fait un temps splendide !
Vanessa : Oh, oui ! C’est agréable d’avoir un peu de soleil.
Roger : Il fait même trop chaud.
Vanessa : Vous trouvez ?
Roger : Oui. Vous devriez profiter de ce soleil radieux pour faire bronzer les parties les plus intimes de votre corps.
Vanessa : J’accepte mais à seule condition.
Roger : Laquelle ?
Vanessa : Que vous montriez l’exemple.
Roger : Non, je suis assez bronzé comme ça. J’ai même des origines Apaches.
Vanessa : Mettez-vous à l’aise.
Willy : Mademoiselle a raison. Déshabillez-vous.
Roger : Toi, le pédé ! On ne t’a rien demandé…
Vanessa : Si vous montrez l’exemple, je vais me mettre toute nue.
Roger : Vous me le promettez ?
Vanessa : Oui.
Roger : Vous êtes plus convaincante que le moniteur...

Roger enlève son pantalon et il se retrouve en slip. On aperçoit juste après, un couple qui arrive en haut du tire-fesses.

La femme : Pourquoi il enlève son pantalon ?
Le mari : A mon avis, il a dû pisser dans son froc.
Le couple : Ah, ah, ah !
Roger : Ah, ah, ah ! (Rire vexé).
Le mari : J’aimerais que ça arrive aussi à cette fille.
Le couple : Ah, ah, ah !

Vanessa est filmée en extérieur jour à côté de Roger.

Vanessa : Ils se moquent de vous. Vous devez être triste ?
Roger : Hou, hou, hou ! (Pleure hypocrite). Consolez-moi, Vanessa.

Roger prend la jeune femme de force dans ses bras et il l’embrasse sauvagement sur la bouche. On voit juste après un bonhomme de neige qui est filmé en gros plan.

VOIX-OFF : Roger ! Tu veux que je t’aide ?
Roger : Non, merci. Ça va. Je m’en sors pas mal.
VOIX-OFF : Pardon ?

Vanessa lui donne une gifle.

Vanessa : Ça vous apprendra !
Roger : Vous avez entendu cette voix ?
Vanessa : Oui. C’est un phénomène surnaturel ! C’est l’esprit de la forêt !
Roger : Ce qui est beaucoup plus cartésien, c’est que je vais porter plainte pour coups et blessures.
Willy : Je refuse de témoigner. Elle était méritée cette gifle.
Roger : Heureusement, j’ai un autre témoin.
Willy : Si le témoin est d’accord. Ça le regarde.

Roger court en extérieur jour dans la direction d’une femme qui marche dans la neige et qui lui tourne le dos.

Roger : Madame ! Madame ! Est-ce-que vous acceptez de témoigner contre celle qui m’a violemment giflé ?

La femme se retourne et l’on reconnaît Françoise.

Roger : Oh, la gaffe !
Françoise : Mais bien sûr. Tu peux compter sur moi, mon chéri…

Françoise le gifle violemment à son tour.

Françoise : Ton autre joue était jalouse...
Roger : Je peux t’assurer qu’elle ne l’est plus.
Françoise : Moi par contre, je le suis toujours.
Roger : Françoise. Je savais que tu étais là. Je te faisais marcher.
Françoise : Ça m’étonnerait. J’étais bien cachée derrière le bonhomme de neige.
Roger : Je l’ai confondu avec toi. C’est presque ton sosie.

On aperçoit le bonhomme de neige filmé en gros plan et on entend la voix-off de
Françoise :

VOIX-OFF DE FRANCOISE : Tu trouves vraiment que je ressemble à ce truc-là ?

On revoit de nouveau Françoise à côté de Roger.

Roger : Non, mais il y a quand même un petit air de famille.
Françoise : Ah, oui ! On en reparlera. A ce soir, mon chéri …
Willy : Rhabillez-vous ! Vite ! Je vois les gendarmes.

On aperçoit Roger qui remet son pantalon en vitesse et il remonte vite fait sur les skis.

Willy : J’espère qu’ils ne vous ont pas vu. Sinon, vous allez être arrêté.
Vanessa : Qu’est-ce que vous pouvez être pudique en Suisse...

Vanessa repart la première sur ses skis, tandis que les deux autres démarrent juste après. On aperçoit la terrasse d’un café qui se situe en haut des pistes et on voit deux hommes qui sont assis à la terrasse en train de boire un verre en extérieur jour.

Timothée : Tiens ! T’as vu ? Ils ne savent plus quoi faire pour attirer les touristes.
Un badaud Suisse : J’ai vu, Timothée. Ils engagent même des prostituées en petite tenue.
Timothée : Ils vont bien finir par ouvrir une piste pour les nudistes. On aperçoit une grosse Suissesse qui s’approche des deux hommes.

La Suissesse : Moi, je refuserai de me déshabiller, même pour attirer de la clientèle.
Timothée : On ne veut pas que Le Planois devienne un nouvel Avoriaz.
La Suissesse : Pourquoi tu me parles d’Avoriaz ?
Timothée : Bah ! Tu ne te souviens pas ? C’était là-bas ou il faisait un festival pour les films d’horreur.
La Suissesse : Ah, ah, ah ! (Rire vexé).

On voit de nouveau Vanessa qui ski en maillot de bain sur les pistes et l’on aperçoit ensuite une bonne sœur qui est accompagnée d’une colonie d’enfants. Sœur Clothilde regarde passer la jeune femme en étant indignée.

Soeur Clothilde : Oh ! La petite cochonne ! Elle va traumatiser ces charmants bambins.

On aperçoit en gros plan trois petits garçons qui tirent la langue en la regardant passer.

Sœur Clothilde : Ne regardez pas ces horreurs. Pauvres petits. J’espère qu’elle ne vous a pas traumatisés.
Un enfant : La méchante dame ressemble à une vilaine diablesse.
Sœur Clothilde : Pauvre petit !
Un autre enfant : J’aime pas voir ça.
Sœur Clothilde : Allez ! On rentre au couvent les enfants.

On aperçoit une autre bonne sœur qui attrape un petit garçon par l’oreille.

La bonne sœur : Toi. Tu me feras le plaisir de réciter trois « Notre Père ».
Un enfant : Oui, ma sœur.
La bonne soeur : J’y compte bien. Hypocrite…

On aperçoit un skieur qui est au bord de la piste en ayant sa gourde dans les mains pour boire une gorgée.

Un skieur : T’es encore en train de boire ?
L’alcoolique : Bah, oui ! J’ai soif.

On aperçoit Vanessa qui passe juste devant lui.

L’alcoolique : Regarde ! Je vois une fille en maillot de bain.
Un skieur : Mais oui ! Mais oui !

L’alcoolique reprend sa gourde et il boit encore une gorgée.

Un skieur : Tu vois des filles en maillot de bain et tu continues de boire…
L’alcoolique : C’est une bonne raison pour continuer.
Un skieur : Qu’est-ce que tu me chantes-là ?
L’alcoolique : Comme ça, la prochaine fille qui va passer va être toute nue.

On aperçoit une grosse laideur en train de faire du chasse-neige.

L’alcoolique : Heureusement que ça n’a pas marché, mon truc.

On revoit Vanessa en maillot de bain et l’on voit ensuite Roger, suivi de Willy et ce dernier s’arrête brutalement et il se met à crier :

Willy : Roger ! Roger !

On voit Roger qui s’arrête de skier à son tour.

Roger : Qu’est-ce qui vous arrive ?
Willy : Continuez sans moi. Vanessa est une bien meilleure monitrice. Elle sait vous stimuler pour aller vite.
Roger : Ne soyez pas jaloux, Willy. Mais entre vous et elle, j’ai un petit faible pour Vanessa...
Willy : Ce n’est pas de la jalousie, mais j’ai vu un bel homme qui est à poil.
Roger : C’est qui ?
Willy : C’est lui.

On aperçoit un yéti qui est filmé en gros plan.

Roger : Amusez-vous bien tous les deux.
Willy : Vous pouvez me faire confiance. Salut.

On aperçoit Willy qui court après le yéti et ce dernier se sauve en étant complètement paniqué.

Willy : Tu sais que tu me plais, toi ?

On revoit de nouveau Roger qui est filmé tout seul prêt à repartir sur les pistes.

Roger : Et bien moi, j’ai assez perdu de temps...

On aperçoit Roger repartir à vive allure sur les pistes. On revoit ensuite Vanessa qui descend et elle est suivit par deux femmes dont l’une est assez jeune, alors que l’autre est très vieille.

La grand-mère : Sportif comme il est. Je n’en reviens pas que ton grand-père se soit remis au ski.
La jeune femme : Moi aussi. Surtout qu’il ne se débrouille pas mal.
La grand-mère : Comment ça ? Tu le vois ?
La jeune femme : Oui, regarde ! On l’a presque rattrapé. Il est en compagnie d’une jeune femme.
La grand-mère : Quelle jeune femme ?
La jeune femme : Celle-là.

On voit le vieillard skier au côté de Vanessa.

Le grand-père : Alors, ma poulette.

Le grand-père lui donne une claque sur les fesses.

Le grand-père : C’est bien potelé tout ça...

Le visage du grand-père est ensuite filmé en gros plan et il aperçoit sa femme et sa petite fille qui sont derrière lui, mais qui l’ont presque rejoint.

Le grand-père : Qu’est-ce qu’elles font ici ces deux là ?
La grand-mère : Ah ! Te voilà, toi ! T’es content de ton grand retour sur les pistes...
Le grand-père : Y’a pas à dire. C’est agréable le sport. Ça me manquait.
La grand-mère : Ah, Tu veux faire plus de sport. Ça tombe bien, moi aussi.

La grand-mère lui expédie un crochet du droit en plein sur son visage.

La grand-mère : Tu sais que la boxe est un sport complet ?

Il est écrit sur l’écran « quelques jours plus tard » et on voit le grand-père qui est complètement plâtré sur un lit d’hôpital. On aperçoit, juste après, une ravissante infirmière entrer dans la chambre.

L’infirmière : Qu’est-ce qui vous est arrivé Monsieur Salcozi ?
Le grand-père : J’ai voulu me remettre au sport et voilà le résultat.
L’infirmière : A votre âge, il faut se ménager. Vous faîtes quoi comme sport ?
Le grand-père : De la boxe.
L’infirmière : Ah, ah, ah ! Vous avez dû affronter Mike Tyson pour être dans ce piteux état.
Le grand-père : Non, c’est pas Tyson. C’est... elle.

On aperçoit à ce moment-là, la grand-mère qui est allongée sur le lit qui est à côté du sien en étant aussi plâtrée que lui.

La grand-mère : Et, toi ! N’en profites pas. Je te surveille...
Le grand-père : Oui, ma chérie.

On revoit de nouveau Vanessa qui skie sur les pistes et l’on aperçoit ensuite Roger qui est toujours derrière cette jeune femme. On remarque de nombreux skieurs qui n’arrivent plus à avancer à cause des embouteillages tellement ils sont nombreux à avoir voulu poursuivre la jolie Vanessa.

Un skieur : Ce n’est pas de chance. On va au sport d’hiver pour oublier le stress de la vie quotidienne et on se retrouve au milieu des embouteillages.
Un skieur : Oui, il y a un bouchon.

On revoit Vanessa qui double un Ecossais qui descend la piste en ayant un kilt à la place du traditionnel pantalon de ski. On aperçoit ensuite Roger qui tire la langue en regardant la jolie Vanessa. Il ne regarde pas devant lui et comme il ne fait pas attention, il rentre dans l’Ecossais qui lui tourne le dos. On aperçoit deux skieurs qui passent à côté des deux autres qui sont toujours à terre.

Un skieur : Regarde les deux pédés !
L’autre skieur : Ah, ah, ah !

On aperçoit Roger qui réussit à se relever pendant que l’Ecossais est toujours à terre.

L’Ecossais : Surtout, ne vous excusez pas.
Roger : Je n’ai pas le temps.

Roger redémarre à vive allure sur les pistes.

Un skieur : T’as vu ? Il nous poursuit ! J’espère qu’il n’est pas trop violent...

On voit Roger qui les double rapidement.

Un skieur : Ce n’est pas nous qui l’intéressons.
L’autre skieur : Alors ! C’est qui ?

On aperçoit Vanessa qui skie sur la piste.

Un skieur : Il n’est plus pédé...
L’autre skieur : T’as vu la fille ? Il faudrait vraiment qu’il soit un imbécile pour ne pas changer d’avis...

On aperçoit de nouveau la ravissante Vanessa en train de skier et on voit Roger qui la suit de près. On revoit de nouveau la jolie skieuse qui descend en étant tout schuss et elle arrive rapidement en bas de la piste. On remarque deux infirmiers qui arrivent vers elle et qui la prennent de force.

Vanessa : Je ne suis pas folle ! Je ne suis pas folle !
Un infirmier : Mais oui ! Mais oui !
Un autre infirmier : Mademoiselle fait du ski en maillot de bain, mais elle n’est pas folle. C’est logique !
Vanessa : Je fais du ski nautique. Y’a rien de mal à ça.
Un infirmier : Non, mais la mer blanche est très dangereuse.
Un autre infirmier : Il y a beaucoup de requins par ici !
Un infirmier : On va rentrer à la clinique. C’est plus prudent...

On aperçoit Roger qui est filmé en gros plan en train de regarder Vanessa qui est emmenée de force dans l’ambulance.

Roger : C’est triste. Pauvre fille...

On voit ensuite Françoise qui arrive vers lui.

Roger : Tu m’en veux toujours ?
Françoise : Non, grand fou.

Françoise se met à embrasser sauvagement Roger sur la bouche.

Roger : Mais ! T’es folle ?
Françoise : Beaucoup plus que tu peux le penser.

On voit le pantalon de ski de Françoise qui tombe par terre et elle se retrouve en maillot de bain pour embrasser Roger, mais ce dernier ne s’en aperçoit pas.

Françoise : Je suis folle de jalousie...



FIN





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et la saga des connexions continue...