Œuvres de l’auteur

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LA FERME DU BONHEUR


(IMITATION DE BRUITS D'ANIMAUX DE LA FERME).

Nous sommes dans les années cinquante,
J'habite dans une ferme et je suis heureux,
Dès l'aurore le coq chante,
Un air qui est tellement mélodieux,
Qu'il traverse les nuages et le ciel,
Pour réveiller délicatement,
La planète qui s'appelle le soleil,
Qui n'brille pas souvent chez les Normands.

Que je suis heureux dans la ferme du bonheur,
Nous sommes Normands et fiers de l'être,
Nous ne renions pas notre cidre et notre beurre,
Et nous portons souvent sur nos têtes,
Des cheveux blonds qui sont nos chaumières.


Nous sommes plus matinaux que le soleil,
Nous partons faucher de l'herbe
Je trouve la nature vraiment belle,
Même si elle est poilue et pas imberbe,
Vers dix heures nous prenons la collation,
Nous mangeons des saucisses et du camembert,
Si vous n'trouvez pas chez nous c'fromage et du cochon,
C'est que nous sommes anorexiques et qu'on exagère.

Que je suis heureux dans la ferme du bonheur,
Nous sommes Normands et fiers de l'être,
Nous ne renions pas notre cidre et notre beurre,
Et nous portons souvent sur nos têtes,
Des cheveux blonds qui sont nos chaumières.


Nous buvons du cidre avec les amis,
Mais quand j'vois Eloïse sur son tracteur,
Je n'ai pas besoin d'me soûler à l'agonie,
Pour goûter à l'ivresse du bonheur,
Elle nous rejoint pour aller danser,
Nous partons au bal du samedi soir,
Je danse et j'ai tellement mal aux pieds,
Que même les sabots souffrent dans la nuit noire.

Que je suis heureux dans la ferme du bonheur,
Nous sommes Normands et fiers de l'être,
Nous ne renions pas notre cidre et notre beurre,
Et nous portons souvent sur nos têtes,
Des cheveux blonds qui sont nos chaumières.


Nous mangeons des pommes avec Eloïse,
Dans les nombreux pommiers de Normandie,
C'est un pêché car c'est de la gourmandise,
Adam et Eve nous regardent du ciel avec mélancolie,
Ils ont fait pareil des millions d'années avant nous,
Nous partons dans les granges pour un plaisir coquin,
Pour faire l'amour dans la paille comme des filous,
Et tes cheveux blonds ne sont pas dépaysés dans le foin.
Que je suis heureux dans la ferme du bonheur,
Nous sommes Normands et fiers de l'être,
Nous ne renions pas notre cidre et notre beurre,
Et nous portons souvent sur nos têtes,
Des cheveux blonds qui sont nos chaumières.

Il pleut plus souvent en Normandie qu'au Panama,
Et cela me soûle profondément,
Même si il tombe de l'eau et non du calva,
Je fais malgré tout l'amour dans les champs,
Et les vaches mâchent pendant des heures,
Un chewing-gum à l'herbe en regardant Eloïse,
Nous faisons l'amour sous des regards voyeurs,
Je caresse son corps en lui faisant des bises.




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