Œuvres de l’auteur

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Féminin et masculin



LE PEDE : THIERRY
LA LESBIENNE : JACQUELINE
LE PETIT AMI DE THIERRY : CHRISTIAN
LA petite amie de jacqueline : Marie-AMELIE

Thierry et Jacqueline sont bloqués dans l'ascenseur depuis trois heures et ils ne se sont pas dit un mot.


Thierry : Cela fait trois heures que nous sommes bloqués dans l'ascenseur et vous n'avez pas dit un seul mot. Vous n'êtes pas très bavarde, dites moi.
Jacqueline : Vous non plus, vous n'êtes pas très bavard, vous n'avez rien dit. Je ne connais même pas votre prénom.
Thierry : Mon prénom est Thierry et vous ?
Jacqueline : Je m'appelle Jacqueline.
Thierry : C'est un beau prénom.
Jacqueline : Je ne trouve pas, je n'aime pas mon prénom.
Thierry : Dîtes-moi Jacqueline, vous n'en n'avez pas marre d'être enfermé dans cet ascenseur.
Jacqueline : Si j'en ai plus qu'assez d'être enfermé là dedans. Pas vous ?
Thierry : Ne m'en parlez pas. J'ai peur de mourir dans cet ascenseur, car j'ai peur que les secours ne viennent pas à temps.
Jacqueline : N'exagérez pas. De quoi voulez vous mourir. On ne risque rien.
Thierry : J'ai peur de mourir de soif, j'aimerai bien boire un peu d'eau.
Jacqueline : Vous avez soif ?
Thierry : Terriblement. J'aimerai boire un étang à moi tout seul.
Jacqueline : Malheureusement j'ai rien à vous offrir.
Thierry : C'est dommage. Dîtes moi Jacqueline, je ne suis pas toute décoiffé.
Jacqueline : Non, mais quelle importance.
Thierry : Si je ressors vivant de cet ascenseur je dois voir ma copine Christian et je dois être présentable pour qu'il me trouve belle. J'aimerai bien avoir du maquillage si vous en avez.
Jacqueline : Non, mais vous êtes homosexuel, quelle horreur.
Thierry : Vous n'aimez pas les homosexuels.
Jacqueline : Non, ce sont les hommes que je n'aime pas.
Thierry : Mais vous êtes une lesbienne.
Jacqueline : Et vous un pédé.
Thierry : Quand je pense que je n'osais pas vous parler, car j'étais terrorisé à l'idée que vous pourriez me violer. J'ai plus rien à craindre. Tant mieux, me voilà rassuré.
Jacqueline : Moi aussi, j'ai eu peur que vous me fassiez du mal et pour cause lorsque nous sommes bloqués dans un ascenseur, les choses les plus bizarres peuvent se passer dans la tête. Vous ressemblez à Georges Blin et j'ai eu peur que vous soyez ce sadique. Inutile de vous dire que j'étais terrorisée.
Thierry : Ah oui, le violeur de femme dont ils ont parlé à la télévision. Il parait que je lui ressemble un peu.
Jacqueline : Un peu, beaucoup vous voulez dire. Vous êtes son sosie.
Thierry : Vous savez que dernièrement, j'ai fais peur à une femme. Elle s'est mise à courir à vive allure lorsqu'elle m'a vu et moi qui croyais que je lui faisais peur, parce que je n'étais pas maquillé.
Jacqueline : Je suis certaine que vous n'êtes pas si mal que ça, lorsque vous n'êtes pas maquillé. Vous avez vraiment des réactions de femme. On voit vraiment que vous êtes homo. Vous n'avez jamais aimé une femme ?
Thierry : Si, ma maman.
Jacqueline : Et à part votre mère ?
Thierry : J'aime des copines.
Jacqueline : Et vous les avez déjà embrassé ?
Thierry : Oui, sur la joue. Ce sont des femmes et je ne peux pas en faire plus.
Jacqueline : Vous n'avez jamais eu envie d'embrasser une femme sur la bouche.
Thierry : Non, jamais.
Jacqueline : Et pourtant, cela fait des heures que nous sommes enfermés dans cet ascenseur et je commence à avoir des fantasmes un peu bizarre.
Thierry : Ne me dîtes pas que vous avez envie de m'embrasser sur la bouche.
Jacqueline : S'il n'y avais que ça.
Thierry : Quelle horreur. Nous sommes des homosexuels. Ne l'oubliez pas.
Jacqueline : Et alors. On peut changer nos habitudes.
Thierry : Arrêtez de parler de ça. Car moi aussi, je commence à avoir des fantasmes.
Jacqueline : Embrassons nous.
Thierry : Et si on nous regardait.
Jacqueline : Ne soyez pas ridicule. Nous sommes enfermés dans un ascenseur. Qui voulez vous qui nous voit ?
Thierry : Vous avez raison. Je vais en profiter et pour la première fois de ma vie, je vais embrasser une femme. Si ma mère voyait ça, elle serait fière de moi.

Thierry et Jacqueline s'embrassent longuement sur la bouche. L'ascenseur se remet à marcher et ils voient Christian et Marie-Amélie.

Christian : Thierry. Qu'est ce que tu fais ?
Thierry : Rien du tout. Mais l'ascenseur s'est remis à marcher. C'est un miracle. Viens Jacqueline, sortons de là. Je peux vous tutoyer.
Jacqueline : Bien sûr.
Marie-Amélie : Je crois que vous êtes assez intime tous les deux pour vous tutoyer.

Thierry et Jacqueline sortent de ascenseur.

Christian : Vous devriez avoir honte. Nous étions mort d'inquiétude avec Marie-Amélie, car on savait que vous étiez bloqué dans cet ascenseur et nous n'arrivions pas à vous dépannez et vous nous faisiez des infidélités tous les deux.
Thierry : Excuses moi Christian. Mais j'ai eu le coup de foudre pour Jacqueline dans cet ascenseur. Elle était lesbienne et moi pédé et maintenant, nous sommes deux hétéros.
Christian : Venez Marie-Amélie. Laissez les. On va prendre l'ascenseur et avec un peu de chance, nous allons devenir hétérosexuel.
Marie-Amélie : Je suis écoeuré. Adieux les amoureux.
Thierry : Adieu les futurs hétéros, car on va bloquer l'ascenseur pour que la même chose vous arrive.

Christian et Marie-Amélie montent dans l'ascenseur. Thierry et Jacqueline s'embrassent sur la bouche.



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