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Délires de réincarnation



LE DRAGUEUR : JEAN-PAUL
LA FOLLE DINGUE : ELOISE

Jean-Paul : Bonjour mademoiselle.
Eloïse : Bonjour, qu'est ce que vous me voulez ?
Jean-Paul : On ne se serait pas déjà vu quelque part ?
Eloïse : Effectivement, pauvre ordure.
Jean-Paul : De quel droit, vous vous permettez de m'insulter.
Eloïse : Parce que je vous reconnais.
Jean-Paul : Mais enfin, qu'est ce que je vous ai fait ?
Eloïse : Vous vous rappelez de Jules César ?
Jean-Paul : Je vous demande pardon ?
Eloïse : Je vais vous rappelez certains souvenirs qui date d'une vie antérieure. A l'époque, nous vivions dans le palais de Jules et nous étions mariés, vous avez osé me tromper avec Cléôpatre, vous ne vous en rappelez pas ?
Jean-Paul : Vous avez bu combien de verres avant de me rencontrer ?
Eloïse : Aucun, je ne bois jamais d'alcool.
Jean-Paul : Est ce que vous avez déjà été enfermé dans un hôpital pchychiatrique ?
Eloïse : Non, je n'ai jamais été folle. Je vais changer de sujet de conversation, est ce que vous avez envie de coucher avec moi ?
Jean-Paul : Je vous trouve très directe, mais je vous avouerais que je ne suis pas insensible à votre charme. Pour être franc, j'aimerais essayer votre matelas pour voir s'il est confortable.
Eloïse : Vous ne l'essaierez jamais si vous êtes amnésique et que vous ne vous souvenez pas de Jules César, car je déteste les gens qui n'ont pas une mémoire d'éléphant.
Jean-Paul : Maintenant que vous m'avez rappelé certains souvenirs, effectivement je me rappelle très bien ce bon vieux Jules. Ah, quel bout en train c'était, toujours le mot pour rire et il adorait faire la fête.
Eloïse : Vous vous souvenez du jour où il a dit à Cléôpatre qu'elle était rondelette et qu'elle possédait un nez tellement long, que ce n'était plus un nez qu'elle possédait mais une trompe, elle ressemblait à un éléphant woman.
Jean-Paul : Ah, ah, ce bon vieux Jules, toujours le mot pour rire. (En parlant à voix basse). Visiblement je suis tombé sur une folle, mais heureusement qu'elle n'est pas enfermé dans un asile, car elle est canon.
Eloïse : Qu'est ce que vous murmurez ?
Jean-Paul : Non, rien des broutilles, c'est sans importance.
Eloïse : Vous vous rappelez également du jour où Jules César s'était déguisé en lion et qu'il a fait à Cléôpatre qu'il voulait la dévorer toute crue, il lui a même couru après, la pauvre femme, elle a eu la peur de sa vie.
Jean-Paul : Ah, ah, je m'en souviens comme si c'était hier.
Eloïse : Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais cela s'est passé à une époque beaucoup plus récente où là encore nous étions ensemble. Cela c'est passé, attendez que je me rappelle... en 1942 et à l'époque vous étiez un brillant résistant. Je me rappelle que vous vous êtes attaqué à une cinquantaine d'Allemands armés de mitraillettes, alors que vous étiez seulement armé d'un canif et que vous les aviez tous égorgés.
Jean-Paul : Mademoiselle, vous avez besoin d'un homme, d'un vrai. Je suis un héros, donc je suis l'homme qu'il vous faut.
Eloïse : Peut-être que vous êtes un héros, mais vous ne m'étiez pas très fidèle pendant la seconde guerre mondiale et je vous en tiens rancune.
Jean-Paul : Je ne me souviens pas de vous avoir été infidèle.
Eloïse : Et bien moi si, je me souviens d'un soir où vous m'avez raccompagner dans votre fiat croma et nous avions couché ensemble. Vous m'aviez promis le lendemain matin avant de partir travailler de me revoir rapidement. Je vous ai effectivement revu très rapidement...
Jean-Paul : Alors que me reprochez vous ?
Eloïse : Lorsque je vous ai revu, vous étiez entrain d'embrasser ma meilleure amie sur la bouche.
Jean-Paul : Mademoiselle, en voilà assez, vous êtes complètement folle. J'en ai la preuve, vous m'avez dit que je vous ai raccompagné en voiture, en fiat croma en l'occurrence jusqu'à votre chambre et nous avons fait l'amour, cela c'est passé pendant la seconde guerre mondiale, vous m'avez bien dit cela ?
Eloïse : Oui, c'est vrai. Je vous ai dit cela.
Jean-Paul : Et bien, j'ai la preuve de votre folie, les fiat croma n'existaient pas pendant la seconde guerre mondiale. Qu'avez vous à répondre à cela ?
Eloïse : Que l'histoire que je vous ai raconté ne s'est pas passé durant une vie antérieure, mais dans notre vie actuelle. Vous n'avez pas compris que je me suis moqué de vous ?
Jean-Paul : Pardon.
Eloïse : C'est bien ce que je pensais. Vous avez eu tellement de femmes dans votre vie, que vous ne vous rappeliez à peine de mon visage et c'est là que j'ai eu l'idée de parler de vie antérieure pour me moquer de vous. Pendant que je faisais semblant de délirer, vous n'arriviez plus à vous souvenir parfaitement de moi, même si mon visage vous étais familier et je vous soupçonne d'avoir eu un doute sur l'existence de mes délires.
Jean-Paul : Je suis quelqu'un de parfaitement équilibré et je n'en croyais pas un mot.
Eloïse : Je ne vous crois pas. Ah, ce que vous étiez ridicule lorsque vous faisiez semblant de vous souvenir de Jules César. Je dois vous avouer que je me suis bien amusé.
Jean-Paul : Vous avez eu raison de vous moquer de moi, car dans le passé, je n'étais pas quelqu'un de fidèle. Des femmes, j'en ai même eu des dizaines et des dizaines. Mais j'ai énormément changé et aujourd'hui, je serais incapable de tromper ma petite amie.
Eloïse : Vous m'aviez profondément blessé dans le passé et je n'ai plus aucune confiance en vous. Je ne veux plus vous voir, vous m'entendez ? Je ne veux plus vous voir.
Jean-Paul : Qu'est ce que je peux faire pour me faire pardonner ?
Eloïse : Rien, adieu, la réincarnation de Dom Juan.
(Elle s'en va et elle le laisse sur place).



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