La Danemarkoise

sommaire saga retour


LA DANEMARKOISE

N° dépôt S.A.C.D. : 158570


Court-Métrage
de
Franck Laisné

Genre :

Comédie sentimentale



PERSONNAGES :

CAMILLA : La jeune Danoise
ALAIN : Le jeune amoureux de la Scandinave
MORTEN : Le père de Camilla
MARGRETHE : La mère de Camilla
ELSE : La sœur aînée de Camilla
BIRTHE : La sœur cadette de Camilla
KESPER : Le frère de Camilla
LARS : Le jeune homme handicapé moteur





On aperçoit Alain en extérieur jour devant une falaise et on voit ensuite son visage en gros plan.

VOIX OFF D’ALAIN : Je me souviens… d’une sirène. Je n’ai aucun souvenir d’elle, je n’ai même pas de photos. Les seuls souvenirs que je possède sont dans ma tête et ceux-là sont indélébiles, même en cas d’amnésie. Je me souviendrai toujours de cette Danoise que je ne pourrai jamais oublier.
Rémi : Je savais que je te trouverais ici...
Alain : Elle est où ? Elle doit bien être quelque part.
Rémi : Peut-être qu’un jour, on retrouvera son corps.
Alain : Et on s’aimera comme avant.

Alain pleure en sanglots dans les bras de son ami qui le console.

Rémi : Allons. Allons.
Alain : Je l’aime trop. Je ne pourrai jamais l’oublier.
Rémi : Tu viens faire un billard ?
Alain : Je n’ai plus goût à rien. Même pas à ça…
Rémi : S’il te plaît ! Fais-moi plaisir !
Alain : Puisque t’insistes...
Rémi : Merci.
Alain : Ce n’est pas à toi de me remercier.

Alain est filmé en compagnie de son ami, ce dernier est au volant d’une voiture et il est filmé en intérieur jour et on l’entend penser à voix haute.

VOIX OFF D’ALAIN : Et dire que c’est sur cette route qu’elle est morte. Je me souviens…

On aperçoit une jolie femme blonde avancer dans la rue en tenue sexy et on entend tout à coup un sifflement, alors la jeune femme se retourne.

Camilla : Alors ? On aime les blondes…
Alain : Non, je vous siffle. Je préfère les jambes des filles du Crazy Horse…

Camilla s’approche de lui et la jeune femme lui donne une claque.

Alain : Je préfère celles du Crazy. Je confirme…
Camilla : Petit con.
Alain : Mais je vous trouve quand même mieux que celles du Moulin Rouge.

Camilla s’arrête de marcher.

Camilla : Ça veut dire quoi ?
Alain : Que vous n’êtes pas Miss Univers, mais pas loin…
Camilla : Vous avez une drôle de façon de draguer…
Alain : J’ai une façon d’appâter assez spéciale… pour pêcher les sirènes.
Camilla : La comparaison avec une sirène est très réaliste…
Alain : Whouaw ! La modestie.
Camilla : Je disais ça seulement parce que je suis une… Danoise.
VOIX OFF D’ALAIN : J’ai connu avec Camilla une grande histoire d’amour, je l’ai même accompagnée au Danemark.

On voit la statue de la petite sirène filmée en gros plan. Ensuite, on les voit se promener dans les rues de Copenhague en mangeant une glace, et ensuite, on les remarque dans un manège du parc d’attraction de Tivoli en train de pousser un cri à cause de la vitesse. Et pour finir, on les aperçoit tous les deux complètement dénudés ; ils sont allongés l’un à côté de l’autre sous les draps et la jolie Camilla fume une cigarette dans le lit.

Alain : Tu viendras me voir à Etretat ?
Camilla : Bien sûr. J’aime mon pays.
Alain : Comment ça ? T’es Normande ?
Camilla : D’une certaine manière… La Normandie, c’est aussi le pays de mes ancêtres.
Alain : Tu viendras me voir en drakkar ?
Camilla : Oui. Pour mieux conquérir ton cœur.
Alain : Tu n’as pas d’intention belliqueuse au moins ?
Camilla : A moi toute seule, ce serait difficile.
Alain : Tu connais le dicton ?
Camilla : Lequel ?
Alain : Fais-moi l’amour, pas la guerre.
Camilla : A l’attaque…

Camilla se jette sur lui et la jeune femme réussit à le faire tomber sur le dos pour l’embrasser.

VOIX OFF D’ALAIN : J’ai aimé Camilla comme je n’aimerai plus jamais personne. Je me suis toujours promis que le jour où elle me quitterait, je resterais célibataire jusqu’à la fin de mes jours. Ma religion m’interdit de rencontrer une autre fille.

On aperçoit la statue d’Odin en gros plan.

VOIX OFF D’ALAIN : Pas vrai, Odin ?

On aperçoit ensuite les falaises d’Etretat filmées en extérieur jour et on peut remarquer la présence des deux amoureux qui s’embrassent. La caméra les filme de plus en plus haut et en tournant pour donner une illusion de tourbillon.

VOIX OFF D’UN HOMME : J’aime les falaises d’Etretat, ce sont les seules…

On aperçoit une voiture circuler en extérieur jour en roulant à vive allure, alors que la route est très accidenté. On voit ensuite, le visage de Camilla qui est filmé en extérieur jour, ainsi qu’en gros plan.

VOIX OFF DE CAMILLA : T’es content d’être là, mon chéri ?
VOIX OFF D’UN HOMME : Oui, ma puce.

Camilla et son copain sont filmés en intérieur jour en train de s’embrasser sur la bouche, mais on ne voit pas le visage de cet homme. La voiture est ensuite filmée en extérieur jour et le véhicule s’approche dangereusement d’un ravin. On voit ensuite le visage horrifié de Camilla filmé en gros plan et en intérieur jour, on entend la jeune femme pousser un terrible hurlement où elle crie « non ». On remarque la voiture qui est filmée en extérieur jour tomber du haut des falaises et on la voit chuter au ralenti avant de s’écraser sur le sol.

Il est écrit sur l’écran : « le Dimanche de Pâques ».

VOIX OFF D’ALAIN : Le jour de Pâques, c’est le jour des miracles, c’est bien connu. C’est peut-être pour ça que l’on a jamais retrouvé le corps de Camilla et que j’ai toujours espéré qu’elle soit encore vivante et pourquoi pas… ressuscitée ?

On aperçoit Alain marcher dans les rues de Montmartre à Paris.

VOIX OFF D’ALAIN : Camilla aimait beaucoup venir dans le coin. Moi je bois une bière pour oublier mon chagrin. Mais question blonde, tu sais Carslberg ? Je préfère largement Camilla.

On entend la voix du serveur sans le voir.

Alain : Vous désirez prendre quelque chose mademoiselle ?

On entend également la voix de la jeune femme sans la distinguer.

Camilla : Oui, je vais prendre une Tuborg.

On aperçoit Alain qui est filmé en gros plan.

Alain : Une Tuborg ? Mais je connais cette voix. C’est Camilla !

Alain se retourne et il aperçoit la jeune femme.

Alain : C’est pas vrai ! Mais c’est génial !

Alain se lève et il accourt vers la jeune Danoise.

Alain : Camilla ! Camilla ! Tu te souviens de moi ?

Le visage de la Scandinave est filmé en gros plan en faisant « oui » de la tête.

Camilla : Je me souviens de toi. Mais c’est quoi déjà ton prénom ?
Alain : T’es devenue amnésique depuis ton accident. C’est ça ?

La Danoise a son visage de nouveau filmé en gros plan en faisant de nouveau « oui » de la tête.

Camilla : Je suis contente…
Alain : De me retrouver.
Camilla : Et aussi de retrouver la mémoire. Ton prénom c’est… Alain.

On peut s’apercevoir que Camilla regarde les mains d’Alain.

Alain : Pourquoi tu regardes mes mains ?
Camilla : J’avais peur que tu portes une… Comment dit-on en Français ? Une alliance, c’est ça.

La main d’Alain est filmée en gros plan et l’on remarque qu’il porte un bracelet avec son prénom marquer dessus, mais il ne porte pas d’alliance de mariage.

Alain : Je suis trop fidèle pour avoir pu t’oublier.
Camilla : Moi si. Mais les médecins m’ont soutenu que l’amnésie est souvent provisoire.

Alain s’approche de Camilla et les deux amoureux s’embrassent sur la bouche.

Camilla : Comment j’ai pu oublier des moments pareils...
Alain : Je t’adore.
Camilla : Emmène ta bière et viens me tenir compagnie.
Alain : T’as raison.

Alain avance jusqu’à la table où était posée sa bière, il la prend et il rejoint ensuite la délicieuse Camilla.

Alain : Comme ça, il y aura une autre jolie blonde pour me tenir compagnie.
Camilla : Ah, ah, ah ! J’espère que tu n’es pas devenu polygame ?
Alain : Tu sais bien que je n’aime que toi.
Camilla : Tu es peut-être tombé amoureux d’une autre fille pendant notre séparation ?
Alain : J’aurais attendu des années s’il avait fallu.

Camilla et Alain s’embrassent rapidement sur la bouche.

Alain : Tu es toujours aussi jalouse…
Camilla : Je viens de me souvenir jusqu’à quel point je peux t’aimer.
Alain : Moi, je ne l’ai jamais oublié…

On aperçoit le visage de Camilla filmé en gros plan en faisant un large sourire. Ensuite, on voit les deux amoureux marcher dans la rue et Alain tient sa copine en lui mettant la main autour de l’épaule.

VOIX OFF D’ALAIN : J’aime Camilla comme au premier jour. Elle n’a pas changé avec son petit accent Scandinave qu’on appelle le globe danois et pour lequel j’éprouve toujours autant de plaisir à l’écouter, surtout quand elle me dit : « je t’aime ».
Camilla : Alain, jeg elsker dig. (Alain, je t’aime).
Alain : Ça veut dire quoi ?
Camilla : Puisque tu as des problèmes de langues, je traduis.

Camilla embrasse Alain sur la bouche.

Alain : Ça veut sûrement dire « je t’aime ».
Camilla : Tu vois ? Tu t’améliores en langue étrangère.
Alain : Je ne peux pas être un cancre avec un aussi bon prof.

Alain et Camilla s’embrassent de nouveau sur la bouche. On les voit ensuite monter les escaliers d’un immeuble en s’enlaçant avec passion. La jeune Danoise prend ses clés qui étaient dans sa poche, les introduit dans la serrure et enfin, elle ouvre la porte de son appartement parisien très rapidement. Ils pénètrent tous les deux dans le logis de Camilla et ils referment la porte derrière eux. Les amoureux finissent par arriver dans la chambre de la jolie Danoise et Alain referme la porte juste derrière lui et l’on peut remarquer un panneau sur lequel on voit un sens interdit. La porte est filmée en gros plan pendant un court instant et on les entend faire l’amour. On aperçoit ensuite les deux amoureux allongés sur le lit et ils ont juste un drap posé sur eux.

Camilla : Alain, j’ai une surprise pour toi.
Alain : C’est quoi ?
Camilla : Si je te le dis, ce ne sera plus une surprise.

Camilla se lève complètement dénudée et elle avance jusqu’à une commode. La jeune femme sort un paquet qui était entreposé dans le meuble et s’approche ensuite de son amoureux.

Camilla : Tiens !
Alain : Merci, ma chérie.

Il embrasse très rapidement sur la bouche la sublime Camilla.

Alain : J’ouvre.

Alain ouvre son paquet cadeau et il en ressort deux billets d’avion.

Camilla : Tu en fais une tête. T’es déçu ?
Alain : Non, j’adore ton cadeau. Mais…
Camilla : Mais quoi ?
Alain : J’aurais préféré aller au Danemark en drakkar.
Camilla : Non, le voyage aurait été trop long et je suis tellement contente que tu connaisses enfin ma famille.
Alain : Moi aussi. Je suis impatient de les connaître, surtout pour féliciter tes parents d’avoir réalisé le magnifique chef-d’œuvre que j’ai sous les yeux.
Camilla : Whoaw ! Merci du compliment.
Alain : Ta famille habite dans une petite ville du Danemark, je crois.
Camilla : Petite ville. Petite ville. Odense est quand même la troisième ville du pays. C’est même la préfecture de l’île de Fionie.
Alain : Oui c’est un nom comme ça, mais je vais bientôt découvrir cette bourgade danoise.
Camilla : Tu n’y as jamais été ? Il me semble bien qui si pourtant.
Alain : Rappelle-toi. On a failli y aller, mais ce jour-là, il y avait une tempête qui était tellement gigantesque qu’on n’a pas pu rejoindre l’île de Fionie.
Camilla : Ah, oui. C’est vrai. Maintenant que tu me le dis, ça me revient.
Alain : Tu veux m’embrasser sur la bouche pour que je puisse perfectionner mon danois grâce à ta langue.

Les deux amoureux s’embrassent sur la bouche.

Camilla : Je me sens bien quand je suis avec toi.
Alain : C’est contagieux…
Camilla : Le bonheur est une maladie incurable quand deux personnes s’aiment vraiment.
Alain : Avec toi, je vis un conte de fée.
Camilla : Oui, je suis la sirène qui va t’emmener dans la ville natale d’Andersen.
Alain : On va écrire une magnifique histoire d’amour.
Camilla : Je n’en doute pas. On est tous les deux bien inspirés.
Alain : C’est un honneur pour moi d’être ton co-auteur.
Camilla : Oui, mon Hans-Christian.
Alain : Je suis impatient de me baigner avec toi dans le sea du Danemark.
Camilla : Ça veut dire quoi « sea » ?
Alain : Pardon ? Je connais le danois mieux que toi.
Camilla : Non, c’est de l’anglais…
Alain : Bah, quoi ! C’est pareil.
Camilla : Ça n’a rien à voir… Tu as un problème de langue.
Alain : C’est pour ça que j’aimerais bien apprendre ton dialecte, ma jolie Danoise.
Camilla : Pourquoi tu dis Danoise ? Alors qu’avec le mot « Danemark » ce serait plus logique de dire que je suis une Danemarkoise.
Alain : C’est logique, Camilla. Tu sais que j’aimerais prendre un cours de danemarkois avec toi ? J’aime cette langue.

Alain s’approche de la jeune femme pour l’embrasser sur la bouche.

Camilla : Non, pas de bisou. C’est ta punition.
Alain : T’es vraiment susceptible.
Camilla : Dis tout de suite que je suis pénible pendant que t’y es.
Alain : C’est pour toi la plus grande des fiertés d’être Danoise.
Camilla : Bien sûr. Tu sais, j’aime beaucoup l’Angleterre, mais je déteste l’anglais.
Alain : Pourquoi ?
Camilla : Regarde.

On aperçoit en intérieur jour le drapeau du Danemark qui est accroché au mur et qui est filmé en gros plan pendant un court instant.

Alain : Je crois que j’ai compris.
Camilla : Puisque tu es un bon élève, ta maîtresse va te récompenser.

Camilla embrasse Alain sur la bouche.

On aperçoit en extérieur jour les côtes danoises de l’Ile de Fionie et on entend la voix d’Alain :

VOIX OFF D’ALAIN : Je suis amoureux d’une Danoise, mais c’est contagieux, car je suis maintenant amoureux du Danemark. C’est le pays des sirènes et je vis un conte de fée en allant à Odense qui est la ville natale d’un certain Hans-Christian Andersen.

On aperçoit en extérieur jour, le ferry-boat débarquer dans le port le plus près d’Odense. On voit les deux amoureux descendre du bateau en se tenant par le bras.

Margrethe : Camilla. Camilla.
Camilla : Mor. (Maman).

Camilla se jette dans les bras de sa mère et elle l’embrasse.

Camilla : Viens ! Il faut que je te présente Alain.
Margrethe : Bonjour, Allan. Je suis contente de vous connaître.
Alain : Moi aussi. Mais vous savez parler le français ?
Margrethe : Oui. Vous ignorez Allan que j’ai fait mes études en France.
Camilla : Non, maman. Ce n’est pas Allan, mais Alain.
Margrethe : J’ai des lacunes en français. Je suis désolée Allan. Ah, non. Alain. Je n’y arriverai jamais.
Alain : Allan, c’est sympa. Ça ne me dérange pas que vous m’appeliez comme ça.
Camilla : C’est bien que tu le prennes comme ça et puis, tu es un peu Danois maintenant.
Margrethe : Venez, Allan Molby. Je vais vous présenter les autres membres de notre famille.
Alain : Ils m’attendent ?
Margrethe : Et comment ! Ils sont impatients de vous connaître.
Camilla : Elle est garée à quel endroit ta voiture ?
Margrethe : Devine ?

On aperçoit l’automobile en extérieur jour qui est filmé en gros plan et le véhicule se trouve juste en face d’eux.

Alain : T’es toujours aussi étourdie.
Camilla : Non, j’ai des problèmes de vue.
Alain : Mais tu as des yeux de lynx.
Camilla : Plus depuis l’accident.
Alain : J’ignorais qu’il restait des séquelles.
Margrethe : Il ne faut pas rêver, Allan. Il reste toujours des traces après un accident aussi grave.
Alain : Oui, je sais. Elle est amnésique.
Margrethe : Camilla a encore des absences, mais elle reprend bien le dessus.
Alain : Elle a toujours été très courageuse.
Camilla : Vous venez ?
Margrethe : On arrive.

On aperçoit en extérieur jour, la voiture circuler dans la campagne danoise pour rejoindre la ville d’Odense. On voit une automobile la doubler en leur faisant une queue de poisson. Margrethe qui est au volant pile brusquement pour éviter l’accident. On voit le visage de Camilla qui est filmé au premier plan et en extérieur jour, on aperçoit la jeune femme pousser un cri horrifié où elle dit « non ». Camilla met la tête dans ses mains et elle fait une crise de nerfs. On aperçoit le conducteur descendre de sa voiture et s’approcher en extérieur jour de l’autre véhicule.

Le conducteur : Det er jeg ked af. Jeg kan ikke gore for det. (Je suis désolé. C’est de ma faute).
Margrethe : Tag det roligt. Det er ikke sa slemt, som det ser ud. (Rassurez-vous. Il y a plus de peur que de mal).
Camilla : Tal for dig selv. (Parle pour toi).

La jeune femme est au bord de la crise de nerfs dans les bras d’Alain qui la console.

Alain : Ma chérie. Ca va s’arranger.
Camilla : J’ai tellement eu peur.
Alain : Tu verras. Je te promets que tu vas finir par vaincre tes angoisses.

Margrethe sort de la voiture et elle arrive en extérieur jour à côté du chauffeur qui était déjà dehors.

Le conducteur : Jeg haber ikke det er noget alvorligt. (J’espère que ce n’est pas grave).
Margrethe : Net, min datter har vaeret ude for en ulykke og hun er ikke kommet sig over chokket. (Non, ma fille a eu un accident et elle reste traumatisée encore. Ce n’est pas de votre faute).
Le conducteur : Vi kan lave en skadesanmeldelse, hvis. De onsker det ? (On peut faire un constat si vous voulez ?)
Margrethe : Til hvilken nytte ? Vi har ikke faet en skramme. (Pourquoi faire ? On n’a même pas d’égratignures).
Le conducteur : Tak skal De have. Farvel frue og endnu engang undskyld. (Je vous remercie. Au revoir madame et excusez-moi encore).
Margrethe : De skal ikke vaere bekymret, hr. M datter er en staerk pige, hun skal nok komme over det. (Ne vous inquiétez pas monsieur. Ma fille est solide, elle va s’en remettre).

On aperçoit le conducteur prêt à monter dans sa voiture, il fait un geste de la main et il remonte dans son véhicule que l’on voit repartir en extérieur jour. On aperçoit en intérieur jour, Alain et Camilla s’embrasser à l’arrière du véhicule.

Margrethe : Ça va mieux, ma chérie ?

Les deux amoureux arrêtent de s’embrasser.

Camilla : Oui. Je suis une thérapie. Alain est un excellent psy.
Margrethe : Tu prends quoi comme antidépresseur ?
Camilla : Des bisous.

Camilla embrasse rapidement Alain sur la bouche.

Alain : Il faut que tu règles ta consultation.
Camilla : Je croyais que c’était seulement les femmes qui se prostituaient.
Alain : Ça n’a rien à voir. Je suis sexologue.
Camilla : Cette nuit risque de me coûter une fortune.
Margrethe : Allan ! Regardez ! Nous arrivons à Odense.

On aperçoit la voiture filmée en extérieur jour dans les rues d’Odense pendant un court instant. Ensuite, la caméra filme de nouveau les amoureux en intérieur jour.

Alain : C’est une jolie petite ville.
Camilla : Petite ville ! Petite ville ! C’est quand même la troisième agglomération du pays.
Margrethe : Tu sais ? La troisième ville de France c’est Marseille et c’est quand même 5 fois plus important.
Camilla : Peut-être ? Mais à l’entendre celui-là, on a l’impression que nous sommes dans un village.
Alain : T’es vraiment caractérielle.
Camilla : Présente-moi des excuses où sinon je risque de le devenir en te giflant.
Alain : Pas question.

Camilla fait semblant de le gifler, alors les deux amoureux se mettent à éclater de rire.

Camilla : On fait la paix ?
Alain : Oui. Je signe le traité d’Odense avec toi, Camilla.

Les deux amoureux s’embrassent tous les deux rapidement sur la bouche. Ensuite, Alain regarde à travers la vitre.

Alain : C’est une belle ville.
Camilla : Tu vas tomber amoureux d’Odense. Tu verras…

On aperçoit ensuite trois jolies Danoises marcher dans la rue.

Alain : Je le suis déjà…
Camilla : L’amour libre, ce n’est pas ici. La Suède, c’est par-là.
Alain : Je n’ai pas envie d’y aller. Il n’y a pas de sirènes de l’autre côté de la mer.
Camilla : Les Suédoises sont très jolies. Tu sais ?
Alain : Oui, mais la plus jolie des sirènes est Danoise.
Camilla : C’est gentil.
Margrethe : Nous arrivons à la maison. Tu pourras bientôt le présenter ton chéri.

On aperçoit la voiture se garer en extérieur jour et juste après, on voit un doigt appuyer sur la sonnette de la maison familiale et on entend la voix d’une jeune femme :

Else : Jeg kommer nu ! Jeg kommer nu ! (J’arrive ! J’arrive !)

La jeune femme ouvre la porte principale de la demeure.

Else : Goddag, mor. (Bonjour, maman).
Margrethe : Bonjour, ma chérie. Mais je préfère que tu parles en français.

Les deux femmes s’embrassent.

Else : Je crois savoir pourquoi tu me demandes de parler dans cette langue ?
Margrethe : Tu as sûrement deviné qui est ce beau jeune homme.
Else : Ce n’est sûrement pas Allan.
Camilla : Pourquoi ?
Else : Tu m’as dit que son copain était très beau.
Camilla : Ce n’est pas très sympa pour lui.
Else : C’est un compliment. Je t’assure. C’est vrai qu’il est beau, mais t’aurais pu préciser… comme un Dieu.
Camilla : Heureusement que tu te rattrapes.
Alain : Pour la peine. Je vais vous faire la bise.
Else : Pour la bise, c’est d’accord. Mais on se tutoie.
Alain : Si tu veux ?

Alain et Else se font la bise.

Else : Viens, Allan. Je vais te présenter les autres membres de notre famille.

Else et Alain rentrent en extérieur jour dan la demeure familiale, suivit de Camilla et de Margrethe.

Else : Regardez qui voilà !
Les Danois : Bonjour.
Alain : Bonjour. C’est incroyable ! Vous savez tous parler français.

Morten se lève de sa chaise pour saluer l’ami sa fille.

Morten : Vous ignorez que Margrethe a fait toutes ses études en France et qu’elle est tombée tellement amoureuse de votre langue qu’elle a même fini par vouloir nous l’apprendre.
Alain : Vous êtes très studieux les Molby.
Kasper : Nej, jeg taler ikke saerling godt fransk. (Non, je ne parle pas bien le français).
Else : C’est mon frère, Kasper. Le cancre de la famille.
Les Danois : Ah, ah, ah !
Else : L’élève le plus studieux, c’est mon père.

Morten et Alain se serrent la main.

Alain : Monsieur, je suis enchanté de vous connaître.
Morten : Appelez-moi, Morten. Vous êtes quand même mon futur gendre.
Alain : Promis.

Kasper se lève de sa chaise.

Kasper : Je suis the cancre de the famille, mais grâce à you, Allan. Je veux être un good élève.
Alain : J’aime bien votre humour très franglish.

Les deux hommes se serrent la main.

Else : Maintenant, je te présente ma petite sœur qui s’appelle Birthe.

On aperçoit l’adolescente assise dans son fauteuil en train de lire un magazine, ensuite elle regarde Alain un court instant avant de replonger dans sa lecture.

Birthe : Hello.

La jeune fille se remet à lire son journal.

Else : Birthe, t’exagère ! Tu pourrais quand même venir saluer Alain. C’est la moindre des choses.
Birthe : Tu ne vois pas que tu me déranges ?
Else : Viens ici, immédiatement ! Sinon…
Camilla : Laisse. Je vais lui parler.
Alain : On dirait qu’elle m’en veux.
Else : Elle te déteste.
Alain : Pourquoi ?
Else : C’est à Camilla que tu devrais poser cette question.
Margrethe : Ouste. Tout le monde à table.

On aperçoit la famille Molby réunie autour d’une table en compagnie d’Alain. Il ne manque pendant un court instant que Camilla et Birthe et ensuite, elles reviennent toutes les deux.

Margrethe : Vous venez à table mes chéries ?
Camilla : Oui, maman. Birthe avait besoin d’être rassurée. J’ai bien fait de lui parler en tête à tête.
Alain : Je n’ai pas compris sa réaction ?
Camilla : Tant mieux. Ça ne te regarde pas.
Birthe : Oui. C’est une histoire entre filles.
Alain : Ne craignez rien. Je ne cherche pas à connaître vos petits secrets.  
Else : Birthe et Camilla ont beaucoup de secrets en commun. Personne n’a le droit de les connaître, même moi.
Morten : Le moindre que l’on puisse dire c’est que l’on ne connaît pas grand chose de la vie privée de Camilla.
Margrethe : Et pourtant nous sommes ses parents.
Kasper : Même moi qui suis son frère, je ne sais rien sur elle. Je n’avais même pas entendu parler de toi, Allan.
Morten : Moi non plus, Kasper. Si ça peut te rassurer…
Alain : Pourtant ça fait deux ans qu’on est ensemble.
Margrethe : Vous connaissez pourtant bien Camilla. Vous savez jusqu’à quel point ma fille est discrète.
Alain : Oui, mais quand même…
Camilla : Quand j’étais adolescente, j’ai eu des tas d’amis très intimes que j’aimais beaucoup, alors je les présentais à ma famille, tellement j’étais sûr de notre liaison.
Else : On finissait par ne plus prendre tes histoires d’amour au sérieux.
Camilla : Oui, c’est pour ça que je voulais être vraiment sûre de ne pas me tromper.
Alain : C’est pour ça que tu as mis deux ans à te décider ?
Camilla : Oui, mais cette fois-ci. Je ne peux pas commettre d’erreur.
Morten : Demain on vous emmènera visiter le den fynske landsby, car en voiture c’est vite fait. Ça vous dit ?
Alain : Oh, oui ! Je veux bien.
Camilla : Le village Fionien est sublime. Tu verras…
Alain : Je n’en doute pas.

On aperçoit le ciel et on voit toute la famille Danoise se promener dans le musée de plein air et on entend la voix-off d’Alain :

VOIX OFF D’ALAIN : Ce musée est superbe, mais j’ai du mal à m’y intéresser. J’ai trop la tête ailleurs, je trouve cela vraiment étrange que Camilla ne leur ait jamais parlé de moi, d’autant plus que ses explications ne m’ont pas convaincu. Et il y aussi l’attitude de la petite Birthe qui me paraît très étonnante, je suis sûr qu’elle me cache quelque chose…

On aperçoit toute la famille Molby en compagnie d’Alain à la terrasse d’un café dans le musée de plein air.

Morten : Ça vous plaît d’être au Danemark ?
Alain : Oui, j’aime beaucoup ce pays.
Morten : Ça vous rappelle la France ?
Alain : Non, c’est trop différent. J’ai l’impression que le bonheur habite ici.
Else : Nous attachons beaucoup d’importance à notre qualité de vie.
Alain : Oui, ici le soleil est invisible et pourtant, c’est le pays le plus rayonnant du monde.
Les Danois : Clap, clap, clap. (La famille Molby applaudit Alain).

Camilla se lève, elle s’approche de son amoureux et elle finit par l’embrasser rapidement sur la bouche.

Camilla : Je suis contente de savoir qu’un jour, j’épouserai un grand poète. Je serais Madame Alain Andersen.
Alain : Non, Madame Allan Andersen.
VOIX OFF D’ALAIN : Je suis tellement bien accepté par cette famille danoise qu’ils me prennent pour l’un des leurs. Ils sont vraiment chaleureux avec moi. Ici, au Danemark, on n’a pas besoin de soleil.
Margrethe : On va peut-être y aller. Il se fait tard.
Alain : Je vais payer.
Camilla : Laisse tomber, Alain. C’est moi qui paye.

Camilla sort son porte-monnaie de son sac à main et elle fait tomber par terre la photo d’un homme qui est filmé en gros plan pendant quelques instants.

Alain : J’ai bien envie d’allumer une petite cigarette.

Alain sort son paquet de cigarettes de son blouson et il le fait tomber volontairement par terre.

Alain : Je suis d’une maladresse…

Alain se baisse sous la table, il ramasse le paquet de cigarette et aussi la photo que Camilla avait laissé tombée sans s’en apercevoir.

On aperçoit ensuite la famille Danoise se promener sur une plage de l’île de Fionie et on entend la voix-off d’Alain :

VOIX OFF D’ALAIN : On a beau faire une grande balade avec la famille Molby, je n’arrive toujours pas à me changer les idées, car la photo de cet inconnu me perturbe. Je sais que Camilla me cache l’existence de cet homme qui doit être un grand secret.

On voit Birthe qui allume une cigarette et l’adolescente se positionne sur les dunes.

VOIX OFF D’ALAIN : J’ai profité de cet instant où la petite Birthe se retrouve seule pour lui parler discrètement de cet inconnu qui est pour moi un grand mystère.
Alain : Ça va Birthe ?
Birthe : Mouais.
Alain : Tu n’as pas l’air très enthousiaste. J’ai l’impression que tu m’en veux.
Birthe : Je ne vois pas pourquoi je te ferais la tête ?
Alain : Pourtant tu n’as pas toujours été très chaleureuse avec moi…
Birthe : Ouais et alors ?

Alain sort la photo de l’inconnu qui est filmé en gros plan en la montrant à Birthe.

Alain : C’est qui ?
Birthe : T’es de la police ?
Alain : Tu n’as pas de comptes à me rendre. Mais s’il te plait, dis moi qui c’est ?
Birthe : O.K. T’as gagné. Je vais te parler de Lars.
Alain : Camilla est très amoureuse de lui. C’est ça ?
Birthe : Ouais. Elle l’aime… par amitié.
Alain : Pardon ?
Birthe : Lars, c’est un type génial. Il m’a sauvé la vie et j’étais trop nulle de penser que Camilla l’avait laissé tomber depuis qu’il est handicapé.
Alain : Tu lui en voulais ?
Birthe : Ouais. C’est tout.
Alain : Tu avais de la rancune contre moi ?
Birthe : Oui, mais maintenant, c’est fini.
Alain : Tu l’a trouvée trop amoureuse de moi.
Birthe : Toutes les filles sont bêtes quand elles sont amoureuses.
Alain : Même toi ?
Birthe : Non, moi je suis trop intelligente pour aimer un garçon.
Alain : Ne me dis pas que t’es une lesbienne ?
Birthe : Non, je suis célibataire. C’est pas comme Camilla. Tu sais ? C’est une fille bien. Elle t’aime vraiment.
Alain : Je sais…

On aperçoit une ferme filmée en extérieur jour dans la campagne Fionienne.

VOIX OFF D’ALAIN : Je suis tellement rassuré de connaître Lars et je suis content de lui rendre visite dans sa ferme.

On aperçoit Camilla embrasser tendrement sur la joue le jeune homme handicapé qu’elle serre ensuite dans ses bras.

VOIX OFF D’ALAIN : Il y a entre eux une grande histoire d’amitié et je trouve Lars tellement sympathique que je l’aime, moi aussi… par amitié.

On aperçoit Camilla en compagnie d’Alain et ils sont filmés en extérieur jour en montant dans leur automobile et ils font de grands gestes de la main à Lars pour lui dire « au revoir » et ce dernier leur rend la politesse.

VOIX OFF D’ALAIN : On a décidé avec Camilla de profiter de nos vacances pour qu’elle me fasse découvrir le Danemark. Ce pays n’est pas très grand et il me reste plus de trois semaines de congés pour faire le tour de cette région Scandinave.

On aperçoit Alain filmé en extérieur jour et qui est au volant de sa voiture en compagnie de Camilla qui se trouve du côté passager.

VOIX OFF D’ALAIN : J’étais persuadé que Camilla était décédée dans un accident de voiture. Je ne pensais pas qu’un jour je visiterais le Danemark en sa compagnie et dire que je ne pensais plus jamais la revoir.

On aperçoit dans l’automobile et en intérieur jour Camilla qui est filmée en gros plan.

VOIX OFF DE CAMILLA : Alain est vraiment crédule. Il ignore que la vraie Camilla est morte à la suite de l’accident et qu’une autre femme l’a remplacée. Mon vrai prénom est Kirsten, je me suis renseignée sur la vraie Camilla et j’ai appris qu’elle le trompait souvent et qu’elle ne l’aimait pas vraiment. Elle est morte et son amant est décédé lui aussi, car ils étaient dans la même voiture le jour de l’accident. Quand j’ai rencontré Alain pour la première fois, j’ai eu un véritable coup de foudre et comme il m’a prise pour une autre, je me suis fait passer pour elle. Et dire que Camilla est décédée le jour de Pâques et ce jour là, Jésus Christ n’est plus le seul à avoir ressuscité. J’ai l’impression d’avoir fait la même chose en faisant revivre une autre. Il faut vraiment qu’Alain soit une pauvre cloche pour penser que Camilla a ressuscité en étant morte le Dimanche de Pâques. Je sais qu’elle le méprisait et qu’elle ne l’aimait pas. C’est vrai que l’on se ressemble physiquement comme deux gouttes d’eau, mais la comparaison s’arrête là. Contrairement à Camilla, je suis beaucoup plus belle que cette femme, car j’ai une beauté intérieure et je suis sincère en l’aimant comme personne ne pourra jamais aimer Alain. Grâce à moi, il vit un conte de fée aux pays des sirènes… et d’Andersen.



FIN





233443 visiteurs depuis le 20 septembre 2003

et la saga des connexions continue...