Œuvres de l’auteur

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Caroline



LE PATRON : JEAN-LUC
LA SECRETAIRE : CAROLINE
L'AMIE DE CAROLINE : FLORA
le garçon du restaurant : HECTOR

Un patron invite sa secrétaire au restaurant, le patron est assis à une table et il attend l'arrivée de Caroline.

Jean-Luc : Bonjour Caroline.
Caroline : Bonjour monsieur Gimelin. Excusez moi, je suis un peu en retard, j'espère que vous ne m'en voulez pas.
Jean-Luc : Je ne vous en veux pas d'être arrivé en retard, par contre je vous en veux de m'appeler monsieur Gimelin, alors que vous pourriez m'appeler Jean-Luc tout simplement. Nous ne sommes pas au bureau aujourd'hui, nous pouvons donc nous permettre certaines familiarités. Vous me promettez de m'appeler Jean-Luc dans l'avenir.
Caroline : Je vous le promets monsieur Gimelin.
Jean-Luc : Pardon Caroline.
Caroline : Vous m'avez demandé de vous appeler Jean-Luc dans l'avenir, je vous ai certes appeler monsieur Gimelin, mais cela appartient maintenant au passé.
Jean-Luc : Ah, ah, ah. Vous avez beaucoup d'esprit Caroline, j'aime ça. Je ne sais pas comment vous faîtes, mais vous avez toujours le dernier mot. Notre société a vraiment besoin de femmes comme vous qui sont intelligentes, brillantes et subtiles.
Caroline : Vous me faîtes rougir.
Jean-Luc : Vous savez que vous êtes encore plus belle lorsque vous prenez des couleurs. Ce bronzage de modestie vous va très bien.
Caroline : Vous me trouvez vraiment belle ?
Jean-Luc : Il faudrait être difficile pour ne pas admirer votre beauté. Même Etienne Duponcel qui est pourtant homosexuel vous trouve sublime et ravissante.
Caroline : Vous savez ce que l'on dit sur Etienne au bureau ?
Jean-Luc : Non, j'en ai pas la moindre idée.
Caroline : Et bien, on dit sur lui qui est très croyant que c'est Saint-Etienne, en plus il aime les films de science-fiction où l'on trouve des petits hommes verts.
Jean-Luc : Ah, ah, ah. J'espère au moins qu'il aime le football.
Caroline : Oui, il aime tous les sports que ce soit les sports individuelles ou par équipe. Il pratique le tennis, le rugby, le cyclisme, le handball, le golf. Je ne vais les citer tous, car sinon, je pourrais y passé du temps à tous les citer.
Jean-Luc : Je ne savais pas qu'Etienne Duponcel est un grand sportif, je l'ignorais complètement, il n'en n'a pourtant pas l'air.
Caroline : C'est un peu normal, car c'est un grand sportif en chausson qui regarde tous les matchs à la télé.
Jean-Luc : J'espère qu'il pourra travaillé lundi et qu'il ne va pas se faire un petit claquage ce week-end devant sa télévision.
Caroline : Vous avez beaucoup d'humour Jean-Luc.
Jean-Luc : Les femmes en raffolent généralement. Et vous ?
Caroline : Je ne veux surtout pas vous vexer. Mais rassurez vous, je ne suis pas une femme comme les autres.
Jean-Luc : C'est la raison pour laquelle vous êtes aussi attirante.
Caroline : C'est la raison pour laquelle vous n'avez aucune chance Jean-Luc.
Jean-Luc : Je ne vous comprends pas Caroline.
Caroline : J'ai l'impression que vous m'avez invité pour me draguer. Désolé de vous le dire, mais avec moi, vous n'avez aucune chance, vous feriez mieux de jouer au loto, vous auriez plus de chance de gagner le gros lot.
Jean-Luc : Non rassurez vous Caroline, vous avez beau être ma ravissante secrétaire, je n'ai absolument pas l'intention de vous draguer.
Caroline : Alors pourquoi m'avez vous inviter ? C'est sûrement pour parler de travail, je suppose.
Jean-Luc : Non, c'est pour mieux vous connaître, car je suis certain que vous gagnez beaucoup à être connu.
Caroline : Je vous dévoilerai peut être mon âme, mais certainement pas mon corps.
Jean-Luc : Vous êtes franche et j'aime ça. Mais pourquoi avez vous accepté mon invitation, si vous avez tellement peur de vous faire draguer ?
Caroline : Vous avez tellement insisté depuis plusieurs semaines que j'ai fini par céder. J'espère que je ne vous déçois pas.
Jean-Luc : Non au contraire, j'aime votre franc parlé.
Hector : Monsieur et mademoiselle. Désirez vous prendre un apéritif ?
Jean-Luc : Oui, je vais prendre un perroquet comme d'habitude.
Caroline : Tant mieux avec ça vous allez être encore plus bavard. Moi, je vais prendre un kir, s'il vous plaît.
Hector : Avez vous choisi votre menu ?
Jean-Luc : On va regarder la carte. Je prendrais volontiers du saumon en entrée, l'homard à l'américaine comme plat de résistance. Je ne prendrais pas de fromage, mais je prendrais volontiers un dessert. Je vais me laisser séduire par un banana split. Et vais prendre un café pour finir dignement ce délicieux repas.
Caroline : Je prendrais pour ma part du caviar en entrée, c'est horriblement cher, mais je m'en fout, car ce n'est pas moi qui paierai l'addition. Je prendrais également un homard à l'américaine comme plat principal, je prendrais du roquefort et une mousse au chocolat pour finir ce repas.
Hector : Très bien monsieur et mademoiselle, je reviens tout de suite vous apporter votre apéritif.
Caroline : Je suis impatiente de manger, car j'ai une faim de loup et vous ?
Jean-Luc : Je n'ai pas très faim à vrai dire.
Caroline : C'est normal. Le fait d'être amoureux coupe l'appétit, si vous voyez ce que je veux dire ?
Jean-Luc : Vous pensez obstinément que je veux à tout prix coucher avec vous.
Caroline : Oui, je le pense. J'espère que ma franchise ne vous choque pas.
Jean-Luc : Non, mais vous vous faîtes des idées. Je peux vous l'assurer.
Caroline : Je l'espère.
Hector : Voilà vos apéritifs. Le kir pour mademoiselle.
Caroline : Merci.
Hector : Et voici le perroquet pour monsieur.
Jean-Luc : Merci beaucoup.
Hector : A plus tard.
Caroline : A tout à l'heure.
Jean-Luc : Il ne nous reste plus qu'a trinqué à notre santé.
Caroline : A la notre.
Jean-Luc : C'est délicieux, cela se boit comme du petit lait.
Caroline : Sauf qu'au bout de quelques verres, vous me confondriez avec une grosse vache.
Jean-Luc : Ah, ah, ah. Toujours le mot pour rire. J'aime votre sens de l'humour ainsi que votre spontanéité, ma chère Caroline.
Caroline : Vous ne me considérez pas comme une simple secrétaire.
Jean-Luc : Je vous apprécie surtout en tant que femme.
Caroline : Où voulez vous en venir ?
Jean-Luc : Je veux simplement vous dire que gagné vraiment à être connu.
Caroline : Si vous voulez un autographe, je vous le dédicacerai sans problème.
Jean-Luc : Pourquoi êtes vous aussi agressive ?
Caroline : Ce n'est pas à vous que j'en veux, mais à moi. Je n'aurais jamais dû accepter votre invitation.
Jean-Luc : Moi, je ne regrette pas que vous soyez venu, même si vous êtes sur la défensive.
Caroline : Vous croyez à l'amitié entre un homme et une femme ?
Jean-Luc : Oui. A condition qu'elle soit laide.
Caroline : Jean-Luc, est ce que vous trouver moche physiquement ?
Jean-Luc : C'est une question piège, mais je n'y répondrai pas.
Caroline : C'est bien ce que je pensais.
Jean-Luc : Si j'avais répondu à votre question, vous auriez été surprise par ma réponse.
Caroline : Je ne vous crois pas.
Jean-Luc : Est ce que vous apprécier les collections de timbres.
Caroline : Pourquoi cette question ?
Jean-Luc : Je vous pose cette question pour la simple raison que j'ai l'intention de vous invité tout à l'heure à venir prendre un verre chez moi.
Caroline : Je n'apprécie pas les collections de timbres. Désolé de changer vos projets.
Jean-Luc : Je tisse ma toile d'araignée et vous finirez bien par tomber dedans, ma petite libellule.
Caroline : Je ne suis pas votre petite libellule et je me passerais volontiers de vos familiarités et je n'irai pas dans votre lit. Si vous continuez à me draguer encore, je finirais pas crier au viol dans ce restaurant.
Jean-Luc : Vous n'avez pas peur que l'on vous prenne pour une folle.
Caroline : Vous ne m'en croyez pas capable ?
Jean-Luc : Non, ma petite Caroline. Je ne peux pas vous soupçonner de faire un tel scandale.
Caroline : Et bien vous avez tort.
Jean-Luc : Vous ressemblez à une gazelle effarouchée et je suis un lion prêt à vous dévorer tout crue.
Caroline : Mais vous me faîtes du pied.
Jean-Luc : Oui et alors ? Aïe.
Caroline : Vous ne le saviez pas, mais j'ai fais trois ans de football dans une équipe féminine. Avouez que j'ai une bonne frappe de balle. De toute façon, vous avez tellement mal que vous ne pouvez pas dire le contraire.
Jean-Luc : J'aime bien votre côté dominatrice. Vous avez déjà pratiqué le sadomasochisme dans le passé ?
Caroline : Non, mais vous êtes prêts à toutes les immoralités. Jean-Luc, vous allez trop loin.
Jean-Luc : Caroline, je suis désolé. Je ne sais ce qui m'a pris. Nous devrions faire la paix.

Une jeune femme rentre dans le restaurant.

Caroline : Excusez moi, mais je viens d'apercevoir une amie. Vous n'êtes pas mon type d'homme. Je reviens tout de suite.

Caroline se lève et elle va voir son amie.

Caroline : Bonjour Flora.
Flora : Salut Caroline. Qu'est ce que tu fais ici ?
Caroline : Je pourrais te poser la même question. Figure toi que je me fais draguer par mon patron.
Flora : Par un mec, quelle horreur.
Caroline : Je vais te le présenter.

Elles avancent toutes les deux jusqu'à Jean-Luc.

Caroline : Jean-Luc, je vous présente Flora.
Jean-Luc : Enchanté.
Caroline : Je vous disais tout à l'heure que vous n'étiez pas mon type d'homme, et bien je vais vous démontrer ce qu'est mon type d'homme.

Caroline et Flora s'embrassent sur la bouche.

Caroline : Vous l'avez maintenant compris, mon type d'homme ce sont les femmes. Vous n'aviez pas l'ombre d'une chance depuis le début, à moins que vous aviez l'intention de me violer. Ce qui ne m'étonnerai pas, car votre comportement a été ignoble. Je vous laisse finir votre délicieux repas seul et pour cause, j'ai seulement faim de Flora. A lundi monsieur Gimelin.
Jean-Luc : Caroline revenez. Vous n'êtes pas sérieuse.
Caroline : Je vais coucher avec ma copine et si elle me met enceinte et qu'on ait un garçon, je vous promets qu'il s'appellera Jean-Luc.
Jean-Luc : Caroline. Vous vous foutez de moi.
Caroline : Mes respects monsieur le directeur.

Caroline et Flora s'en vont.

Jean-Luc : Caroline revenez. Caroline. Caroline.



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