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Caquetage nocturne

CAQUETAGE NOCTURNE

 

COURT METRAGE

de

Franck Laisné

 

GENRE : Comédie

 

Adresse E-mail :

contact@laisnessen.com

 

Site perso :

http://www.laisnessen.com/

 

Site asso :

http://www.compagniefrancklaisne.com/

 

PERSONNAGES :

 

Jean-Pierre BRISCARD : le policier bruyant

ANNABELLE : la copine de Briscard

COLMERT : un policier

FILLON : un autre policier

PHILIPPE : le mari d'Annabelle

PAUL : le mari de Paulette

PAULETTE : la femme de Paul

MARLENE : une invitée

LE PREFET : Monsieur RIGNAC

Mme CLEMENCEAU : une vieille voisine

ALBERT : le voisin costaud

HELENE : la femme d'Albert

ELODIE : la fille d'Albert

Mr BLASTER : le ministre de l'intérieur

SOLENNE : la femme de Briscard

Mme DUVENET : la voisine malentendante

Mr RAYNOL : un voisin en colère

 

 

Dépôt S.A.C.D. (225447)

CAQUETAGE NOCTURNE

 

 

 

INT NUIT : L'agent Briscard monte les escaliers d'un immeuble, il est habillé en tenue de policier. Il s'arrête rapidement à  un pallier et il sort juste après un tournevis de sa poche qu'il introduit dans la serrure de la porte d'entrée d'un appartement.

 

Briscard : L'important, c'est la discrétion... (Il se parle à  lui-même).

 

On entend tout à  coup, une voix-off d'une personne à¢gée qui dit ceci en parlant fort :

 

VOIX-OFF : Vous devriez avoir honte de vous déguiser en policier...

 

INT NUIT : Une vieille femme qui s'appelle Madame Clémenceau se met à  l'agresser en lui donnant de grands coups de sac à  main sur le visage.

 

Mme Clémenceau : Voyou ! Tiens, tiens et tiens !

 

INT NUIT : Un homme qui possède une corpulence assez développée monte les escaliers de l'immeuble.

 

Albert : Ah, le petit salopard ! Il ne va pas vous piquer votre sac, Madame Clémenceau. J'arrive...

 

INT NUIT : On voit Madame Clémenceau qui est filmée en gros plan en train de se battre avec Briscard.

 

Mme Clémenceau : Venez plutôt en aide à  ce malotru que je suis en train de corriger...

 

Briscard : Aïe ! Mais ! Vous me faites mal !

 

Albert : Il a voulu voler votre sac à  main ?

 

Mme Clémenceau : Comment osez-vous soupçonner ce policier d'une telle bassesse ?

 

Albert : Bah, alors ! Je ne comprends pas ?

 

Mme Clémenceau : Il est plus ambitieux que ça... Il voulait cambrioler l'appartement de Madame Martin !

 

Albert : Un voyou déguisé en flic !

 

Mme Clémenceau : Ce serait normal, si c'était un C.R.S...

 

Albert : Tu vas voir, salopard...

 

Briscard : Non, regardez !

 

INT NUIT : L'agent Briscard est filmé en gros plan, il sort sa carte de police qu'il montre à  ses deux agresseurs.

 

Mme Clémenceau : Je vois que vous avez votre diplôme de ripoux...

 

Albert : Je suis certain qu'il l'a obtenu avec mention...

 

Briscard : Mais, non ! Je viens rendre visite à  Annabelle. C'est une vieille copine...

 

Mme Clémenceau : Mais oui, c'est vrai ! J'avais du mal à  vous reconnaître sans votre képi.

 

Albert : Il vient souvent ici ?

 

Mme Clémenceau : Oui, mais toujours pendant l'absence de Monsieur Martin...

 

Albert : Ils n'ont pas l'air très copains tous les deux...

 

Mme Clémenceau : Non, il s'entend mieux avec sa femme...

 

Albert : Je suppose que Philippe n'est pas là ...

 

Mme Clémenceau : Non, il est parti faire une conférence...

 

Albert : Je vais lui en parler dès son retour...

 

Briscard : Mais, non ! Elle délire ! Elle est atteinte d'Alzheimer. Mais à  son à¢ge, c'est normal...

 

INT NUIT : On aperçoit une vieille femme, dont le prénom est celui d'Hélène filmée en train de regarder du haut de l'escalier. On ne voit que sa tête, elle est filmée de l'étage supérieur et son visage est montré en gros plan.

 

Hélène : Qui a la maladie d'Alzheimer ?

 

Briscard : C'est qui celle-là  ?

 

Albert : C'est ma femme...

 

Briscard : Ce n'est pas possible ! On dirait une gamine...

 

Albert : C'est flatteur pour Madame Clémenceau qui a dix ans de moins qu'elle...

 

Briscard : Votre femme est canon !

 

Albert : Mais ! Il les lui faut toutes !

 

INT NUIT : Albert attrape l'agent Briscard par le col et il commence à  le frapper.

 

Briscard : Ne frappez pas si fort ! Vous allez alerter Annabelle et il n'y aura plus de surprise...

 

INT NUIT : On voit Hélène qui est filmée en train de descendre les marches de l'escalier, mais on ne voit que ses jambes.

 

VOIX-OFF D'HELENE : Tu ne pas le transformer en Frankenstein ! Il  n'est pas de taille...

 

INT NUIT : On continue d'apercevoir les jambes d'Hélène dans les escaliers et l'on peut remarquer qu'elle ne porte qu'une petite culotte et un collant sexy. On voit ensuite son soutien-gorge, suivi de son visage de vieille sorcière toute poilue et on entend la voix-off de Briscard qui dit ceci :

 

VOIX-OFF DE BRISCARD : Elle est belle ! Mais son corps me paraît plus jeune que son visage...

 

Hélène : Joyeux Halloween !

 

INT NUIT : Hélène enlève son masque de sorcière et l'on aperçoit le visage d'une femme ravissante.

 

Hélène : Ha, ha, ha !

 

Briscard : C'est la Saint-Valentin aujourd'hui !

 

Hélène : Oui, mais j'adore les films d'horreur et j'ai voulu fêter Halloween...

 

Briscard : Moi aussi, j'aime bien le fantastique... C'est la Saint-Valentin des monstres amoureux !

 

Albert : Oui, mais elle est mariée avec un vampire qui aime bien le sang...

 

Briscard : Faites moins de bruit ! Avec tout le vacarme que vous faites, vous allez alerter mon amie Annabelle...

 

INT NUIT : L'agent Briscard remet la clé dans la serrure de l'appartement de sa copine.

 

Mme Clémenceau : Vous avez dit que c'est une amie ! Dans le sens de l'amitié ?

 

Briscard : Bien sà»r.

 

Mme Clémenceau : Vous êtes homosexuel ?

 

Briscard : Non, je suis normal.

 

Mme Clémenceau : Alors ! Vous êtes un menteur...

 

Briscard : Chut ! Moins de bruit ! Je suis vraiment le seul à  être discret...

 

On entend tout à  coup, le signal d'alarme qui se déclenche et qui provoque un bruit retentissant.

 

Mme Clémenceau : Ah, ça ! Pour être discret ! Vous êtes discret...

 

Albert : Heureusement qu'on n'est pas dans un cimetière, sinon on serait entouré d'une bande de  zombies...

 

Mme Clémenceau : Ah, ah, ah ! Il risque même de déranger Madame Duvenet...

 

Albert : Des zombies, c'est possible ! Mais d'alerter la vieille folle du troisième qui est sourde comme un pot, ça m'étonnerait...

 

INT NUIT : On aperçoit Madame Duvenet qui descend les escaliers en criant :

 

Mme Duvenet : C'est un miracle ! C'est un miracle !

 

Albert : Mais ! Qu'est-ce qu'il lui arrive à  celle-là  ?

 

Mme Duvenet : Vous me croirez si vous voulez, mais je viens d'entendre un léger sifflement !

 

Mme Clémenceau : Elle en a de la chance... (Elle regarde Albert).

 

Albert : Pour une fois, c'est un avantage d'être sourd...

 

INT NUIT : L'agent Briscard enlève ses chaussures.

 

Briscard : Je rentre sur la pointe des pieds, c'est plus discret...

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui pénètre dans l'appartement de son amie.

 

Mme Clémenceau : La discrétion, ça le connaît...

 

INT NUIT : On voit ensuite Annabelle qui sort la tête de son appartement.

 

Annabelle : Désolée pour le bruit ! Le signal a dà» se détraquer...

 

Mme Clémenceau : Annabelle, je voulais vous dire...

 

Annabelle : On en reparlera demain... Bonne soirée !

 

INT NUIT : On voit Annabelle qui referme la porte de son appartement derrière elle et cette jeune femme avance jusqu'à  son système électrique qu'elle débranche pour couper le bruit.

 

Annabelle : Ouf ! ça  y est...

 

INT NUIT : On aperçoit Annabelle qui avance jusqu'à  la cuisine, elle pénètre dans cette pièce en attirant la porte derrière elle. On remarque ensuite la présence de l'agent Briscard qui était caché derrière la porte.

 

Briscard : A moi de jouer...

 

INT NUIT : L'agent Briscard se met à  regarder dans le trou de la serrure.

 

Briscard : Elle ne se doute de rien... Ah, ah, ah ! (Il se frotte les mains).

INT NUIT : On aperçoit la chemise du policier qui vole, suivit de ses chaussures, de ses chaussettes, de son maillot, de son pantalon et enfin de son slip. Tous ses vêtements atterrissent près du mur de l'entrée qui est à  proximité de la cuisine. On voit la porte de cette pièce qui est filmée en gros plan pendant un court instant et on entend la voix-off de l'agent Briscard qui dit ceci :

 

VOIX-OFF DE BRISCARD : ça va être une surprise... (Il se parle à  lui-même).

 

INT NUIT : L'agent Briscard pénètre dans la cuisine et il éteint rapidement la lumière de cette pièce.

 

VOIX-OFF D'ANNABELLE : Qu'est-ce qu'il se passe ? (Cri d'étonnement et de frayeur).

 

INT NUIT : La lumière réapparaît, on voit ensuite Briscard qui saute comme un diable à  ressort près de la porte de l'entrée, il est complètement dénudé en ayant un bouquet de fleurs dans les mains.

 

Briscard : Joyeuse Saint-Valentin, ma chérie !

 

INT NUIT : On aperçoit Annabelle qui est filmée accompagnée de quelques invités et ils sont tous écroulés de rire.

 

Annabelle et les invités : Ah, ah, ah !

 

Paul : Joyeux Halloween, serait plus approprié...

 

Marlène : Ouais ! T'as vu la bête ? Il est aussi poilu qu'un loup-garou...

 

Annabelle et les invités : Ah, ah, ah !

 

Paulette : C'est qui celui-là  ?

 

Annabelle : C'est juste un ami...

 

Paulette : T'es sà»r ? Je ne voudrais pas jouer les suspicieuses, mais...

 

Marlène : Je me demande si t'es toujours fidèle à  Philippe ?

 

Paul : Je trouve que ce Monsieur est trop familier avec toi...

 

Marlène : Surtout que c'est la Saint-Valentin aujourd'hui...

 

Annabelle : Mais ! Qu'est-ce que vous n'allez pas chercher ? (Elle lève les yeux au ciel).

 

Briscard : Je vais aller me rhabiller... (Il dit cela en étant gêné).

 

Annabelle : Tu ferais bien...

 

INT NUIT : On voit l'agent Briscard qui sort de la cuisine pour aller dans l'entrée de l'appartement en courant.

Marlène : Ouaaaah ! Quel athlète !

 

Les autres : Ah, ah, ah !

 

Annabelle : Il croyait me faire une surprise...

 

Les autres : Ah, ah, ah !

 

INT NUIT : On aperçoit Briscard qui se situe dans l'entrée à  proximité du mur o๠étaient posés les vêtements. Il s'aperçoit qu'ils ont disparus,  alors il pousse un cri de stupeur :

 

Briscard : Aaaaah !

 

VOIX-OFF D'ANNABELLE : Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

 

Briscard : Au voleur ! Mes vêtements ont disparu !

 

VOIX-OFF D'ANNABELLE : Tu devrais porter plainte au commissariat...

 

Briscard : Tu veux rire ? Je viens d'arriver dans cette brigade et je n'ai pas envie d'être la risée des collègues...

 

INT NUIT : On voit Philippe (le mari d'Annabelle) qui se situe à  proximité de la fenêtre du salon, elle est grande ouverte et il tient les vêtements du policier qui sont près à  être jeté dehors. On aperçoit Briscard qui est filmé en gros plan, ce dernier pousse un cri de stupeur :

 

Briscard : Aaaaah ! Qu'est-ce que vous faîtes ?

 

Philippe : ça ne se voit pas ? Je fais le ménage...

 

Briscard : Non ! Rendez-moi ça...

 

Philippe : Il n'en est pas question !

 

INT NUIT : On voit Philippe qui jette tous les vêtements par la fenêtre.

 

Philippe : Bon débarras !

 

EXT NUIT : On aperçoit un couple de clochards qui s'abaissent pour ramasser les vêtements.

 

La clocharde : Merci, mon bon monsieur !

 

INT NUIT : On voit juste après, Philippe et l'agent Briscard qui sont filmés dans le salon.

 

Briscard : Vous allez me faire le plaisir d'aller rechercher mes vêtements ! Et plus vite que ça...

 

Philippe : Ne rêvez pas !  C'est dommage, je suis un bon sprinter...

 

Briscard : Moi aussi, je cours vite...

 

Philippe : Alors, dépêchez-vous ! Deux clochards sont en train de les dépouiller...

 

INT NUIT : L'agent Briscard est filmé en gros plan.

 

Briscard : Quoi ?

 

INT NUIT : On voit Briscard qui est filmé dans les escaliers en train de les descendre rapidement. On aperçoit juste après, Madame Clémenceau qui monte les marches de l'escalier en marchant doucement.

 

Mme Clémenceau : Oh ! Dégoà»tant personnage !

 

Briscard : Mes hommages, Chère Madame ! (Il est gêné).

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui descend en quatrième vitesse les escaliers de l'immeuble et on entend la voix-off de madame Clémenceau qui dit ceci :

 

VOIX-OFF DE MME CLEMENCEAU : Goujat !

 

EXT NUIT : On voit Briscard qui sort du hall pour se retrouver dehors et il croise un policier au bout d'un court instant.

 

Le policier : Oh, un exhibitionniste ! Vos papiers...

 

Briscard : Oui, ils sont... (Il montre du doigt ses vêtements).

 

Le policier : Dépêchez-vous !

 

EXT NUIT : L'agent Briscard avance jusqu'à  ses vêtements qui sont par terre et il cherche ses papiers.

 

Briscard : Il fait un peu frisquet, non ?

 

Le policier : Oui, surtout pour vous...

 

Briscard : Ah, les voilà  !

 

EXT NUIT : Briscard prend ses papiers, ensuite on le voit les tendre au policier.

 

Briscard : Tenez !

 

Le policier : Oh ! Un collègue ! J'en parlerai à  votre adjudant, vous pouvez me faire confiance...

 

Briscard : Au revoir, cher collègue !

 

EXT NUIT : L'agent Briscard lui tend la main, mais son collègue refuse de la serrer, ensuite il part en étant scandalisé.

 

Briscard : Quel con !

 

On entend des éclats de rire en voix-off.

 

EXT NUIT : Le visage de l'agent Briscard est filmé en gros plan pour montrer sa colère et sa stupeur.

 

VOIX-OFF D'UNE FEMME : Whaow ! Quel bel homme !

 

Briscard : Qui a osé dire ça ?

 

EXT NUIT : On voit l'immeuble qui est montré en gros plan. On constate que beaucoup de personnes sont filmées derrière leurs fenêtres, on les aperçoit en train de montrer du doigt le policier et ils rient aux éclats.

 

Briscard : A qui appartient cette voiture ?

 

EXT NUIT : On aperçoit un homme qui est filmé derrière sa fenêtre.

 

Le jeune homme : C'est la mienne !

 

Briscard : Heureux de l'apprendre...

 

EXT NUIT : L'agent Briscard est filmé en train de se baisser pour ramasser son képi qu'il met aussitôt sur la tête. Il prend ensuite son petit calepin et il commence à  le remplir.

 

Briscard : Vous n'êtes pas en règle ! Dommage pour vous...

 

VOIX-OFF DU  JEUNE HOMME : C'est un flic !

 

Briscard : Elle est mal stationnée. Et hop ! Un petit P.V., ça met de bonne humeur...

 

EXT NUIT : On aperçoit Briscard qui avance en direction d'une autre voiture.

 

Briscard : Un phare cassé ! Ce n'est pas réglementaire...

 

EXT NUIT : On voit un homme qui possède une carrure de boxeur s'approcher de Briscard, le policier s'aperçoit qu'il le regarde de travers, quand il se situe à  côté de lui.

 

Briscard : Qu'est que t'as le pédé à  me regarder comme ça ?

 

Le baraqué : Je ne suis pas homo ! Mais cette voiture, c'est la mienne...

 

Briscard : Et, alors ? Elle a un phare de cassée...

 

EXT NUIT : Le propriétaire de la voiture soulève l'agent Briscard par le col.

 

Le baraqué : T'as intérêt à  oublier ce P.V... T'as compris ?

 

Briscard : Ou-oui, ou-oui, j'ai compris... (Il bégaie).

 

EXT NUIT : Le propriétaire de l'automobile repose l'agent Briscard sur le sol.

Briscard : T'as de la chance que je sois de bonne humeur ! Sinon...

 

INT NUIT : On aperçoit une voiture de police qui roule à  vive allure en faisant fonctionner ses gyrophares.

 

Briscard : Oh, non ! Pas les flics !

 

EXT NUIT : L'agent Briscard prend ses vêtements qui étaient posés par terre, il se met à  courir à  toute vitesse. La voiture de police s'arrête, on voit deux policiers qui descendent de leur voiture et ils se mettent à  courir à  vive allure.

 

Un policier : Halte ! Police !

 

EXT NUIT : On voit Briscard qui est filmé en gros plan en train de courir, on aperçoit juste après les deux policiers qui sont lancés à  sa poursuite. On remarque que l'agent Briscard finit par pénétrer dans l'immeuble o๠habite son amie Annabelle et il claque la porte derrière lui.

 

Briscard : Vite ! (Il se parle à  lui-même).

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui monte rapidement les escaliers. On voit juste après, un homme qui descend les escaliers en ayant un sac poubelle dans les mains.

 

Briscard : Vous avez vos papiers ?

 

Le voisin : Bah, non ! Je descends la poubelle...

 

Briscard : Je recherche un dangereux malfrat. Déshabillez-vous et plus vite que ça !

 

INT NUIT : On aperçoit les deux policiers qui poursuivent Briscard dans l'immeuble o๠ce dernier s'est réfugié et ils sortent leurs armes de service.

 

Un policier : Les mains en l'air ! Police !

 

INT NUIT : On voit Briscard en compagnie du voisin, le policier est maintenant habillé, alors que l'autre homme est complètement dénudé.

 

Briscard : Quoi ! C'est seulement maintenant que vous arrivez ! Je viens d'arrêter cet exhibitionniste...

 

Le 1er policier : Désolé ! On a fait de notre mieux... Toutes mes félicitations pour votre brillante intervention !

 

Le 2ème policier : Vous aurez une promotion, je m'en occuperai personnellement... C'est quoi votre nom ?

 

Briscard : Je m'appelle Jean-Pierre Briscard. Je viens d'être promu au commissariat de la rue Lecourbe.

 

Le 2ème policier : Heureusement qu'il existe encore des policiers comme vous...

 

Briscard : Oh, merci ! Vous me gênez...

 

Le 2ème policier : Les policiers c'est comme les résistants, ce sont toujours les plus modestes qui en font le plus...

 

Briscard : Mais, non ! Mais, non ! Vous exagérez...

 

Le voisin : Salop ! Espèce d'enfoiré !

 

INT NUIT : Le voisin se jette sur Briscard juste après l'avoir insulté, mais les deux policiers interviennent, ils l'immobilisent et ils finissent par lui mettre les menottes aux poignets.

 

Le 1er policier : Toi, le malade ! Tu vas venir au poste...

 

Le voisin : Mais ! C'est cette ordure qui m'a forcé à  me déshabiller !

 

Le 2ème policier : Mais, oui ! Mais, oui ! Ils disent tous ça...

 

Le 1er policier : C'est un vrai mytho !

 

INT NUIT : On aperçoit les deux policiers qui avancent pour sortir de l'immeuble en emmenant de force le voisin.

 

Le 1er policier : Encore merci, agent Briscard !

 

Briscard : Ce n'est rien. Je n'ai fait que mon travail. Rien de plus...

 

INT NUIT : On voit Briscard qui est filmé en train de monter les escaliers de l'immeuble et il finit par arriver à  l'étage o๠habite Annabelle. Alors, le policier frappe à  la porte de son appartement. Au bout d'un court instant, on aperçoit la jeune femme qui lui ouvre la porte.

 

Annabelle : Rentre !

 

INT NUIT : On aperçoit Briscard qui pénètre dans son appartement. Ensuite, il traverse le hall en compagnie de la jeune femme et ils arrivent juste après dans le salon. On voit des invités qui sont assis et l'on peut remarquer que certains sont en train de boire, tandis que les autres verres sont posés sur la table basse.

 

Annabelle : Jean-Pierre. Est-ce que tu veux boire quelque chose ?

 

Briscard : Que me proposes tu ?

 

Annabelle : Je pense que tu vas te laisser séduire par mon calva. C'est du bon ! Crois-moi...

 

Briscard : Il est costaud ?

 

Annabelle : C'est du 70 degrés.

 

Briscard : Non, merci ! Ce ne serait pas raisonnable...

 

Paulette : Paul. Tu devrais prendre exemple sur Monsieur...

 

Briscard : Quoi ? Du 70 degrés ! Ah, ah, ah ! C'est bon pour les mauviettes... Il ne resterait pas un peu d'alcool à  90 ?

 

Annabelle : Il y en a dans l'armoire à  pharmacie.

 

Briscard : Ne bouge pas ! J'y vais...

 

INT NUIT : On aperçoit le policier qui se lève et il marche dans le salon. Il sort rapidement de cette pièce pour rejoindre la salle de bain.

 

Paul : T'as raison, Paulette ! J'ai envie de prendre exemple sur lui...

 

Paulette : Toi ! Tu n'as pas intérêt à  en boire...

 

Paul : J'ai l'impression d'être un buveur de flotte comparé à  lui...

 

Paulette : N'exagérons rien ! Je te rappelle que tu as bu trois whiskys en moins d'un quart d'heure...

 

Annabelle : Tu trouves la bouteille ? (Elle crie fort pour que Briscard l'entende dans la salle de bain).

 

VOIX-OFF DE BRISCARD : Bah, oui ! Je connais ton appart comme ma poche...

 

Philippe : Je vois que Monsieur vient pendant mon absence...

 

Annabelle : C'est un cousin éloigné ! Je t'expliquerai...

 

Philippe : Tu me prends pour un idiot ? J'ai compris, figure-toi...

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui pénètre dans le salon avec son flacon, mais il reste debout.

 

Annabelle : Jean-Pierre. Tu devrais lui dire...

 

Briscard : J'ai compris. Il faut mieux lui avouer la vérité...

 

INT NUIT : On voit le visage d'Annabelle qui est filmé en gros plan et elle fait « oui » de la tête.

 

Philippe : Comment ça ? La vérité ?

 

Briscard : Vas-y, toi ! Je n'ai pas le courage...

 

Annabelle : Bon, très bien. Tu sais, Philippe ? Je m'intéresse beaucoup aux petits tuyaux et...

 

Philippe : Et... Quoi ?

 

Annabelle : Heu... Jean-Pierre est venu pendant ton absence...

Philippe : Ah ! Le salopard !

 

Annabelle : Il a travaillé au noir...

 

Philippe : Quoi ! C'est toi la pute et c'est Monsieur qui travaille au noir...

 

Annabelle : Ecoute-moi ! Avec Jean-Pierre, on a refait toute la tuyauterie...

 

Philippe : Comment ça ? La tuyauterie ?

 

Annabelle : Bah, oui ! Comme il a été plombier, on a bricolé dans la salle de bain...

 

Philippe : Oh ! J'ai honte ! Excusez mon excès de paranoïa !

 

Briscard : Je ne sais pas si c'est pardonnable...

 

Philippe : J'ai failli vous passer un savon, alors que c'est grà¢ce à  vous, si je peux de nouveau prendre des douches... Serrons-nous la main !

 

INT NUIT : Philippe se lève et il serre la main à  l'agent Briscard.

 

Briscard : Oh, ce n'est rien ! Nous étions contents avec Annabelle de vous rendre ce petit service...

 

Annabelle : C'est le moindre que l'on puisse dire...

 

Philippe : Merci à  vos talents de bricoleurs !

 

INT NUIT : Les deux hommes se rassoient.

 

Philippe : ça fait longtemps que vous vous connaissez tous les deux ?

 

Annabelle : On s'est connu enfant, Jean-Pierre est un cousin éloigné. Mais pour moi, c'est plutôt un ami.

 

Philippe : Les amis de ma femme sont mes amis ! J'ai beaucoup de chance de connaître un fin bricoleur comme vous...

 

Briscard : Ce n'est pas grand chose...

 

Philippe : Pour vous remercier, je vais vous ramener une autre bouteille d'alcool...

 

Briscard : C'est trop gentil !

 

INT NUIT : Philippe se lève de son fauteuil, il avance et il finit par sortir du salon pour aller chercher l'alcool à  90° qui se trouve dans la salle de bains.

 

Paulette : Tu crois que Philippe se doute de quelque chose ?

 

Paul : Qu'est-ce que tu ne vas pas chercher ? Ce sont des cousins, rien de plus...

 

Paulette : Si tu le dis...

 

VOIX-OFF DE PHILIPPE : Annabelle ! (Il l'appelle avec un ton sec et autoritaire).

 

Annabelle : Oui, mon chéri d'amour ! (Elle parle avec une voix douce et soumise).

 

INT NUIT : On aperçoit Philippe revenir dans le salon, il tient dans les mains une boîte de préservatifs et il la montre en gros plan à  sa femme et aux invités :

 

Philippe : C'est quoi, ça ? (Il hurle).

 

Annabelle : Désolé ! Je n'ai pas eu le temps de faire un papier cadeau. C'est pour la Saint-Valentin...

 

Philippe : Mais ! Tu ne m'offres jamais rien d'habitude !

 

Annabelle : Tu ne vas pas m'engueuler ? Pour une fois que je fais un effort...

 

Philippe : Excuse-moi ! T'es vraiment adorable...

 

Annabelle : C'est Jean-Pierre qui a eu l'idée du cadeau.

 

Philippe : Heureusement qu'il existe celui-là  ! Notre ami consolide notre couple...

 

Annabelle : Je sais... C'est un amour !

 

Philippe : Moi aussi, j'ai un cadeau pour toi ! Je vais aller le chercher...

 

Annabelle : J'adore les surprises !

 

Philippe : Ne bouge pas ! Je reviens...

 

INT NUIT : On voit Philippe qui sort du salon et on revoit Annabelle qui est filmée en compagnie des invités.

 

Paulette : T'as de la chance que ton mari ne soit pas parano...

 

Annabelle : Bah, oui ! Sinon, il irait voir un psy...

 

INT NUIT : On aperçoit Philippe qui revient dans le salon, il tient dans les mains un cadeau, il l'apporte à  sa femme et il finit par le lui donner.

 

Annabelle : Oh, merci ! T'es un amour...

 

INT NUIT : Annabelle se lève, elle embrasse rapidement Philippe sur la bouche, elle prend son cadeau et elle s'assoit.

 

Annabelle : Je vais découvrir ce que tu m'as offert...

 

INT NUIT : Annabelle déchire le papier du cadeau, alors qu'elle est assise et l'on découvre un C.D.

 

Annabelle : Les Twinnings ! Oh, merci ! C'est mon groupe préféré...

 

Philippe : Je savais que ça aller te faire plaisir...

 

Annabelle : On l'écoute ? J'adore leur dernière chanson !

 

INT NUIT : Philippe lui prend son C.D. des mains, il avance jusqu'à  la chaîne I-FI et il le met dans le lecteur.

 

Philippe : Je vous préviens, ça déménage...

 

Paul : Je le connais ce groupe. Je plains les voisins ! Si j'étais eux, je déménagerai...

 

INT NUIT : On aperçoit juste après, Briscard qui est assis en train de boire l'alcool à  90° à  la bouteille. Le policier finit son flacon rapidement, il le jette par terre et il s'essuie ensuite la bouche.

 

Briscard : Ah ! ça fait du bien ! J'aime bien cette musique. Allez, plus fort !

 

Philippe : Je ne peux pas à  cause des voisins...

 

Briscard : Je ne veux pas le savoir !

 

INT NUIT : L'agent Briscard se lève dans le salon, il s'approche de la chaîne I-FI. Une fois qu'il est arrivé à  proximité de cet appareil, il monte le son.

 

Briscard : Et que la fête commence !

 

INT NUIT : Jean-Pierre Briscard est filmé en train de prendre la bouteille de whisky qui est posée sur la table basse, ensuite il se lève et il se met à  danser. On voit juste après, un voisin qui est filmé dans son lit et l'on remarque qu'il s'agite dans ses draps.

 

Annabelle : On devrait peut-être baisser le son ?

 

Philippe : Pourquoi ? Tu n'as pas envie de faire la fête ?

 

Annabelle : Si ! Mais j'entends rà¢ler Monsieur Raynol...

 

Philippe : Ce n'est pas surprenant. Il n'est jamais content...

 

Briscard : Je vais le calmer ! J'en fais mon affaire...

 

INT NUIT : On voit Briscard qui s'arrête de danser, il met son képi, il traverse le salon et il arrive dans l'entrée. Le policier ouvre la porte principale de l'appartement, il se retrouve dans le pallier de l'immeuble et on aperçoit Monsieur Raynol qui se trouve en face de lui.

 

Mr Raynol : Ce n'est pas bientôt finit ce vacarme ! J'aimerai bien dormir...

 

Briscard : Tu n'es pas jouasse, toi ? Qu'est-ce qui t'arrive pour gueuler comme un à¢ne ?

 

Mr Raynol : Mais ! Il m'insulte en plus ! C'est qui ce con ?

 

Briscard : Arrêtes d'hurler dans les escaliers ! On entend que toi ! Tu déranges tout le monde...

 

Mr Raynol : C'est peut-être de ma faute ?

 

Briscard : Je te conseille de te calmer vite fait, sinon je t'embarque pour tapage nocturne...

 

Mr Raynol : Celle-là , c'est la meilleure !

 

Briscard : Mets des boules « Quiès », si tu ne veux pas finir la nuit au poste...

 

Mr Raynol : C'est de l'abus de pouvoir !

 

INT NUIT : L'agent Briscard revient dans l'appartement, il referme la porte derrière lui, il finit par retourner dans le salon et il repose son képi. On voit les invités qui sont filmés en train de danser en compagnie d'Annabelle.

 

Annabelle : ça y est ? C'est arrangé ?

 

Briscard : Oui, je l'ai calmé ! Il ne dira plus rien...

 

Annabelle : Même si on monte le son ?

 

Briscard : Bien sà»r. Je vais t'en apporter la preuve...

 

INT NUIT : Le policier avance dans le salon jusqu'à  la chaîne I-FI et lorsqu'il est arrivé à  proximité, il monte le son.

 

Briscard : Ne t'inquiètes pas. Il ne risque pas de revenir...

 

On entend juste après le bruit de la sonnette qui retentit.

 

Annabelle : T'en es certain ?

 

Briscard : Oh, celui-là  ! Il commence à  m'agacer ! Je vais lui dire deux mots...

 

INT NUIT : L'agent Briscard traverse le salon, il apparaît dans l'entrée avant d'arriver en face de la porte principale de l'appartement qu'il ouvre rapidement.

 

Briscard : Tu n'es pas jouasse, toi ? Je vais t'apprendre les bonnes manières...

 

INT NUIT : Le pallier de l'étage est filmé, mais l'on ne voit personne.

 

Briscard : Tu te caches ? Tu m'as l'air bien téméraire...

 

VOIX-OFF D'UNE PETITE FILLE : Non, monsieur ! Je suis ici...

 

INT NUIT : On voit juste après, une petite fille qui se prénomme Elodie, elle est filmée en gros plan sur le pallier, juste en face de l'agent Briscard.

 

Elodie : Vous ne pourriez pas faire moins de bruit ! Vous m'empêchez de dormir...

 

Briscard : Je suppose que c'est ton père qui t'envoie ! Il ne doit pas être courageux, celui-là ...

 

Elodie : Vous n'avez pas à  dire du mal de mon papa !

 

Briscard : Je méprise les là¢ches qui envoient les petites filles parler à  leurs places...

 

VOIX-OFF D'ALBERT : Moi aussi...

 

INT NUIT : On aperçoit Albert le baraqué monter les escaliers, avant de rejoindre le pallier et il attrape le policier par le col.

 

Albert : Ah ! C'est encore toi ! Salopard...

 

Briscard : J'espère que notre petite berceuse nocturne ne vous a pas empêché de dormir...

 

Albert : Tu parles d'une berceuse ! Du hard rock à  fond la caisse à  trois heures du mat...

 

Briscard : Ce n'était qu'une petite musique de nuit...

 

Albert : Une petite musique de nuit ! Une petite musique de nuit ! (Il ronchonne). Ce n'était pas du Mozart... (Il hurle).

 

Briscard : Bon, très bien ! On va baisser le son...

 

Albert : Je te le conseille vivement...

 

INT NUIT : On voit Albert qui descend les escaliers accompagné de sa petite fille.

 

Briscard : Bonne nuit ! Faites de beaux rêves ! (Il est filmé en gros plan).

 

INT NUIT : On revoit Albert et Elodie descendrent les escaliers.

 

Albert : Trop aimable à  vous !

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard pénétrer dans l'appartement d'Annabelle.

 

Annabelle : J'espère que tu l'as calmé et qu'on va encore pouvoir s'amuser...

 

Briscard : Baissez le son ! Vous empêchez les voisins de dormir...

 

Annabelle : Tu plaisantes ?

 

INT NUIT : L'agent Briscard avance jusqu'à  la chaîne I-FI et il baisse le son de l'appareil.

 

Briscard : Non, mais ! Vous êtes malade ? C'est quoi ce raffut à  une heure pareille ?

Paulette : Il n'est pas gonflé, celui-là  !

 

Annabelle : Le traître ! Il s'est allié avec le voisin...

 

INT NUIT : On aperçoit tous les fêtards qui sont assis sur les fauteuils et sur le canapé. A l'exception d'Annabelle qui est debout et elle regarde à  la fenêtre.

 

Briscard : J'aime bien cette chanson.

 

Annabelle : Tu as de bonnes oreilles ! Moi, je n'entends rien...

 

Paulette : Il n'y a pas que les chiens qui sont sensibles à  l'ultrason...

 

Paul : C'est vrai !

 

Annabelle : ça y est ! Je vois Albert qui part bosser...

 

Briscard : T'es sà»r ?

 

Annabelle : Oui, il s'en va...

 

Philippe : On a vraiment du bol qu'il soit veilleur de nuit...

 

Briscard : On remet le son à  fond la caisse !

 

Annabelle : C'est la réouverture de notre boîte de nuit...

 

INT NUIT : Philippe est filmé à  proximité de la chaîne I-FI et on entend de nouveau le son de la musique.

 

Philippe : Ah ! C'est quand même autre chose !

 

Briscard : Allez, plus fort ! Pas de chi chi !

 

Philippe : Tu crois que je devrais monter le son ?

 

Briscard : Laisses faire l'expert !

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui s'approche de la chaîne I-FI, il remonte le son une fois qu'il est arrivé à  proximité de l'appareil et on entend la musique qui est assourdissante.

 

Briscard : Ah ! ça au moins ! C'est de la musique...

 

INT NUIT : On voit tous les invités qui dansent au milieu du salon. Quand tout à  coup, on entend le bruit de la sonnette qui retentit.

 

Briscard : Qui c'est ?

 

Annabelle : Ne bouge pas ! Je vais aller voir...

 

INT NUIT : On aperçoit Annabelle qui avance jusqu'à  l'entrée de son appartement, elle finit par ouvrir la porte et elle se trouve nez à  nez avec deux policiers.

 

Colmert : Madame. Vos voisins nous ont signalé que vous faites du tapage nocturne. Arrêtez votre musique immédiatement !

 

Fillon : Sinon, on vous embarque...

 

Annabelle : Je suis désolée ! Je vais couper le son...

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard s'approcher d'Annabelle qui est devant la porte de son appartement.

 

Briscard : Tu plaisantes ? Salut les copains ! Vous venez faire la fête avec nous ?

 

Fillon : C'est que nous sommes en service...

 

Annabelle : Ils ont sà»rement de la conscience professionnelle...

 

Briscard : Ah, ah, ah ! Elle est bien bonne, celle-là  ! On voit bien que tu ne les connais pas...

 

Colmert : Nous ne voulons pas déranger...

 

Briscard : Ne faîtes pas les timides ! Il y a trois packs de bière dans le frigo...

 

Colmert : Dans ce cas...

 

Fillon : Ce n'est pas de refus...

 

INT NUIT : On voit Fillon filmé en gros plan au milieu de la piste et il se trémousse en ayant une bouteille de bière dans les mains. On aperçoit juste après, l'agent Colmert qui est assis sur le canapé en train de fumer un joint. On distingue Marlène qui s'avance vers lui et elle s'assoit à  ses côtés.

 

Marlène : Vous fumez des joints ?

 

Colmert : Bien sà»r. C'est mieux que les cigarettes et c'est beaucoup moins cher...

 

Marlène : Moins cher que les clopes ! Vous avez sà»rement des prix dans la police ?

 

Colmert : C'est vrai. On les confisque aux délinquants...

 

Marlène : Mais ! C'est immoral !

 

Colmert : Non, c'est pour la bonne cause ! On prend soin de leur santé...

 

Marlène : Vous sacrifiez votre santé pour leur sauver la vie ! Vous êtes un héros ! (Voix ironique).

 

Colmert : N'en rajoutez pas...

 

Marlène : Tu sais que tu me plais ? T'as combien sur toi ?

 

Colmert : J'ai dix euros. On va faire un tour dans la chambre ?

 

Marlène : Tu n'es pas bien ? Si je couche avec toi pour dix sacs, je porte plainte pour viol...

 

INT NUIT : L'agent Colmert sort un billet de 50 euros de sa poche.

 

Colmert : Et celui-là  ? Il te plaît ?

 

Marlène : Tu sais être séduisant quand tu veux...

 

INT NUIT : Marlène embrasse le policier et elle se lève.       

 

Marlène : On y va ?

 

INT NUIT : Le visage de l'agent Colmert est filmé en gros plan et il fait « oui » de la tête. Le policier se lève, ils se donnent tous les deux la main et ils avancent jusqu'à  la chambre à  coucher. Ils pénètrent dans cette pièce et l'on remarque que Colmert referme la porte derrière lui (elle est filmée en gros plan pendant un court instant). Ensuite, on aperçoit Annabelle qui avance en ayant une bouteille de champagne dans les mains et elle l'a donne à  Paulette qui est assise sur un fauteuil.

 

Paulette : Merci.

 

INT NUIT : Annabelle s'assoit sur un fauteuil.

 

Annabelle : O๠est passé Colmert ?

 

Paulette : Qu'est-ce que tu dis ? (La musique est tellement forte qu'elle l'entend mal).

 

Annabelle : O๠est passé le poulet ? (Elle hurle).

 

INT NUIT : On voit la porte de la chambre à  coucher qui est filmée en gros plan et on entend les bruits de jouissance de Colmert et de Marlène.

 

Paulette : Le poulet est avec la poule dans le poulailler...

 

Annabelle : Ah, ah, ah !

 

INT NUIT : On aperçoit la porte de la chambre à  coucher filmée en gros plan et on entend la voix-off de Marlène :

 

VOIX-OFF DE MARLENE : Salaud ! (La porte de la chambre est filmée en gros plan).

 

INT NUIT : On entend ensuite le bruit d'une énorme gifle, on voit Marlène qui sort et on discerne la voix-off de l'agent Colmert :

 

VOIX-OFF DE COLMERT : Je ne le savais pas ! Je te le promets...

 

Marlène : Escroc ! Je reconnais les faux. Je devrais porter plainte pour viol...

 

INT NUIT : On voit Marlène filmée dans le salon en train de déchirer le billet en disant :

 

Marlène : Tiens ! Pour la peine...

 

Colmert : Ne le prends pas comme ça... Allez ! Viens danser !

 

Marlène : D'accord ! Mais ne recommence jamais ça...

 

Colmert : Promis...

 

INT NUIT : On aperçoit juste après, Madame Clémenceau filmé dans les escaliers en compagnie de la petite Elodie.

 

Elodie : C'est dommage que papa soit parti...

 

Mme Clémenceau : On ne risque pas de fermer l'œil de la nuit, surtout qu'ils ont du renfort avec les deux nouveaux képis...

 

Elodie : Qu'est-ce qu'on peut faire ?

 

Mme Clémenceau : Il n'y a qu'une seule chose à  faire ! Porter plainte...

 

INT NUIT : Les invités sont filmés assis en train de boire et de fumer en écoutant de la musique classique.

 

Annabelle : La musique est beaucoup trop forte ! Pense aux voisins...

 

Briscard : Toi, tu n'aimes pas le classique...

 

Annabelle : Mais, non ! C'est trop fort...

 

Briscard : Qu'est-ce que tu ne vas pas chercher ?

 

On entend tout à  coup un énorme bruit de vitres cassées.

 

Fillon : C'est une bombe !

 

Colmert : Oui, c'est un attentat !

 

INT NUIT : L'agent Fillon se lève de son fauteuil accompagné de Colmert, ils s'approchent tous les deux d'une fenêtre et l'on remarque que la vitre est cassée. On aperçoit juste après des bouts de verres qui sont filmés en gros plan pendant un court instant.

 

Fillon : Non, ce n'est rien...

 

INT NUIT : On aperçoit l'immeuble d'en face qui est filmé en gros plan et l'on remarque que les vitres sont cassées.

 

Colmert : On devrait emmener les voisins au poste pour tapage nocturne...

 

Fillon : Oui, ils font trop de bruits ! Ah, ah, ah !

 

Briscard : Je ne tiens pas à  avoir un blà¢me...

 

INT NUIT : On aperçoit la chaîne I-FI qui est filmée en gros plan. On entend la voix-off de la cantatrice qui chante :

 

Briscard : On est peut-être un peu responsable ?

 

Fillon : C'est vrai. Je ne sais pas si le chef a de l'humour...

 

Colmert : Le vitrier pourrait nous donner un sacré pourboire...

 

Fillon : T'as raison ! On fait travailler le commerce...

 

Annabelle : Je vais passer les Blues Brackers.

 

Fillon : Je ne les connais pas ceux-là  !

 

Annabelle : C'est l'occasion de les connaître...

 

INT NUIT : On voit Annabelle qui appuie sur les boutons de sa chaîne I-FI.

 

Annabelle : Ecoute ! Tu vas me dire ce que tu en penses...

 

On entend le début du C.D.

 

Annabelle : Alors ?

 

Fillon : C'est super ! C'est plutôt rythmé comme musique...

 

Annabelle : Et encore ! Ce n'est que le début...

 

On entend tout à  coup, la sonnerie retentir dans l'appartement.

 

Paulette : Les voisins n'ont pas trop l'air d'apprécier...

 

Annabelle : Ceux-là  ! (Elle lève les yeux au ciel). Ce ne sont pas des mélomanes...

 

On entend la sonnette qui retentit à  nouveau.

 

Briscard : Quoi ! Encore un emmerdeur ! Je vais l'accueillir, celui-là ...

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui avance vers la porte d'entrée de l'appartement. Ensuite, il l'ouvre brusquement et il se retrouve en face d'un gringalet sexagénaire.

 

Briscard : C'est toi qu'à  sonner ?

 

Le sexagénaire : Si cet appartement n'est pas hanté, y'a des chances...

 

Briscard : Toi, je ne te conseille pas de faire le malin... Police ! (Il sort sa carte de police et il la tend au sexagénaire). Tu as intérêt à  te calmer, si tu ne veux pas que je t'embarque...

 

Le sexagénaire : Moi aussi, je suis de la maison ! (Il sort lui aussi sa carte de police et il la tend à  son tour pour la montrer à  Briscard).

 

Briscard : Monsieur le Préfet ! (L'agent Briscard se met au garde à  vous). Enchanté de faire votre connaissance ! (Il tend la main au préfet qui refuse de la serrer).

 

INT NUIT : On aperçoit le préfet qui rentre dans l'appartement en étant énervé, alors que l'agent Briscard le suit avec un air piteux.

 

Briscard : Je suis désolé, Monsieur le Préfet...

 

Le préfet Rignac : Pas autant que moi...

 

INT NUIT : Le préfet traverse l'entrée de l'appartement et il se retrouve dans le salon.

 

Fillon : Baisser le son ! Voilà , Monsieur le Préfet...

 

INT NUIT : On entend la musique en sourdine.

 

Le préfet Rignac : Et bien ! Je vois que la police est bien représentée...

 

Colmert : Excusez-nous, Monsieur le Préfet...

 

Fillon : C'est possible que le son soit un tatillon trop fort...

 

Le préfet Rignac : Ne minimisez pas la situation ! On va régler ça...

 

Colmert : Nous sommes désolés !

 

Le préfet Rignac : Certains voisins qui habitent trois rues plus loin ont porté plainte pour tapage nocturne... Je n'avais jamais entendu un vacarme pareil !

 

Briscard : Nous sommes venu les arrêter à  cause du bruit !

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Fillon assis dans le canapé en ayant une chope de bière à  la main, alors que Colmert est assis sur un fauteuil en fumant un joint.

 

Le préfet Rignac : Vous vous foutez de ma gueule ! Vous n'êtes pas crédible...

 

INT NUIT : On voit le préfet qui traverse le salon, il se retrouve ensuite dans l'entrée et on remarque que Briscard le suit à  la trace.

 

Briscard : Monsieur le Préfet ! Excusez nous ! Je vous présente mes hommages... (Il lui fait la révérence).

 

INT NUIT : On aperçoit le préfet ouvrir la porte de l'entrée et ensuite, son visage est filmé en gros plan pendant qu'il dit ceci :

 

Le préfet Rignac : Quel crétin !

 

INT NUIT : Le préfet ouvre la porte et il part en claquant la porte.

 

Colmert : Ah ! Elle est belle la police française ! J'en parlerai à  vos supérieurs hiérarchiques. Faîtes-moi, confiance... (Il imite sa voix).

 

Les autres : Ah, ah, ah !

 

Annabelle : Whoaw ! T'imites bien sa voix de pédé ! Ah, ah, ah !

 

On entend tout à  coup, la sonnette qui retentit de nouveau dans l'appartement.

 

INT NUIT : L'agent Briscard ouvre la porte de l'entrée et il se retrouve en face du préfet.

 

Briscard : Heu-eu-eu ! Monsieur le Préfet ! Vous n'êtes pas encore parti ?

 

Le préfet Rignac : Non, pas tout a fait ! J'ai reconnu la voix de Colmert ! Sa promotion, il peut la mettre o๠je pense...

 

Briscard : Il plaisantait !

 

Le préfet Rignac : Pas moi... Dorénavant, je vous conseille de bien vous tenir !

 

Briscard : Comptez sur nous, Monsieur le Préfet...

 

Le préfet : Je vous le souhaite...

 

INT NUIT : Le préfet sort en claquant la porte.

 

Colmert : Qu'est-ce qu'il est con ! (Il murmure).

 

Briscard : Qu'est-ce que tu dis ?

 

Colmert : Qu'est-ce qu'il est con ! (Il murmure de nouveau).

 

Briscard : Parles plus fort ! Je ne comprends rien...

 

Colmert : Je ne veux pas que le préfet m'entende...

 

Briscard : Mais ! Il y a longtemps qu'il est parti. Vas-y ! Défoule-toi...

 

Colmert : Je disais... (Il parle normalement). Qu'est-ce qu'il est con ! (Il se met à  hurler de toutes ses forces).

 

EXT NUIT : On aperçoit le préfet qui est filmé en train d'ouvrir la portière de sa voiture.

 

Le préfet Rignac : Ah ! Il m'insulte, celui-là  ! Il va avoir de mes nouvelles...

 

INT NUIT : On voit les invités qui sont filmés dans l'appartement d'Annabelle.

 

Colmert : Ah ! ça fait du bien ! ça soulage...

 

Annabelle : Pour la musique, c'est fini ! Sinon, vous risqueriez d'avoir un blà¢me...

 

Briscard : Ne t'inquiètes pas ! On sait être discret...

 

INT NUIT : On aperçoit Marlène qui rentre dans le salon en ayant un air réjouit.

 

Marlène : Vous avez de la chance ! Ce n'est pas le loto, mais...

 

Briscard : Mais, quoi ?

 

Marlène : Dans l'appart dans face, je viens de voir deux mecs avec des cagoules qui essayent de fracturer la porte !

 

Briscard : C'est génial !

 

INT NUIT : On voit Briscard qui avance jusqu'à  la porte et il se met à  regarder par le trou de la serrure.

 

Fillon : Qu'est-ce qui se passe ?

 

Briscard : Chut !

 

Fillon : Vas-y ! Raconte !

 

INT NUIT : On aperçoit deux cambrioleurs portant des cagoules qui sont en train de pénétrer dans l'appartement d'en face.

 

VOIX-OFF DE BRISCARD : ça y est ! Ils sont dans l'appart !

 

INT NUIT : La caméra filme ensuite Briscard et ses amis.

 

Annabelle : Je suppose que vous allez intervenir...

 

Briscard : Tu plaisantes ? C'est beaucoup trop dangereux ! On attend qu'ils soient partis...

 

Annabelle : Je ne comprends pas ?

 

Fillon : Moi, non plus ! J'aimerais que tu m'expliques...

 

Briscard : J'ai pour habitude d'intervenir quand les cambrioleurs sont partis ! On ne prend pas de risque en volant les restes...

 

Annabelle : T'es un charognard !

 

Fillon : Ce sont peut-être tes méthodes ? Mais ce ne sont pas les miennes...

 

Colmert : T'as raison, il faut les arrêter ! On passera pour des héros...

 

Fillon : On sera pardonné de notre bavure...

 

Briscard : Tu crois ?

 

Colmert : Bien sà»r. On est obligé de prendre des risques...

 

Briscard : Bon, très bien.

 

INT NUIT : Jean-Pierre Briscard ouvre la porte de l'entrée de l'appartement et ils sortent tous les trois sur le pallier.

 

Briscard : Passez les premiers ! Je vous couvre...

 

Fillon : Ben, voyons !

 

INT NUIT : On voit l'agent Fillon qui sort son révolver, il rentre le premier dans l'appartement, suivi de Colmert et ils longent tous les deux le mur. Quand tout à  coup, les policiers se découvrent.

 

Fillon : Les mains en l'air !

 

Colmert : Et que personne ne bouge !

 

INT NUIT : On aperçoit une fenêtre qui est restée ouverte, elle est filmée en gros plan pendant un court instant.

 

Fillon : Trop tard !

 

Colmert : Dommage...

 

INT NUIT : On aperçoit l'agent Briscard qui est filmé sur le paillasson.

 

Fillon : Tu peux venir ! Ils sont partis...

 

Briscard : T'es sà»r ?

 

Fillon : Oui.

 

Briscard : T'es vraiment sà»r ?

 

Fillon : Oui, je te dis !

 

Briscard : Bon, j'arrive !

 

INT NUIT : On voit Briscard qui pénètre dans l'appartement.

 

Briscard : Regarde !

Fillon : Quoi ?

 

Briscard : T'as vu ? Ils ont oublié ce bijou !

 

Fillon : Pour des voleurs, c'est un manque de professionnalisme...

 

Briscard : Ce sont des amateurs...

 

Colmert : Je suis certain qu'ils ont laissé des choses intéressantes...

 

Fillon : Mais ! Ce n'est pas honnête...

 

Colmert : Oui, mais au prix o๠on est payé...

 

Briscard : C'est bien fait ! Ils m'ont refusé une augmentation...

 

INT NUIT : On les aperçoit tous les trois filmés dans le salon. L'agent Colmert regarde derrière un tableau, tandis que Fillon jette un oeil sous la commode. Quand à  Briscard, il fouille dans les poches d'un blouson qui est posé sur un portemanteau.

 

VOIX-OFF : Ne bougez pas ! Police !

 

INT NUIT : On voit deux policiers qui sont filmés dans l'entrée et on remarque juste après, la présence du préfet qui pénètre dans le salon.

 

Le préfet Rignac : Encore vous ?

 

Fillon : On a essayé d'attraper les voleurs ! Mais nous sommes arrivés trop tard...

 

Le préfet Rignac : Mais non ! Ce n'est pas trop tard ! La preuve...

 

INT NUIT : On aperçoit le préfet qui met sa main dans la poche du pantalon de Fillon et il en sort un bibelot.

 

Le préfet Rignac : Pour votre promotion, c'est plutôt mal parti...

 

Fillon : Je n'insiste pas pour l'avoir...

 

Le préfet Rignac : Vous êtes de fins stratèges ! Vous faisiez du vacarme dans un autre appartement pour couvrir le bruit du cambriolage ! Vos voisins ne se rendaient compte de rien...

 

Colmert : Comment avez-vous su qu'on était rentré dans cet appart ?

 

Le préfet : Une jeune femme nous a prévenus ! Il s'agit d'une certaine Annabelle Martin...

 

Briscard : J'ignorais qu'Annabelle était la cousine de Gaston Lagaffe !

 

Le préfet Rignac : Vous n'êtes qu'une bande de ripoux !

 

Briscard : Nous sommes en mission !

Fillon : Arrêtes tes conneries ! (Il met sa main sur l'épaule de Briscard).

 

Le préfet Rignac : En mission ?

 

Briscard : Oui, en mission !

 

Le préfet Rignac : Ah, ah, ah ! (Il s'arrête subitement de rire). Vous vous foutez de ma gueule ! (Il se met à  hurler).

 

Briscard : Je ne me le permettrais pas... Vous aimez la peinture ?

 

Le préfet Rignac : Oui et après ?

 

Briscard : Venez voir...

 

INT NUIT : L'agent Briscard avance en compagnie du préfet jusqu'au tableau.

 

Briscard : Vous savez que de célèbres tableaux ont été volés ?

 

Le préfet Rignac : On n'a recensé aucun vol de musées depuis longtemps...

 

Briscard : Regardez ! La Joconde ! C'est la vraie ! (On aperçoit le tableau  qui est filmé en gros plan).

 

Le préfet Rignac : Comment ça ? Je ne comprends pas ?

 

Briscard : Les experts ne croient pas que celle du Louvre soit l'authentique...

 

Fillon : Il plaisante ! (Il regarde le préfet en souriant bêtement). Mais, tais-toi ! Ce tableau est ridicule... (Il s'adresse à  Briscard).

 

Briscard : Y'a pas d'erreurs possibles ! J'ai bien rempli ma mission...

 

Le préfet Rignac : Avec moi ! ça ne marche pas...

 

Un policier : On peut quand même le faire expertiser...

 

Le préfet Rignac : Pourquoi pas ?

 

EXT NUIT : On aperçoit les trois compères qui rentrent chacun à  leur tour dans une camionnette de police en ayant les menottes au poignet.

 

Colmert : J'ignorais que tu étais un expert en peinture !

 

Fillon : On a de la chance que tu ais fait les beaux arts...

 

Briscard : Tu plaisantes ? Je n'ai aucune compétence dans ce domaine ! J'ai autant de chance que ce tableau soit la Joconde que de toucher les six numéros au loto...

 

Colmert : Non ! Ce n'est pas vrai ! (Il se tient la tête dans les mains).

EXT JOUR : Sur l'écran, il est écrit « Quelques jours plus tard ». On voit un policier qui avance vers une camionnette et une fois qu'il est arrivé à  proximité, il ouvre en grand la portière arrière du camion.

 

Un policier : Hep ! Descendez immédiatement ! Je connais quelqu'un qui voudrait vous dire deux mots et je vous préviens, il n'est pas commode...

 

Briscard : Descendez les premiers, les gars ! Je vous suis...

 

Colmert : Toujours aussi téméraire...

 

Fillon : Mais ! Ne raconte pas n'importe quoi ! Briscard est courageux, quand il envoie les autres au casse-pipe...

 

EXT JOUR : On aperçoit Fillon arriver le premier dehors, suivi de son collègue Colmert et c'est Briscard qui apparaît le dernier sous les applaudissements d'une foule en délire. On remarque la présence d'un homme qui est filmé en gros plan.

 

Mr Blaster : J'apprécie votre modestie, Monsieur Briscard ! Vous êtes sorti le dernier pour que vos collègues récoltent les fruits de votre travail...

 

Briscard : Mais ! Vous me connaissez ? Vous êtes qui ?

 

EXT JOUR : On voit Fillon qui est filmé en gros plan en se mettant la tête dans les mains et on entend beaucoup d'éclats de rire.

 

Le préfet Rignac : Comment ça ? Vous ne connaissez pas Monsieur Blaster ? C'est pourtant notre ministre de l'intérieur...

 

Briscard : Je plaisantais, Monsieur le Préfet ! (Son visage est filmé en gros plan et l'on peut remarquer qu'il est rouge tellement il est gêné).

 

Mr Blaster : L'attitude de Monsieur Briscard prouve que l'on peut travailler efficacement dans la bonne humeur...

 

Briscard : Je suis exigeant avec mes collègues, mais je ne me prends pas au sérieux...

 

Mr Blaster : C'est tout à  votre honneur ! Permettez-moi de vous décorez de cette médaille...

 

EXT JOUR : Le ministre met la légion d'honneur sur la chemise de Briscard et les deux hommes se font ensuite une accolade sous les applaudissements.

 

Mr Blaster : Le travail de l'agent Briscard n'aurait jamais abouti sans l'aide de ses collègues... Ce sont de brillants policiers qui font honneur à  la France ! Je vous décore à  votre tour agent Fillon de la légion d'honneur !

 

EXT JOUR : Le ministre met la médaille sur la chemise de Fillon et les deux hommes se font ensuite une accolade sous les applaudissements.

 

Mr Blaster : Ce n'est pas sans une certaine émotion que je vous décore à  votre tour agent Colmert...

 

EXT JOUR : Colmert est filmé en train de pleurer.

 

Colmert : Excusez-moi ! C'est l'émotion, Monsieur le Ministre...

 

Mr Blaster : C'est bien compréhensible...

 

EXT JOUR : Le ministre met la médaille sur la chemise de Colmert et les deux hommes se font ensuite une accolade sous les applaudissements. Quand tout à  coup, Colmert se met à  embrasser le ministre avec virulence.

 

Mr Blaster : Mais ! Qu'est-ce que vous faîtes ?

 

Colmert : Je vous embrasse, Monsieur le Ministre !

 

Les spectateurs : Le bisou ! Le bisou ! Etc...

 

Mr Blaster : Mais ! Arrêtez ! Je vous ordonne d'arrêter !

 

Colmert : Pas question ! Je vous aime, Monsieur le Ministre...

 

EXT JOUR : On aperçoit des journalistes qui mitraillent de photos l'embrassade entre le ministre et l'agent Colmert.

 

Mr Blaster : Quelle tentouse ! Dégagé !

 

EXT JOUR : On voit le ministre qui réussit à  se dépêtrer de Colmert en le repoussant violemment.

 

Mr Blaster : Vous allez être viré ! C'est moi qui vous le dis...

 

Colmert : Je suis désolé ! J'ai craqué...

 

INT JOUR : Sur l'écran, il est écrit : « Quelques jours plus tard ».  On voit Monsieur Blaster qui est assis derrière le bureau de son ministère en compagnie des trois policiers. Il tend un journal sur lequel on découvre en première page l'embrassade entre le ministre et l'agent Colmert qu'il repose violemment sur son bureau.

 

Mr Blaster : Autant l'attitude de Monsieur Briscard et de Monsieur Fillon a été admirable ! Autant la vôtre, agent Colmert a été ridicule ! Je vous préviens que seul un miracle pourra vous sauver...

 

INT JOUR : On entend le téléphone qui retentit, alors le ministre décroche l'appareil.

 

Mr Blaster : Allo ! Quoi ? Qui sait ? (Voix très désagréable). Ah ! C'est vous, Monsieur le Président ! (Voix très aimable). Comment ça ? Je dois démissionner ! Bon, très bien. Je repars à  Lourdes pour finir mon mandat de Maire... Mes hommages, Monsieur le Président !

 

INT JOUR : On aperçoit le ministre qui raccroche le téléphone.

 

Mr Blaster : Quel sale con, celui-là  !

 

Colmert : Alléluia ! Un miracle vient de se produire...

 

Mr Blaster : Foutez le camp, Colmert ! Je vous ai assez vu ! Foutez le camp, mais foutez le camp...

 

Colmert : J'ai l'impression qu'on dérange...

 

INT JOUR : On les voit tous les trois sortir du bureau du ministre pour se retrouver dans un couloir du ministère, mais la porte du bureau reste ouverte.

 

Colmert : Mes hommages, Monsieur le Ministre !

 

INT JOUR : L'agent Colmert referme la porte derrière lui.

 

Colmert : Quel connard, celui-là  !

 

INT NUIT : Sur l'écran, il est écrit : « Quelques semaines plus tard ». On aperçoit Solenne (l'épouse de Briscard), cette femme est debout en train d'apporter un gà¢teau à  son mari pendant que ce dernier est assis, donc sa femme lui donne sa part. On entend les invités qui chantent « Joyeux anniversaire », alors sa femme embrasse son mari sur le front.

 

Briscard : Merci, ma chérie !

 

Solenne : De rien, mon poupidou d'amour...

 

Les invités : Un discours ! Un discours ! Etc...

 

INT NUIT : Briscard se lève en ayant une coupe de champagne dans les mains.

 

Briscard : Je vais faire court. J'ai la chance d'avoir une femme formidable ! Des amis merveilleux ! Et surtout d'être né un vendredi 13...

 

INT NUIT : Solenne l'applaudit en compagnie des invités et on aperçoit Fillon qui se lève.

 

Fillon : On met un C.D. pour danser toute la nuit ?

 

Colmert : Oui, mais... On met le son à  fond ! Surtout ne sois pas timide...

 

Fillon : Ne t'inquiètes pas...

 

Briscard : Tu peux faire confiance à  Fillon ! C'est un spécialiste du caquetage nocturne...

 

INT NUIT : Les invités se mettent à  éclater de rire et on entend le bruit de la musique du C.D.

 

EXT NUIT : La caméra filme des poulets qui sont filmés en gros plan et on entend le bruit des poulets qui caquettent.

FIN



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et la saga des connexions continue...