In the bedspacial : the sleeptonote are… in the moon

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In the bedspacial : the sleeptonote are… in the moon

N° dépôt S.A.C.D. : 154385
Court-Métrage
de
Franck Laisné

Genre :

Comédie satirique



PERSONNAGES :


ARNOLD : le Liechtensteinote
SANDRA : la femme liechtensteinote
KLAUS : le 1er technicien
HANS : le 2e technicien
MICHAEL : le Liechtensteinote malchanceux
LE COLONEL FRITZ : le chef de gendarmerie
ALDRICK : le simple gendarme
GÜNTHER PAHREUR : le présentateur
WERCOR : le gendarme de l'espace
STOÏCA : la contractuelle lunéenne
GLINÏACOM : le gendarme lunéen
STORZOH : un Lunéen



On aperçoit la lune filmée dans l'espace au milieu des étoiles.

VOIX OFF : Ce film est la suite de " Un petit pas pour l'homme, un grand bond pour l'humanité ". C'est à ce jour le film de science-fiction qui a connu le plus grand triomphe cinématographique de tous les temps. C'est une immense fierté pour les studios hollywoodiens d'avoir remporté le jour de sa sortie un triomphe jamais inégalé. Ce " Chef-d'œuvre " a été programmé le 21 juillet 1969. Au départ, il était prévu que Steve Mc Queen, Yul Brunner et John Wayne tournent dans cette superproduction américaine, mais le producteur de l'époque, un certain Nixon et le co-producteur, un dénommé Johnson ont préféré faire appel à des acteurs beaucoup moins connus comme Neil Armstrong, Edwin Aldrin et Nicholas Collins pour rendre ce film beaucoup plus réaliste. Les effets spéciaux ont été une grande réussite et le truquage a été somptueusement réalisé avec un souci de la perfection tellement remarquable que beaucoup d'individus sont encore persuadés aujourd'hui qu'il s'agit d'une histoire vraie. Il faut dire que le décor lunaire est proche de la réalité, même si on ne le connaît que dans ses rêves. Grâce au savoir-faire de l'équipe qui a réalisé ce film et à l'immense fortune investie par les Américains qui étaient en pleine guerre froide pour réaliser ce " Chef-d'œuvre ", c'est-à-dire des milliards de trillions de dollars, ils ont réalisé la plus grande superproduction hollywoodienne de tous les temps. Même les Steven Spielberg, Garry Marshall et autres Coppola n'ont jamais eu des budgets comparables et pourtant ce dernier a quand même réalisé un certain Titanic, mais on ne lui a accordé qu'un budget ridicule de quelques dizaines de millions de dollars. Tous les autres films n'ont été que des bides avec des moyens financiers qui sont ridicules par rapport au triomphe de la plus grande fiction de tous les temps. Le 21 juillet 1969, ce film a réuni le jour de sa sortie des millions de téléspectateurs devant leur petit écran. Nous prenons le risque de faire une suite à ce " Chef-d'œuvre ", c'est d'autant plus remarquable que nous possédons des moyens financiers qui sont très modestes par rapport à la fortune investie en 1969 par les Américains. Nous pensons ne pas avoir autant de succès, mais nous au moins, nous avons l'honnêteté de reconnaître que ce film a été réalisé avec truquages et nous estimons nos décors tellement réalistes, qu'il ne nous a pas semblé indispensable d'aller sur la lune. Ce qui nous arrange, car nous en profitons au passage pour faire de petites économies... Toutes ressemblances avec des évènements existants ou ayant existés ne seraient que pure coïncidence. Nous sommes peut-être des menteurs, mais les Américains, eux, sont des mythomanes…


On aperçoit en extérieur jour une vieille fusée qui est dans un triste état, elle est fabriquée d'une façon très artisanale et elle est prête à faire un voyage dans l'espace.

Commentaire écrit sur l'écran : " Aéroport de Vaduz, capitale du Liechtenstein ".

Arnold : Attention ! C'est le départ.
Klaus : Tu es sûr que ça va marcher ?
Arnold : Bah, oui. Fais-moi, confiance !


On voit la fusée qui commence à s'envoler et l'on peut remarquer que son pot d'échappement fume énormément.

Klaus : Bravo, Arnold ! T'es le meilleur.
Hans : On va renouveler l'exploit des Américains.


Arnold est filmé en gros plan avec une bouteille de champagne à la main.

Arnold : Champagne ! On la débouche ?


On entend un énorme bruit de bouchon.

Arnold : Quel boucan ! Il a dû s'envoler sur la lune ce bouchon… (Il se met les doigts dans les oreilles.)
Klaus : Ce n'est pas un bruit de bouteille, Arnold...
Arnold : Alors, c'est quoi ?
Klaus : Regarde...


On aperçoit les débris de la fusée cassée en mille morceaux et le Liechtensteinote au milieu de la ferraille.

Klaus : Je ne voudrais pas être pessimiste, mais nous ne sommes pas prêts d'y aller…
Arnold : Ne t'inquiète pas. On va remettre le champagne au frais et on le savourera le jour du vrai départ.
Hans : Je ne voudrais pas dire... mais on devrait se soûler maintenant pour oublier cet échec.
Klaus : Comme ça, on serait sûr d'en boire...
Arnold : Vous osez mettre mes talents de mécaniciens de l'espace en doute...
Hans : On n'a pas dit ça, Arnold...
Klaus : Je te trouve bien parano...
Arnold : Je l'espère... Au prochain essai, notre fusée aura le vertige, quand elle regardera les avions. Vous pouvez me faire confiance. (Il fait un clin d'œil complice à Klaus.)


On aperçoit ensuite l'aéroport de Vaduz et l'on remarque la présence de plusieurs personnes aux alentours de la fusée.

Commentaire écrit sur l'écran : " Deux mois plus tard à l'aéroport de Vaduz, capitale du Liechtenstein. "

Arnold : Attention ! C'est le départ !
Klaus : T'es sûr que ça va marcher ?
Arnold : Fais confiance à l'expert.
Klaus : J'essaye... Je te rappelle que c'est notre 533e essai et que la carrosserie nous coûte très chère.
Arnold : Qu'est-ce que tu peux être radin. Grrrrrrr !
Klaus : Pauvre, Michael ! J'espère que notre Liechtensteinote est moins abîmé que d'habitude.
Arnold : Un jour il se casse un bras, un autre jour, il se casse une jambe. Il est en porcelaine…
Klaus : N'empêche qu'à la clinique c'est un habitué. Le chirurgien lui fait toujours une réduction.
Hans : C'est la moindre des choses. Michael est quand même son meilleur client.
Klaus : Ça va ?
Michael : Oh, oui ! Je vois des dizaines de petites étoiles et de gros Martiens roses.
Arnold : On dirait qu'il a bu.
Hans : Ça m'y fait penser. Il faut que je remette le champagne au frais.
Klaus : On le dégustera le jour du grand départ.
Hans : Il faut que tu progresses en mécanique, Arnold. Dans deux ans, la bouteille sera périmée…
Arnold : Encore un essai ou deux et ce sera au tour du Liechtenstein d'aller sur la lune. T'es prêt, Michael ?
Michael : Oui.


On entend la musique du film en même temps qu'on aperçoit Michael monter dans la fusée. Il tombe par terre et on le voit revenir avec un bras dans le plâtre. La fusée retombe à nouveau et il revient cette fois-ci avec un bras et une jambe dans le plâtre. La fusée tombe encore une fois et il revient avec les deux bras dans le plâtre, avec toujours avec sa jambe plâtrée. La fusée retombe encore après un essai non concluant et cette fois-ci, il a les deux bras et les deux jambes dans le plâtre. La fusée fait de nouveau une chute libre et Michael revient avec les deux jambes et les deux bras dans le plâtre. Son corps est entièrement plâtré ainsi que son visage.

Arnold : Allez ! Courage la momie ! On refait un dernier essai.
Michael : Ils étaient tranquilles au temps des pharaons. Ils n'allaient pas dans des engins spatiaux, eux…
Klaus : Je ne l'avais jamais remarqué, mais la fusée est en forme de pyramide.
Michael : Ah, ça ! Pour être un tombeau de l'espace, c'est un tombeau de l'espace.
Klaus : Allez ! Courage ! On est tous avec toi !
Michael : On voit bien que ce n'est pas toi qui monte dedans.
Klaus : Quel trouillard celui-là.
Arnold : Si ça peut te rassurer, Michael. C'est moi qui est fignolé les réglages.
Michael : J'ai encore plus peur…
Hans : Allez ! Vas-y, Michael !
Klaus : Prouve-nous que t'es un homme !
Michael : Nooooon ! (Il pousse un cri, horrifié.)
Hans : On le prend de force, les gars ?
Klaus : Bien sûr. Même Michael ne sera pas assez débile pour y retourner.


Les autres attrapent Michael et ils le mettent de force dans la fusée. Une fois qu'il est dedans, Arnold met un cadenas à la porte de l'ouverture de la fusée.

Arnold : Ça y est ! C'est enfin le grand départ.
Hans : Comment il va faire pour sortir de la fusée quand il sera arrivé sur la lune ?
Arnold : Il n'aura qu'à demander aux Lunéens d'ouvrir la porte.
Klaus : Zou ! C'est parti.


On aperçoit la fusée qui s'envole vers le ciel.

Arnold : C'est un essai concluant.
Hans : Ne dis pas ça. Ça porte malheur !
Arnold : Pourquoi ?
Hans : A chaque fois que tu te réjouis, ça devient un vrai fiasco.
Arnold : Huuuum ! Ce que tu es médisant.


La fusée est filmée en train de tomber sur le sol.

Hans : Tu vois ?
Arnold : T'as peut-être raison... Y'a sûrement un mauvais réglage.

Hans : Bah, oui ! Ta fusée a le mal de l'air.
Klaus : Elle vole moins haut qu'un cerf-volant...
Hans : Il n'y a que la terre qu'elle est capable d'explorer.
Arnold : Grrrrr ! C'est facile de critiquer. Je vais me remettre à l'ouvrage.

On entend la voix de Michael.

Michael : Ce sera sans moi...

On aperçoit Michael qui ressemble à une momie avec tous les pansements qu'il a sur le corps, ainsi que sur le visage. Il se met à courir à vive allure. Les autres lui courent après, mais ils ne le rattrapent pas. Arnold est le seul à ne pas le poursuivre.

Arnold : Je lâche les lévriers.

On aperçoit les lévriers qui sont lâchés par Arnold et à peine partis, ils courent à vive allure pour rattraper Michael. Cette scène est filmée en vitesse accélérée. On voit les chiens qui s'arrêtent de courir, ils restent assis en tirant la langue tellement ils sont essoufflés.

Hans : T'a vu comme les clébards sont essoufflés ?
Klaus : On dirait des fumeurs.
Arnold : Ils doivent fumer en cachette.
Hans : Oui, c'est possible… Mais Michael n'a pas l'air impatient de retourner dans la fusée...
Arnold : Ce n'est pas grave. Je vais bien trouver un courageux volontaire.

On aperçoit les autres qui le mitraillent du regard.

Arnold : Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? Bon, ça va. J'ai compris.
Hans : Tu mérites cet honneur ! Tu seras le premier homme à marcher sur la lune... après Tintin.
Arnold : Non, tu exagères. Il y en a eu d'autres.
Hans : Tu penses à qui ?
Arnold : Aux Dupont-Dupond et au capitaine Haddock.
Klaus : T'es sûr que tu n'oublies personne ?
Arnold : Non, je ne vois pas.

Les deux lévriers se mettent à grogner.

Arnold : Excusez-moi, les clébards. J'oubliais Milou.
Klaus : Maintenant. Tu les as tous cités.
Arnold : Je veux bien explorer la lune. Mais en charmante compagnie.
Hans : Tu connais quelqu'un d'assez bête... enfin je voulais dire… d'assez téméraire pour monter dans ta poubelle de l'espace ?

On aperçoit la fusée qui est filmée en gros plan et qui ressemble à un vieux tas de ferrailles avec des sparadraps qui sont collés sur toute la carrosserie.

Arnold : Je pense à Sandra.
Klaus : Si tu arrives à la convaincre, je me fais moine.
Arnold : J'en fais mon affaire. Enfile ta soutane.

On aperçoit la lune filmée en gros plan et l'on voit juste après, Arnold et Sandra qui sont assis à l'intérieur d'un restaurant.

Arnold : Sandra, mon amour. J'ai une petite surprise pour la Saint-Valentin.
Sandra : C'est quoi ?
Arnold : Tiens ! (Arnold lui donne un cadeau.)
Sandra : Qu'est-ce que c'est ?
Arnold : Tu verras.
Sandra : Je parie que ce sont des billets d'avion pour les Antilles. A moins, que l'on aille à Tahiti ?
Arnold : Tu seras surprise par la destination.
Sandra : Avec toi, je me méfie. Tu me promets souvent la lune.
Arnold : Je ne t'ai jamais promis d'aller là-bas.
Sandra : Encore heureux ! Sinon tu serais bon pour porter la camisole.
Arnold : Tu en fais une tête !
Sandra : C'est quoi ce billet ? (Elle le montre en gros plan et l'on remarque qu'une fusée est dessinée dessus. On aperçoit également la présence de la lune sur ce billet.)
Arnold : Devine...

On aperçoit la lune et on voit juste après Sandra qui regarde son billet.

Sandra : Tu sais ? Je connais un excellent psy. Il s'appelle...

Arnold lui met la main devant la bouche pour ne pas qu'elle finisse sa phrase.

Arnold : Viens, voir !

Arnold lui prend la main pour la faire sortir du restaurant et il l'emmène dehors en extérieur jour.

Sandra : Mais t'es cinglé ?
Arnold : Tu ne me prends pas au sérieux ?
Sandra : Mais si... Mais si... Je te crois.
Arnold : Monte dans la voiture.

Arnold et Sandra montent dans l'auto, et ils démarrent en extérieur nuit. On aperçoit ensuite en intérieur nuit, Arnold en train de chanter au volant en ayant une bouteille de schnaps dans les mains.

Arnold : Le soleil a rendez-vous avec la lune et le soleil ne l'attend pas. La, la, la... (Il chante à tue tête.)
Sandra : Arrête ! On va se faire remarquer.
Arnold : Discret comme je le suis. Ça m'étonnerait !

On aperçoit la voiture s'arrêter à un feu rouge et on voit juste après des gendarmes qui sont arrêtés au carrefour pour surveiller la circulation. Arnold met son bras dehors avec sa bouteille de schnaps dans les mains et il boit à la bouteille devant les représentants de l'ordre. Un gendarme le siffle, le feu passe au vert. Arnold redémarre, lorsqu'il est suivi par une estafette de gendarmerie.

Arnold : Tiens ! J'ai l'impression qu'on nous poursuit...
Sandra : Tu devrais t'arrêter.
Arnold : Je n'ai pas le choix.
Sandra : Je ne comprends pas. On a mis notre ceinture.
Arnold : C'est sûrement un contrôle de routine.
Sandra : Ils n'ont que ça à faire ?
Arnold : Il faut bien qu'ils s'occupent… Ne t'inquiète pas. Je suis en règle.

Arnold boit à la bouteille devant les gendarmes. L'un d'eux s'approche du conducteur.

Le colonel Fritz : Monsieur. Veuillez descendre de votre véhicule.
Arnold : Qu'est-ce que j'ai fait ?
Le colonel Fritz : Ne discutez pas. Descendez.

Arnold ouvre la portière de son automobile et il descend en extérieur nuit.

Le colonel Fritz : Vous alliez où comme ça ?
Arnold : On va jusqu'à ma fusée pour faire un p'tit tour sur la lune. On veut faire une petite croisière en amoureux.
Le gendarme Aldrick : C'est très romantique pour la Saint-Valentin…
Le colonel Fritz : Ah, bas ! Bien sûr ! Armstrong junior va me faire le plaisir de souffler dans le ballon.
Le gendarme Aldrick : Le ballon sera la planète rouge.
Le colonel Fritz : Comme ça, il ira sur Mars. Ah, ah, ah !
Le gendarme Aldrick : C'est un exploit. Surtout au mois de février. Ah, ah, ah !
Le colonel Fritz : Un petit peu rond moi, un grand bond pour finir sa nuit au trou.
Le gendarme Aldrick : Ah, ah, ah ! Elle est bonne celle-là !
Arnold : Moi. Ça ne me fait pas rire.
Le colonel Fritz : Moi, non plus ! Assez plaisanté ! Soufflez et plus vite que ça.

Le colonel Fritz donne le ballon à Arnold pour qu'il souffle dedans.

Arnold : Ça a l'air compliqué ce truc-là. Vous avez le mode d'emploi ?
Le colonel Fritz : Soufflez.

Le visage d'Arnold est filmé en gros plan en train de souffler dans le ballon, mais il n'arrive pas à le faire gonfler.

Arnold : Ça ne marche pas.
Le colonel Fritz : Faites un effort !

Arnold souffle de nouveau dans le ballon qui ne gonfle toujours pas.

Arnold : Je suis désolé. Il est en panne.

Le colonel Fritz lui arrache le ballon des mains.

Le colonel Fritz : Je vais vous prouver le contraire.

Le colonel Fritz souffle dedans et l'Alcootest devient tout rouge.

Le colonel Fritz : Vous voyez ? Je croyais qu'il était en panne… (Le gendarme lui dit ça avec ironie en le regardant avec suffisance.)
Arnold : Oui, mais… C'est normal que le rouge soit aussi écarlate après avoir soufflé dedans ?

On voit l'Alcootest, dont le rouge est très vif, filmé en gros plan. La caméra filme ensuite le gendarme Aldrick qui se retient pour ne pas pouffer de rire.

Le colonel Fritz : Ah, bah non ! Il doit être détraqué…
Arnold : Je peux repartir après une aussi brillante démonstration ?
Le colonel Fritz : Oui… Oui… Vous pouvez circuler. (Il dit cela en étant extrêmement gêné.)
Arnold : Merci.

Arnold avance jusqu'à son véhicule, il rentre à l'intérieur et l'on voit la voiture repartir en extérieur nuit. On aperçoit de nouveau les gendarmes liechtensteinotes.

Le gendarme Aldrick : Rappelez-moi, chef. C'était quand l'enterrement de votre belle-mère…
Le colonel Fritz : Bah, quoi ! C'était la semaine dernière.
Le gendarme Aldrick : Et, bien ! J'imagine le nombre de flûtes de champagne que vous avez dû vous enfiler pour être encore dans un état aussi lamentable...
Le colonel Fritz : Et bien, quoi. Des belles-mères. On en a qu'une.
Le gendarme Aldrick : Encore heureux ! Si vous étiez polygame, vous ne seriez pas souvent lucide... Ah, ah, ah !
Le colonel Fritz : Vous, ça va ! Je vous rappelle qu'un blâme est vite arrivé…
Le gendarme Aldrick : Bien, chef. (Il se met au garde à vous.)

On revoit la voiture rouler en extérieur nuit, elle s'arrête et les deux amoureux descendent de leur véhicule.

Arnold : Je vais te montrer la fusée qui va t'emmener vers la destination de tes rêves.
Sandra : Je suis déjà dans la lune… Tu me fais déjà rêver.
Arnold : Tu vas voir. Elle est ma-jes-tueu-se !
Sandra : Je n'en doute pas…

Arnold avance jusqu'au bâtiment, il ouvre la porte du hangar et ils rentrent tous les deux à l'intérieur pour se retrouver en intérieur nuit en face de l'engin.

Sandra : Ah, ah, ah !
Arnold : C'est la Rolls-Royce des fusées.
Sandra : Ah, ah, ah ! Tu sais comment on devrait l'appeler ?
Arnold : Non !
Sandra : La deudeuche de l'espace.
Arnold : Pourquoi pas ?
Sandra : Je sais bien choisir les prénoms.
Arnold : J'espère qu'on n'aura pas d'enfants…
Sandra : Quand est-ce qu'on part dans l'espace ?
Arnold : Dès l'aurore.
Sandra : Quand je vais me réveiller, le rêve va se prolonger…

On aperçoit la lune filmée en gros plan un court instant et on revoit les deux amoureux.

Arnold : Je te jure sur l'honneur d'Armstrong que je serais le premier homme à marcher sur la lune.
Sandra : C'est moins banal que Tahiti.
Arnold : C'est aussi plus exotique.
Sandra : Et, là-bas ! On ne verra pas de jolies filles à moitié dénudées.
Arnold : Les Lunéennes sont peut-être canons, elles aussi…
Sandra : Ah ! Quand on parle de lune, ça donne des envies à monsieur.
Arnold : Sandra. Je peux t'embrasser ?
Sandra : Non ! Pas après ce que tu viens de dire.
Arnold : Ah, oui ! Puisque c'est comme ça, je vais t'embrasser... de force.

Arnold embrasse Sandra sur la bouche.

Sandra : Ce baiser volé est un vrai viol…
Arnold : Ce baiser est peut-être volé, mais il nous fera voler… jusqu'à la lune.
Sandra : Whaow ! Ce que c'est romantique !

Sandra prend l'initiative d'embrasser à son tour Arnold sur la bouche et l'on revoit la lune qui est montrée en gros plan. Juste après, on aperçoit de nombreuses caméras qui filment la lune et une foule de badauds assiste à l'événement du nouveau départ sous les commentaires du présentateur de la télé du Liechtenstein un certain Günther Pahreur.

Günther Pahreur : C'est incroyable ! Et le mot est faible, croyez-moi ! Le Liechtenstein défie les Américains des années après le formidable exploit réalisé par le cosmonaute Armstrong. On va de nouveau essayer de marcher sur le sol lunaire. Grâce à une fusée appelée la deudeuche de l'espace et qui est une petite merveille de la technologie de notre pays. (On aperçoit un tas de ferraille filmé en gros plan.) Nos Liechtensteinotes rêvent d'aller sur la lune à moins qu'ils y soient déjà et que cela ne reste… qu'un rêve.

On aperçoit la fusée en gros plan qui s'apprête à décoller dans l'espace.
Ten, nine, eight, seven, six, five, four, three, two, one and zero.
La deux chevaux de l'espace décolle et elle commence son fabuleux voyage vers la lune.

Günther Pahreur : On va prouver aux Américains que nous sommes à la pointe de la technologie.

On voit la fusée qui s'envole et qui tombe à pic juste après son décollage. Elle est à deux doigts d'écraser Günther Pahreur, puis elle remonte aussitôt vers l'espace. Le présentateur est à terre et un confrère américain s'approche de lui.

Le présentateur américain : Ah, ah, ah ! It's very good stupid. I'm Armstrong is very good costaud. You K.O.
Günther Pahreur : Va manger tes hamburgers dans tes Mac-Mickey.

On aperçoit la fusée qui est filmée de l'extérieur et on la voit voler vers l'espace. On peut remarquer que le pot d'échappement fume énormément (l'équivalent d'une deux chevaux pour les voitures) et on voit ensuite le jeune couple qui est filmée à l'extérieur de l'engin spatial.

Arnold : Je suis sûr qu'ils se foutent de nous les Américains. Mais on va devenir la fierté de tout l'univers.
Sandra : Je pense comme toi et je crois même que ça ne va pas tarder.

On aperçoit une soucoupe volante qui est filmée à l'extérieur et l'on entend parler deux extraterrestres.

Un journaliste extraterrestre : Ça y est ? T'as pris la photo ?
Un photographe extraterrestre : Oui. Ça va faire un scoop.

On voit une planète rouge qui est filmée dans l'espace et il est écrit sur l'écran " en direct de Mars ". On aperçoit juste après, un journal avec la photo de la deudeuche de l'espace qui est montrée en gros plan. On voit une foule de Martiens qui marche dans la rue en ayant " Mars Magazine " dans les mains et en riant aux éclats.
Même scène sur la planète Jupiter.
Même scène sur la planète Saturne.
Même scène sur la planète Pluton.

Sandra : Je suis sûr que nous avons des groupies dans toute la galaxie.
Arnold : J'en suis sûr. Mais on doit beaucoup à la deudeuche de l'espace. Cette fusée est la fierté du Liechtenstein et grâce à elle, on ira loin…

On entend un bruit de moteur.

Sandra : Qu'est-ce qui se passe ?
Arnold : J'ai l'impression que le moteur a un petit problème…
Sandra : Oh, nooooon ! C'est pas vrai !
Arnold : Ce n'est qu'une panne. On va bien trouver un pompiste.

On voit la fusée filmée de l'extérieur et l'on entend la voix de Sandra.

Sandra : On risque d'avoir de petites difficultés pour en trouver un dans le coin…
Arnold : Ça doit bien exister pour les soucoupes volantes.

On revoit la fusée filmée de l'intérieur avec les deux Liechtensteinotes.

Arnold : J'ai une idée.
Sandra : C'est quoi ?
Arnold : J'ai du vin. On n'a qu'à en mettre à la place de l'essence et zou ! On repart !
Sandra : Mais non ! Ça va abîmer le moteur.
Arnold : Tu veux rire ? La fusée sera tellement ivre qu'elle n'y verra que du feu.
Sandra : On peut essayer. On n'a plus rien à perdre…
Arnold : Avec un expert comme moi. T'as rien à craindre…

On revoit la fusée filmée de l'extérieur en train de redémarrer et elle vole en zig-zig, car le moteur est en état d'ébriété. On voit une soucoupe volante la poursuivre et il est écrit sur l'écran " Police de l'espace ". L'engin spatial poursuit la fusée et il l'a rejoint très rapidement. Deux extraterrestres frappent à la porte de la deudeuche de l'espace, on peut remarquer la présence d'un appareil bizarre sur eux, Arnold ouvre la portière de son tas de ferraille.

Arnold : Bonjour. Tiens ! C'est quoi ce machin ?
Wercor : C'est un traducteur pour les langues galactiques. Je me présente : Je suis un gendarme de l'espace, je m'appelle Wercor et je suis Brigadier-Chef.
Arnold : Enfin ! Je ne roulais pas vite.
Wercor : Avec cette épave ! Vous auriez du mal…
Arnold : Pourquoi m'arrêtez-vous, alors ?
Wercor : Pour voir si vous n'avez pas bu trop de kérosène, enfin… je voulais dire… d'alcool.
Sandra : Vous savez, Arnold ? Quand on se fait contrôler par un Martien pour l'Alcootest, il n'est pas rare que le schnaps y soit pour quelque chose…
Arnold : Elle plaisante. Je vous assure…
Wercor : Soufflez dans le ballon.
Arnold : On dirait le colonel Fritz.
Wercor : C'est qui celui-là ?
Arnold : Une vieille connaissance…
Wercor : Ce ne serait pas un Jupiterien ?
Arnold : Non, c'est un Terrien.
Wercor : Jamais entendu parlé. Et j'en ai passé des vacances sur votre planète.
Arnold : Ah, ah, ah ! Vous connaissez peut-être Yandle ?
Wercor : Et, comment ? C'est à côté du petit village de Brischter. C'est là qu'habite Günrich.
Arnold : Quoi ! Vous connaissez la femme de Karlz ?
Wercor : Oui, enfin… Que ça reste entre nous…
Arnold : Et dire qu'on s'était foutu de sa gueule, quand il nous a raconté au bistrot que Günrich le trompait avec un petit homme vert.
Wercor : Maintenant. Soufflez dans le ballon.

Arnold souffle dans le ballon.

Arnold : Ça y est.
Wercor : C'est bon. Vous pouvez circuler. Vous allez où comme ça ?
Arnold : Sur la lune.
Wercor : Vous y êtes presque.
Arnold : Tant mieux ! Je suis un peu perdu.
Wercor : Je vous indique la route à suivre. Vous continuez tout droit jusqu'à la première météorite. Après vous tournez à gauche en direction de Mars. Ensuite, il faudra tourner deux fois à droite après la seconde météorite et il ne vous restera plus qu'à suivre l'autoroute spatiale en direction de Jupiter. Vous avez bien compris ?
Arnold : Oui… Oui… Enfin, je crois !
Wercor : C'est simple. Vous ne pouvez pas vous tromper.
Arnold : Merci. Je repars tout de suite.
Wercor : N'allez quand même pas trop vite avec votre tacot spatial. Ah, ah, ah !
Arnold : Ma fusée est plus rapide qu'elle en a l'air.
Wercor : Ah, ah, ah ! Méfiez-vous de ne pas être pris au radar pour carence de vitesse.
Arnold : Ah, ah, ah ! (Rire vexé.) Je peux partir ?
Wercor : C'est bon vous pouvez circuler. (Il salue avec son képi.)
Arnold : Au revoir.

Le gendarme de l'espace remonte dans sa soucoupe volante et il repart à vive allure. Les deux Liechtensteinotes sont filmés à l'intérieur de leur fusée.

Sandra : Ah ! Quand même ! Ils nous ont laissés repartir.
Arnold : Oui. On y va !

On aperçoit la fusée filmée de l'extérieur et il est inscrit sur l'écran " dix mille kilomètres de centièmes de secondes lumières plus loin ".

Sandra : On est presque arrivé ?
Arnold : Oui. Il ne nous reste à peine que cinq kilomètres.
Sandra : J'ai du mal à réaliser que nous arrivons sur la lune.
Arnold : Oui. Nous y sommes presque…

On aperçoit la fusée bloquée dans les embouteillages au milieu des soucoupes volantes.

Sandra : Ça fait plus de quatorze heures qu'on n'avance plus.
Arnold : Ce sont les derniers kilomètres les plus longs…
Sandra : Ça à l'air de repartir.

On aperçoit la fusée à l'écran d'un poste de télévision. On voit l'engin spatial qui est en train de se poser sur la lune et ce poste se trouve dans la vitrine d'un magasin. On entend également les commentaires du présentateur.

Günther Pahreur : Et, oui ! Chers téléspectateurs. D'ici quelques instants, l'homme va de nouveau faire un grand bond pour l'humanité. Notre Arnold National et sa co-équipière vont renouveler le formidable exploit de Neil Armstrong et d'Edwin Aldrin. C'est fabuleux !

On aperçoit des badauds qui regardent la télé devant la vitrine du magasin.

Un badaud : C'est incroyable ! Notre pays réalise le même exploit que les Américains.
Une badaude : C'est génial ! Je suis fier d'être une Liechtensteinette.

On aperçoit des extraterrestres derrière la foule de badauds qui regarde la télé.

Un Lunéen : On fait ça tous les jours. Tu parles d'un exploit !
Une femme lunéenne : Même mes parents n'étaient pas aussi fiers de mes premiers pas.
Un Lunéen : Regarde ce grand couillon. Il a au moins 35 ans et les Terriens font de lui une idole.
Une femme lunéenne : Nous n'avons pas les mêmes valeurs…
Une petite fille : Regarde papy. C'est génial ! L'homme marche sur la lune.
Un grand-père : Ah ! Ça me rappelle ma jeunesse…

On aperçoit la fusée se poser sur la lune et l'on entend les commentaires du présentateur.

Günther Pahreur : Plus de trente ans après Armstrong, l'homme marche de nouveau sur le sol lunaire. C'est un grand moment d'émotion. Allons-nous entendre une nouvelle phrase historique ? Chut ! Ecoutons…
Sandra : Tu descends le premier, Arnold ?
Arnold : Vas-y, Sandra ! Je suis trop galant.
Sandra : C'est impressionnant !
Arnold : Ne te dégonfle pas. Je préfère que tu sautes la première…
Sandra : J'ai l'impression de servir de cobaye…
Arnold : Mais, non ! Ne prends pas d'élan. Avec l'apesanteur, tu vas faire un bond de plus de dix mètres.

Sandra s'apprête à bondir et elle saute en disant :

Sandra : Un petit bond pour moi…

Sandra s'écrase sur le sol et l'on s'aperçoit qu'il n'y a aucun effet d'apesanteur sur la lune.

Arnold : Un petit bond pour la femme : une grosse gamelle et l'on se rappellera pour l'éternité. Ah, ah, ah !
Sandra : C'est ça ! Moque-toi ! Je suis quand même la première femme à avoir marché sur la lune.
Arnold : Je reconnais que cette chute est quand même plus flatteuse pour toi que de repasser les chaussettes…
Sandra : Macho ! (Elle hurle.)
Glinïacom : Dîtes-donc ! Vous ne savez pas lire ?
Sandra : Pourquoi ?
Glinïacom : La pelouse est interdite.

On voit en gros plan un panneau qui représente le drapeau américain et la lune est représentée sur l'étoffe au milieu des étoiles du drapeau. Ce panneau est barré pour signaler que c'est une interdiction.

Sandra : Je n'avais pas vu !
Glinïacom : Non ! Celui-là annonce qu'il est interdit de mentir.
Sandra : Il est où le panneau qui indique que la pelouse est interdite ?
Glinïacom : Il est là…

On voit un panneau avec de l'herbe bleue et un pied de Martien.

Sandra : Je suis désolée.

On aperçoit Stoïca la contractuelle lunéenne.

Stoïca : Hello, Glinïacom ! Je vois que j'ai un client.
Glinïacom : Salut, ma belle !
Stoïca : Monsieur. Il faut payer pour stationner sa fusée.
Arnold : Vous acceptez les euros ?
Stoïca : Et pourquoi pas les dollars pendant que vous y êtes ?
Arnold : C'est quoi votre monnaie locale ?
Stoïca : Ici, c'est le galaxo.
Arnold : C'est quoi le change avec l'euro.
Stoïca : Un centime de galaxo vaut 100 000 euros.
Arnold : J'imagine la conversion en dram arménien…
Stoïca : Vous avez dix secondes pour éviter la contredanse.
Sandra : Oui, mais pour vous régler, il faut qu'Arnold aille sur la pelouse et il faudra qu'il paye une autre amende.
Stoïca : Ne vous en faites pas ! On fait toujours des ristournes. Ça développe le tourisme.
Arnold : Ils n'imaginent pas les économies qu'ils ont fait en 1969 en ayant tourné en studio…
Sandra : Arnold ! Viens ! Le gouvernement a promis de régler tes petits imprévus.

Arnold descend de la fusée.

Arnold : Je vais réaliser un rêve de gosse en marchand sur la lune.

Arnold saute sur le sol lunaire, il se casse la figure par terre et il se fait très mal.

Arnold : Aïe ! Ouïe ! Aïe ! Qu'est-ce que je suis content d'avoir mis le pied sur la lune.
Sandra : J'ignorais que tu avais des tendances masochistes.
Arnold : Je ne suis pas maso. Je suis content d'avoir mal. Ce n'est pas la même chose.
Sandra : C'est quoi la différence ?
Arnold : Je réalise un rêve de gosse. C'est génial !
Stoïca : Vous allez maintenant régler votre contredanse.
Arnold : C'est quoi votre petit nom ?
Stoïca : Stoïca.
Arnold : Votre prénom est aussi splendide que vos yeux violets.
Stoïca : Flatteur !
Arnold : J'aime votre petit visage délicat qui ressemble à une grosse citrouille sur votre magnifique corps de pygmée.
Stoïca : Vous savez parler aux femmes…
Arnold : Je vous trouve séduisante.
Stoïca : Je suis sensible aux compliments. Pour la peine… (Elle déchire la contredanse.)
Arnold : Je peux vous offrir un verre pour vous remercier.
Stoïca : J'aime bien le rouge. Mais je suis en service…
Arnold : Vous préférez quoi ? Un bon bordeaux ou un p'tit verre de bourgogne ?
Stoïca : Non ! Mon rouge préféré, c'est l'essence.
Arnold : Sur notre planète ce sont les voitures qui en boivent…
Stoïca : C'est ridicule ! Je suppose que vous buvez du vin. Ah, ah, ah !
Glinïacom : Ah, ah, ah ! Comme les moteurs de soucoupe volante.

Stoïca regarde sa montre.

Stoïca : Oh ! J'ai du travail. A bientôt, j'espère…
Arnold : J'y compte bien. Je suis sensible à votre beauté...

Stoïca s'en va.

Sandra : Je vois que Monsieur est infidèle.
Arnold : Mais, enfin ! Elle est moche comme un pou.
Sandra : Encore heureux que tu n'as pas croisé une ravissante Tahitienne !
Arnold : Ne soit pas jalouse. Tu devrais même me dire " merci ".
Sandra : T'es pas gonflé, toi !
Arnold : Grâce à mon petit charme dévastateur… on a évité l'amende.
Sandra : Merci d'avoir draguer cette poufiasse.
Arnold : Ah, quand même ! C'est pas trop tôt.

On aperçoit le présentateur de la télévision du Liechtenstein.

Günther Pahreur : Et bien, maintenant, chers téléspectateurs, nous allons revoir les Lichtensteinotes. Je traduis pour les Américains, ce sont les cosmonautes du Liechtenstein. Et nous avons réalisé un magnifique exploit, surtout pour un petit pays comme le nôtre. Nous n'avons pas de grands studios comme à Hollywood, mais nous avons une technique spatiale qui est performante. Non seulement un homme marche en ce moment sur la lune, mais une femme est aussi en train de le faire...

On aperçoit de nouveau Sandra et Arnold.

Sandra : Je vais t'apprendre à draguer les minettes ! Pour la peine, reçois ça et encore ça ! (Sandra lui donne de grands coups de pied dans les fesses.)

On aperçoit de nouveau le présentateur de la télévision du Liechtenstein en compagnie de certains invités qui sont sur le plateau.

Un invité : Sandra vient de prouver qu'elle marche sur la lune avec tous les coups de pied qu'elle donne à Arnold. Mais cela n'a rien de comparable avec ceux que reçoivent les Américains en ce moment...
Günther Pahreur : Que voulez-vous dire par là ?
Un invité : Que la lune que l'on vient de découvrir est vraiment trop différente de celle de 1969.
Günther Pahreur : Vous pensez que les Américains n'y sont jamais allés.
Un invité : Si ! Si ! Ils y sont allés, mais seulement dans leurs rêves...
Un autre invité : Ils ont découvert la lune grâce à leur bedspacial, les sleeptonotes Américains y sont allés en dormant dans les chambres de la Nasa…

Les invités qui sont sur le plateau éclatent de rire.
On revoit nos deux terriens qui sont sur la lune.

Arnold : J'ai honte d'avoir dragué cette femme.
Sandra : Encore heureux ! Mais tu peux quand même être fier de quelque chose.
Arnold : Tu penses à quoi ?
Sandra : A la deux chevaux de l'espace. Elle est déjà la grande fierté de tout l'univers.
Arnold : Tu crois ?
Sandra : Oh, oui ! J'en suis certaine.

On aperçoit la fusée filmée en gros plan et des extraterrestres la montrent du doigt en éclatant de rire.

Un Plutonien : Ah, ah, ah ! Je ne regrette pas d'avoir fait 5 000 kilomètres d'années-lumière pour voir ce tas de ferraille.
Un Martien : Vous êtes courageux. Vous venez sûrement de Pluton ?
Un Plutonien : Oui, mais quand je vois ça. Je ne regrette pas d'être venu d'aussi loin.
Un Martien : Je vous comprends. Moi, je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi drôle que cette poubelle spatiale. Ah, ah, ah !
Un Jupiterien : Oh, la honte ! T'as vu l'engin ?
Une Jupiterienne : Ah, ah, ah ! C'est un vestige de la préhistoire.
Un Plutonien : Elle me fait bien rire. Ah, ah, ah !
Un Lunéen : Ça me console d'être revenu de vacances. (Il est tout noir.)
Un Martien : Qu'est-ce que vous êtes bronzé !
Un Lunéen : Bah, oui ! J'ai passé un petit séjour sympa sur le soleil.
Un Martien : Et bien ! Vous ne vous embêtez pas.

On revoit de nouveau Arnold et Sandra.

Sandra : Les extraterrestres doivent admirer notre technologie de pointe.
Arnold : Je suis d'accord avec toi. Tu sais, Sandra ? J'ai envie de me faire un petit plaisir.
Sandra : Lequel ?
Arnold : Un petit geste bien symbolique...

Le présentateur est de nouveau filmé en gros plan.

Günther Pahreur : Notre pays vient de rentrer dans l'histoire spatiale à la surprise générale.
Un journaliste : Revenons sur la lune, car il se passe quelque chose de très important…
Günther Pahreur : Allons-y ! Histoire de rêver encore un peu...

On revoit Arnold en compagnie de Sandra et le jeune homme plante le drapeau du Liechtenstein sur le sol lunaire.

Arnold : Quelle fierté pour le Liechtenstein !
Sandra : Arnold ! Tu es notre Armstrong national.
Storzoh : Qu'est-ce que vous faites ?
Arnold : On plante le drapeau du Liechtenstein comme l'ont fait les Américains avant nous.
Storzoh : C'est quoi leur drapeau ?

Arnold met sa main dans sa poche et il en sort la photo du drapeau américain.

Arnold : C'est ça.
Storzoh : Ah, oui ! Je connais.
Sandra : Tu vois que les Américains sont déjà venus ici.
Storzoh : Elle est bizarre cette carte spatiale. Il y a des étoiles, mais je ne vois pas de planètes.

Sandra et Arnold se jettent un regard complice.
Sandra et Arnold : Ah, ah, ah !
Sandra : Je crois que les Américains nous ont bien manipulés.
Arnold : Bouge-pas.

Arnold sort une photo d'Armstrong de sa poche.

Arnold : Vous connaissez ce monsieur ?
Storzoh : Non, je ne le connais pas.

Arnold sort une photo de la fusée Apollo de sa poche.

Arnold : Et ça ! Vous connaissez ?
Storzoh : Ah ! Bah, oui ! Quand même !
Sandra : Tu vois les Américains sont allés sur la lune.
Storzoh : C'est le cas de le dire... C'est un suppositoire !
Sandra et Arnold : Ah, ah, ah !
Sandra : D'après mes calculs, les Américains seraient venus à cet endroit précis en 1969. Ce quartier a-t'il beaucoup changé ?
Storzoh : A l'époque, cet hôtel n'était pas construit (on l'aperçoit en gros plan) et les antennes de nos cabines téléphoniques au laser étaient un peu plus grandes (on aperçoit une cabine en gros plan). Ce sont les deux changements importants.
Sandra : C'est tout ?
Storzoh : C'est déjà pas mal.
Arnold : Je n'aimerais pas être Américain à l'heure qu'il est...


On aperçoit la Maison Blanche qui est filmée en gros plan et on voit ensuite le président Américain. Ce dernier est très énervé devant le drapeau américain et il est en compagnie de l'un de ses employés.
George Bush : Vous allez me faire le plaisir d'enlever cette horreur ! Il me fait honte... (On voit le drapeau Américain en gros plan quand il lui fait cette recommandation.)
On revoit Arnold et Sandra.

Sandra : Et dire qu'ils nous ont fait rêver en 1969.
Arnold : Oui. Tout le monde est allé sur la lune sauf... Armstrong et Aldrin.

On aperçoit la terre filmée en gros plan et Arnold la montre du doigt.

Arnold : Maison ! Maison !
Sandra : Oui, Arnold ! On rentre chez nous.

On aperçoit la deudeuche de l'espace qui se déplace au milieu des étoiles dans la galaxie.
VOIX OFF : On a raison de croire en la science et de douter du surnaturel. La preuve : il a été scientifiquement prouvé que si des gens aussi simplistes que les chercheurs de la NASA réalisent une prouesse technologique aussi impressionnante que d'aller sur la lune avec un si petit cervelet... serait vraiment SURNATUREL !

FIN


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et la saga des connexions continue...