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Les avis d'Odin (d'après : " Les dits du Grand Dieu ")


Avant qu'un homme ne passe
une porte inconnue,
qu'il regarde et guette bien,
car il ignore
si ses ennemis
ne sont pas assis à l'intérieur.

Salut à l'hôte !
Un invité est là.
Où l'étranger s'assiéra-t-il ?
Il a besoin de feu,
celui qui frappe à la porte
et dont les genoux sont froids :
de la nourriture et des vêtements,
voilà ce qu'un homme doit avoir
quand il a marché sur les cimes.

Il veut de l'eau,
celui qui vient à table,
une serviette, un cordial accueil,
de bonnes manières,
s'il peut les obtenir,
et des paroles chaleureuses.

Il a besoin d'esprit,
celui qui erre au loin,
comme le temps passe chez soi !
Il est l'objet de raillerie,
celui qui ne connaît rien
et prend place avec les gens sensés.

Sur les chemins du monde,
un homme ne peut porter
meilleur fardeau que la sagesse,
qui vaut bien plus que la richesse,
dans des lieux inconnus de lui,
qui est si pauvre et dénué.

Sur les chemins du monde,
un homme ne peut porter
meilleur fardeau que la sagesse.
Mais nul fardeau
ne lui pèsera autant
que de trop fortes rasades de bière.

Pour les fils de l'homme
la bière est moins bonne
qu'ils le prétendent ;
car plus on boit,
moins on est maître
de son propre esprit.

L'homme à la tête vide
croit que tous sont ses amis,
parce qu'ils rient avec lui ;
mais il s'aperçoit
quand il va au tribunal,
qu'il a peu de défenseurs.

L'homme à la tête folle,
quand il fait des rencontres,
a raison de tenir sa langue.
Nul ne saura
qu'il ne connaît rien,
à moins qu'il ne parle beaucoup.

Laissez l'hôte passer son chemin
et ne pas trop s'attarder
au même endroit.
Il devient indésirable
celui qui s'assied longtemps
sur le banc d'un autre.

Mieux vaut une hutte
que le palais d'autrui ;
chacun est maître chez soi.
Avoir deux chèvres
et un toit pour sa tête,
vaut mieux que d'être invité.

De ses armes,
un homme ne doit s'écarter
de plus d'un pied.
Au long de la grand-route,
il ne peut compter sur personne
quand il voudra son javelot.

J'étais jeune jadis
et je cheminais seul ;
je vagabondais par monts et par vaux.
Je me sentais bien riche
quand je trouvais un ami ;
l'homme est un plaisir pour l'homme.

Sinueux est le chemin
qui mène à un faux ami,
même si sa maison est sur la grand-route.
Vers un véritable ami,
le chemin mène tout droit,
même s'il habite au loin.

Plus brûlante que le feu,
cinq jours durant,
brûle l'affection du faux ami ;
mais elle refroidit
quand vient le sixième jour,
et que tout bon vouloir a fui.

S'il en est un
en qui tu n'as pas confiance
et que tu veux en obtenir du bien,
alors parle-lui loyalement,
même si ton esprit est menteur,
et paye-lui mesure pour mesure.

Il doit se lever tôt,
celui qui veut profiter
des trésors de la vie.
Le loup fainéant
rarement gagne sa viande,
ou l'homme au lit, la bataille.

Louange le jour au crépuscule,
l'épouse à la veillée,
l'épée quand elle a servi,
la jouvencelle mariée,
la glace traversée,
la bière quand elle est bue.

Que personne ne prête foi
aux paroles d'une fille,
ni à ce que déclare une femme ;
sur une route tournoyante,
fut façonné leur cœur
et la fausseté se cache dans leur poitrine.

La vie est meilleure
que l'absence de vie.
L'homme en vie peut tout espérer.
J'ai vu les flammes du bûcher
brûler le cadavre du riche,
étendu près de ma porte.

L'homme à tête folle
croit qu'il vivra toujours,
s'il se méfie des combats ;
mais la vieillesse
ne fait pas de quartier,
même si les javelots l'ont épargné.

Les troupeaux mourront
et la parenté mourra,
et un homme lui-même doit mourir ;
mais un nom valeureux
ne mourra jamais,
ni la gloire de celui qui l'a porté.



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